En raison des « Gema’him », Israël va t-il rejoindre la liste des paradis fiscaux?

By |2018-11-23T11:24:03+00:00novembre 23rd, 2018|Categories: ECONOMIE|
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Israël risque d’encourir des sanctions internationale s’il ne se plie pas à des mesures anti-blanchiment prévue par l’OCDE, après que le chef de la puissante commission parlementaire des Finances a déclaré qu’aucun autre débat n’aurait lieu tant que le ministère de la Justice ne prolonge pas le temps de réalisation des procédures.

Israël n’a pas fait entrer en vigueur le CRS [Common Reporting Standard ou ‘norme commune d’échange’] à la date-butoir qui était prévue en septembre.

Israël rejoint la République dominicaine, l’île de Saint Martin et Trinité-et-Tobago, qui sont des paradis fiscaux. Avec les Etats-Unis, c’est le seul pays de l’OCDE à ne pas avoir fait appliquer le CRS.Pour Moshe Gafni, issu du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah et président de la commission des finances à la Knesset, ce qui pose problème, c’est que les banques ont choisi de fermer les organismes de prêt sans intérêt chez les haredim.

Les associations de prêt gratuit – des gema’him – placées sous la supervision de bénévoles permettent aux membres de la communauté de déposer de l’argent et de bénéficier de prêts sans intérêts. Il existe des milliers de structures comme cela au sein de la communauté ultra-orthodoxe ou Haredi israélienne, forte d’un million de membres, avec des dépôts dont le total, selon un économiste, s’élèverait entre 5 milliards et des dizaines de milliards de shekels.

Les gema’him sont l’épine dorsale de la société haredi. Acronyme des mots « gemilout ‘hassadim » (actes de bonté), ils permettent à ceux qui en ont les moyens de faire des dons – en cash ou en nature – tout en permettant aux personnes défavorisées d’emprunter sans en être honteux. (Source : Times of Israël)

 

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