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« Vous qui m’avez si souvent traitée de vieille femme, permettez à la vieille femme que je suis de vous remettre un cadeau pour votre petite fille qui vient de naître », Golda Meir à Anouar El Sadate, le 20 novembre 1977, à Jérusalem, il y a 41 ans jour pour jour.

Sadate avait insisté pour rencontrer Golda Meir, l’ancien Premier ministre d’Israël, qu’il avait surnommé affectueusement « Old Lady ». Elle lui avait rétorqué qu’elle est certes vieille, mais qu’elle espère vivre assez longtemps pour être témoin de la paix. Un échange de cadeaux se fait. (Nathalie Sosna-Ofir).

Selon terrepromise.fr :
En 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate entreprend un voyage à Jérusalem. Il veut abattre le mur, un mur psychologique, entre Arabes et Israéliens. Contrairement à son prédécesseur Nasser, Sadate ne dira pas « non » à des négociations de paix entre les deux pays.

Samedi 19 novembre 1977. Aux aguets, 20 000 hommes, arme au poing, attendent sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion. L’espace aérien israélien est fermé au trafic. Seul le vol du Caire est attendu. Des drapeaux israélien et égyptien flottent au vent, pour la toute première fois.

« Bienvenue au président Sadate » est inscrit partout en arabe, en hébreu et en anglais. Le dispositif de sécurité est exceptionnel et le personnel de l’aéroport dit être prêt pour « la plus grande journée » de son histoire.

L’assistance scrute le ciel pour y déceler les lumières clignotantes du Boeing du pharaon. Tous attendent fébrilement « l’hôte le plus précieux qu’Israël ait jamais accueilli ».

À 19h, comme prévu, l’avion se pose sur la piste. L’accueil est délirant. Une fois la passerelle installée, les journalistes descendent tout excités. Certains d’entre eux, arrivés la veille, sont extrêmement surpris par l’accueil chaleureux qui leur est réservé.

Des « marhaba » se multiplient, et, dans le taxi les emmenant à leur hôtel, le chauffeur insiste pour leur faire entendre Oum Kalsoum ou Farid el-Atrache.

Sadate descend enfin, vêtu d’un costume gris clair, et salue le Premier ministre, Menahem Begin, sous les regards du président israélien Katzir. Sadate devient alors le premier président arabe à effectuer une visite officielle en Israël. Il arrive à 21h30 à Jérusalem, sous la clameur des Israéliens, pour la plupart vêtus de tous leurs habits, et entonnant des chants israéliens évoquant la paix.

Discours devant la Knesset

Le lendemain, Sadate réalise le rêve de feu le roi Fayçal d’Arabie saoudite : prier à Jérusalem. Le chef d’État égyptien a fait ses dévotions à la mosquée d’al-Aqsa le jour de la fête d’al-Adha.

Puis il visite l’église du Saint-Sépulcre, située dans la vieille ville. Enfin, il passe 40 minutes en compagnie de M. Begin, au mémorial de Yad Vachem, dédié à la mémoire des victimes juives.

Il insiste pour rencontrer Golda Meir, l’ancien Premier ministre d’Israël, qu’il surnomme affectueusement « Old Lady ». Elle lui rétorque qu’elle est certes vieille, mais qu’elle espère vivre assez longtemps pour être témoin de la paix. Un échange de cadeaux se fait.

Anouar el-Sadate, transcrit également ʼAnwar as-Sādāt (en arabe : أنور السادات ; nom complet Mohamed Anouar el-Sadate arabe : محمد أنور السادات Muḥammad ʼAnwar as-Sādāt, prononcé en arabe égyptien [mæˈħæmmæd ˈʔɑnwɑɾ essæˈdæːt]), né le et assassiné le , est un homme d’État égyptien.

Président de l’Assemblée nationale, vice-président de la République du général Gamal Abdel Nasser, il occupe les fonctions de président de la République de 1970 jusqu’à son assassinat, en 1981. Il occupe également le poste de Premier ministre par deux fois durant sa présidence. Son régime se caractérise par des pratiques autocratiques, telles que des rafles de centaines d’opposants et des persécutions contre la presse.

Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1978, conjointement avec le Premier ministre israélien Menahem Begin pour son rôle dans les accords de Camp David.

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