Le ministre israélien des Finances, Moshe Kahlon, homme clé de la coalition.

By |2018-11-20T11:30:56+03:00novembre 19th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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Avec la crise gouvernementale en Israël, sur google, il est l’homme le plus cité dans le pays. Moshe Kahlon est dans tous les esprits.

Moshe Kahlon a détenu successivement les portefeuilles de ministre des Communications (2009-2013), de ministre de la Santé et des Affaires sociales (2011-2013) et des Finances (depuis 2015). Après avoir été membre du Likoud, il fonde et dirige le parti de centre-droit Koulanou.

Kahlon est né dans le quartier de Givat Olga à Hadera de parents Juifs libyens. Il a servi au sein de l’armée israélienne de 1978 à 1986 dans le département du matériel. Après son service, il se lance dans l’importation de pièces détachées de voitures. Il étudie ensuite les sciences politiques à l’université de Haïfa, obtient un bachelor’s degree puis un Bachelor of Laws auprès du Netanya Law College.

Il siège pour la première fois à la Knesset après les élections législatives israéliennes de 2003. Durant les primaires du Likoud anticipant l’élection législative de 2006, il obtient la troisième place dans la liste des candidats à la surprise générale. Il garde son siège aux élections de 2009 après avoir été placé sixième sur la liste du Likoud et est nommé ministre des Communications le 31 mars.

Il quitte le Likoud en 2013 pour créer, l’année suivante, le parti Koulanou. Au sein de la Knesset, Kahlon présente un projet de loi visant à réduire le coût de l’électricité pour les familles modestes et mène une commission d’enquête sur les frais bancaires. Le 19 janvier 2011, après la démission d’Isaac Herzog, il est nommé ministre de la Santé et des Affaires sociales. Il le reste jusqu’au 18 mars 2013. Depuis le , il est ministre des Finances. En parallèle, entre 2016 et 2017, il est ministre de la Protection environnementale (pendant deux mois) et ministre de l’Économie et de l’Industrie (pendant cinq mois).

LE PLUS. Selon (1). Le ministre israélien des Finances, Moshe Kahlon, a déclaré samedi que le gouvernement savait pertinemment que la trêve conclue avec le Hamas à Gaza, n’obtiendrait pas le soutien populaire mais que les responsables de la sécurité ont unanimement estimé qu’il s’agissait d’une solution opportune, alors que l’Etat hébreu a été visé par plus de 500 roquettes en 48h la semaine dernière.

Dans une interview accordée à Hadashot, Kahlon a déclaré que cette décision était le fruit d’un “grand sens des responsabilités”, mais “nous savions qu’elle serait impopulaire.”

“Je ne reproche pas aux citoyens d’Israël d’être en colère, car selon les informations dont ils disposent, ils ont raison. Mais selon les notres, [et celles des membres du cabinet de sécurité, et j’ai entendu les propos du chef du Shin Bet, du chef du Mossad et du chef du renseignement militaire), ils nous a été conseillé de ne pas s’engager vers une escalade de la violence et je pense qu’il faut pencher en faveur de cette solution”, a-t-il affirmé.

La trêve conclue entre Israël et le Hamas mardi soir dernier a provoqué un tumulte au sein du gouvernement, incitant notamment le ministre de la Défense, Avigdor Liberman à démissionner mercredi.

Elle a par ailleurs suscité la colère des habitants du sud qui ont bloqué les routes et manifesté durant trois jours contre la décision du gouvernement.

Par ailleurs, le Premier ministre Benyamin Netanyahou doit notamment rencontrer Moshe Kahlon dimanche pour tenter de le convaincre de ne pas provoquer des élections anticipées pour remplacer Lieberman, alors que Kahlon s’est prononcé pour la tenue d’élections le “plus vite possible”.

“Je vais rencontrer Moshé Kahlon avant le conseil des ministre hebdomadaire dimanche pour une dernière tentative de le convaincre de ne pas faire tomber le gouvernement“, a-t-il affirmé sur son compte Twitter.

“Il ne faut pas faire tomber un gouvernement de droite. Tous les membres du Likoud souhaitent continuer à gérer l’Etat une année entière supplémentaire”, a ajouté Netanyahou.

Selon un sondage rendu public par la deuxième chaîne de télévision, 53% des Israéliens sont favorables à des élections anticipées contre 32% qui sont contre, le reste étant sans opinion.

(1) Source : i24news

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