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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. L’Autorité archéologique israélienne a présenté mercredi à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d’environ neuf mille ans et associé au développement du culte des ancêtres, coïncidant avec la sédentarisation des hommes.

L’autorité archéologique est restée vague sur les circonstances de la découverte, qui remonte selon elle à plusieurs mois. Le masque provient selon elle des environs de la colonie israélienne de Pnei Hever, en Cisjordanie.
Le masque, qui remonte au début du néolithique, a été découvert par un promeneur non nommé, a indiqué une archéologue de l’Autorité, Ronit Lupu. Il est taillé dans une pierre calcaire aux teintes roses et jaunes soigneusement travaillée et polie et des orifices ont été créés pour les yeux et des dents qui apparaissent dans la bouche. Il existait déjà une quinzaine de masques de la même époque provenant eux aussi des collines et du désert de Judée, la grande majorité dispersés dans des collections privées à travers le monde. Seuls deux d’entre eux ont un contexte archéologique clairement identifié. Des outils de silex découverts sur le site d’où provenait le masque ont permis de le dater d’environ 9.000 ans, au début de la « révolution agricole », quand les hommes cessent de vivre de la chasse et de la cueillette et se sédentarisent, pratiquant la culture et domestiquant des animaux.

Le masque arbore des trous sur les côtés et en haut et en bas, peut-être pour être portés par un individu, mais plus probablement pour être exhibé, sur un poteau par exemple, estime Ronit Lupu. « Nous pensons que ce masque relève du monde spirituel des populations du néolithique », dit-elle. La période voit un développement spectaculaire des rituels à caractère spirituel et ancestral, attesté par la découverte de figurines de forme humaine, de crânes recouverts de plâtre, et de masques de pierre, dit Omry Barzilai, chercheur cité dans un communiqué de l’Autorité.

Source : Culture box & Israël Valley

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