Radio J. Emission « Israël, hightech ». Start-ups les plus en vue d’Israël.

By |2018-12-03T09:20:12+00:00décembre 3rd, 2018|Categories: ECONOMIE|
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Un panorama des start-ups les plus en vue d’Israël.

1. Sciences de la vie

Nano Retina développe une rétine artificielle qui s’intègre à la structure physiologique de l’œil. Cette technologie révolutionnaire à base de nanotechnologie vise à permettre de rendre la vue à plusieurs millions de personnes aveugles du fait de maladies dégénératives de la rétine. Nano Retina a été fondée en 2009 par deux experts visionnaires de l’industrie : Yossi Gross, un entrepreneur en série, inventeur et co-fondateur de Rainbow Medical, et Jim von Ehr, un des leaders dans le domaine des nanotechnologies et fondateur et CEO de Zyvex Labs.

2. Technology, Media and Telecommunications

Ripple fournit des solutions globales de règlement financier pour permettre au monde d’échanger de la valeur, comme c’est déjà le cas pour l’information – donnant naissance à un Internet de la valeur (IoV). Les solutions Ripple réduisent le coût total du règlement en permettant aux banques d’échanger directement, instantanément et avec certitude. Les banques du monde entier se sont associées à Ripple pour améliorer leurs offres de paiement transfrontalières et pour rejoindre le réseau mondial croissant des institutions financières et des acteurs important du marché qui jettent les bases de l’Internet of Value.

3. Cortica, les yeux des voitures autonomes

La rumeur est montée en flèche. Le milliardaire Elon Musk aurait engagé des discussions avec la start-up Cortica, pépite de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond, qui permet aux véhicules autonomes de mieux appréhender leur environnement et l’identification des objets.  «C’est faux. Je n’ai jamais entendu parler de Cortica », avait tweeté le patron de Tesla, de passage en Israël, réagissant aux informations du journal Globes. Depuis sa création par Igal Raichelgauz, Karina Odinaev et Josh Zeevi en 2007, Cortica a levé 60 millions de dollars auprès d’investisseurs comme Horizon Ventures (le fonds du milliardaire de Hong Kong Li Ka-shing), le réseau social russe Mail.ru., ou Ynon Kreiz, l’ex-patron du groupe de médias Endemol.

Forte de 200 brevets, la jeune pousse a conçu des prototypes qui ont été intégrés par sept grands constructeurs automobiles, dont Volkswagen. «Nous sommes la matière grise qui se cache dans les voitures autonomes », résume son fondateur, qui se réjouit de marcher dans les pas de Mobileye, avec lequel… Tesla a un temps collaboré.

4. Flytrex Aviation, des drones longue distance

Diplômé d’ingénierie électronique de l’université de Tel-Aviv, Yariv Bash collectionne les projets futuristes. En 2010, ce fonceur de 38 ans s’est fait connaître en inscrivant une équipe israélienne à une compétition organisée par Google pour l’envoi d’un vaisseau spatial non habité sur la Lune. Après avoir officié pour le ministère de la Défense, il s’est lancé dans les drones civils.  Un secteur qui séduit de nombreux entrepreneurs d’Israël, premier exportateur mondial de drones militaires, et berceau de la technologie des appareils sans pilote. Fin 2013, il cofonde Flytrex Aviation et lance deux ans plus tard le premier drone de livraison connecté au Cloud, permettant d’envoyer et recevoir de petits paquets via une application, et disposant de 35 minutes d’autonomie.

Son coup de génie consiste à développer un engin destiné à transporter une charge utile jusqu’à une distance de 25 km, «à une époque où un drone personnel était le plus souvent conçu pour tourner autour de l’individu dans un rayon de 3 à 5 km». Dernier fait d’armes: un service de livraison de nourriture par drone lancé à l’automne dernier à Reykjavik, la capitale islandaise, en partenariat avec l’enseigne AHA.

5. SuperMeat, la viande artificielle

Commercialiser avant 2022 de la chair de poulet artificielle et exaucer ainsi les souhaits de PETA, l’ONG pour le traitement éthique des animaux? C’est le défi qu’a relevé SuperMeat, une biotech née voilà trois ans, qui compte produire du blanc de poulet, le second morceau de viande le plus populaire au monde (derrière le porc), à partir de cellules animales.  «Chaque année, 50 milliards de poulets sont tués pour notre consommation, pointe la société. Notre solution permettra de ne plus faire souffrir les volatiles. » Après avoir récolté 245000 dollars sur la plate-forme Indiegogo, SuperMeat vient de lever 3 millions de dollars auprès de l’allemand PHW, l’un des plus gros producteurs de volaille du Vieux Continent.

«Notre prototype devrait être prêt d’ici un an », confie Shir Friedman, au marketing. La société s’appuie sur les travaux de l’expert en ingénierie tissulaire Yaakov Nahmias, de l’université hébraïque de Jérusalem. En 2006, il est parvenu à reproduire artificiellement des cellules du foie humain. Le chercheur prévoit désormais de cultiver la viande de poulet en utilisant des techniques régénératives qui pèsent moins sur l’environnement que l’élevage traditionnel et coûtent moins cher. SuperMeat rêve enfin de fabriquer des produits à base de viande cultivée, sans recourir à des ingrédients d’origine animale. Une offre susceptible de convenir aux végétaliens: Tel-Aviv soigne aussi son image de vegan city!

6. Colu, l’identité numérique inviolable

Lauréate 2016 de l’observatoire français Netexplo, la start-up Colu, cofondée par Amos Meiri et David Ring, a innové en adaptant la technologie blockchain à toute une série d’actifs numériques (titres de propriété, billetterie, etc.), dans le but de rendre l’identité numérique des individus infalsifiable. Puis elle a créé un portefeuille virtuel pour monnaies locales digitales, encourageant les dépenses de proximité.  La jeune pousse totalise ainsi plus de 100 000 utilisateurs mensuels dans quatre villes d’Israël et du Royaume-Uni.

Colu a levé 50 millions de dollars auprès du fonds Aleph ou de Spark Capital, dont une ICO (Initial Coin Offering) de 20 millions réalisée en février dernier, offrant sa propre cryptomonnaie.  L’histoire de Colu, qui revendique la création de «Colored Coins », un protocole open source présenté comme la première plate-forme viable Bitcoin 2.0, a démarré bien avant la création de la start-up. «Il n’y avait rien en rayon lorsque nous avons débuté, soulignent les fondateurs. Mais tous nos employés ont servi dans des unités liées à la cryptographie dans l’armée. Israël possède un avantage évident dans la blockchain. »

Source : Nathalie Hamou (Copyrights) et IsraelValley

Les Echos (Copyrights) et IsraelValley

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