Alerte au charançon rouge qui ravage les palmiers d’Israël et du sud de la France.

By |2018-12-29T10:21:14+03:00décembre 29th, 2018|Categories: FRANCE-ISRAEL, SCIENCES, TOURISME|
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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. L’Agence française nationale de sécurité sanitaire a rendu récemment un rapport rédigé par des biologistes, écologues et pathologistes. Celui-ci conclut que dans la zone méditerranéenne, l’éradication du charançon rouge qui ravage les palmiers est quasi impossible.

Ainsi, en Israël, alors que le charançon avait été neutralisé dans les vergers de palmier dattiers entre 1999 et 2004, celui-ci est revenu à la charge en 2009 à partir de sites privés qui n’avaient pas été traités et depuis il prolifère dans des proportions inquiétantes.

Pourtant des solutions existent car l’archipel des Canaries (Espagne) a mis en place des solutions qui ont obtenu des résultats exceptionnels, fruits d’une réaction très rapide, centralisée et dotée de moyens lourds. Les palmiers ont été géo-référencés, inspectés visuellement par des techniciens capables de détecter le moindre symptôme et abattus dans les 24 heures quand leur assainissement complet semblait impossible.

Dans les zones infestées, des traitements insecticides à base de benzoate d’émamectine ont été appliqués pour réduire la pression du charançon et protéger les palmiers sains, des pièges à phéromones. Mais les solutions impliquent de traiter tous les palmiers, y compris ceux qui se trouvent dans les propriétés privées.

Insecte coléoptère considéré comme nuisible et danger phytosanitaire majeur en France, le « tueur de palmier » a atteint le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen dès 1985. Il vient probablement d’Égypte et mesure environ 3 cm de long. Il produit des larves qui détruisent les vaisseaux de circulation de la sève et creusent des galeries dans le cœur. Une quarantaine d’espèces de palmiers sont attaquées, aussi bien les palmiers d’ornement, les palmiers dattiers, les palmiers huiliers que les cocotiers. La plante meurt entre 2 et 5 ans selon l’importance de l’infection. En 2017, la FAO estimait les pertes en Méditerranée à 500 millions d’euros.

 

Source : La Croix & Israël Valley

 

 

 

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