L’homme du jour. John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis.

By |2018-11-07T10:24:15+00:00novembre 7th, 2018|Categories: EDITORIAL|
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La Zionist Organization of America (ZOA) a décerné le prix du Défenseur d’Israël à John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis.  Le prix lui a été remis lors du dîner annuel de l’Organisation Américaine qui s’est déroulé dimanche soir à New York, en présence de Danny Danon, ambassadeur israélien aux Nations unies. John Bolton est l’un des acteurs principaux du transfert à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis en Israël.  La ZOA a également remis ce soir-là  le Prix Woo Kai Sheng du journalisme à Mark Levin, animateur de radio et de la chaîne de télévision Fox.
Le Plus.
John Robert Bolton, né le à Baltimore (Maryland), est un homme politique américain proche des néo-conservateurs, chargé de 2001 à 2005 des questions de désarmement par George W. Bush, puis ambassadeur américain aux Nations unies d’août 2005 à décembre 2006. Le 22 mars 2018, le président Donald Trump le nomme son conseiller à la sécurité nationale ; il entre en fonction le 9 avril. Il était jusqu’à cette nomination président du think tank Gatestone Institute.

John Bolton est né dans une famille baptiste modeste de la banlieue de Baltimore, dans le Maryland. Son père est sapeur-pompier. Boursier, il étudie au collège semi-militaire de McDonogh, dans le Maryland. À l’âge de 12 ans, il porte l’uniforme. À 18 ans, il signe un éditorial anti-communiste dans le journal de l’école qu’il titre « Pas de paix au Viêt Nam ». Dans les années 1970, il est diplômé en droit de l’université Yale où il milite chez les jeunes conservateurs. Avocat de profession, il rejoint les administrations républicaines à partir de 1981, où il fera notamment campagne pour que les États-Unis quittent l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ou pour obtenir l’annulation de la résolution de l’Organisation des Nations unies (ONU) mettant sur le même plan sionisme et racisme.

De 1981 à 1983, dans l’administration de Ronald Reagan, Bolton travaille pour l’agence américaine pour le développement (USAID). De 1985 à 1989, il travaille pour le ministère de la justice (DoJ). De 1989 à 1993, sous le mandat de George Bush père, il est au département d’État, chargé des relations avec les organisations internationales. En 1993, ce farouche opposant aux missions américaines de maintien de la paix, supervisées ou non par l’ONU, est un critique virulent de l’intervention humanitaire américaine en Somalie.

En 1998, au côté de Richard Perle et d’autres, il est un des signataires de la lettre du Project for the New American Century, appelant Bill Clinton au renversement de Saddam Hussein. En mai 2001, George W. Bush le nomme au département d’État chargé des questions de désarmement. Il y traitera notamment des dossiers concernant les programmes nucléaires de la Corée du Nord et de l’Iran, dont il est l’un des principaux avocats du renvoi devant le Conseil de sécurité des Nations unies, en vue de sanctions.

En 2002, John Bolton enterre le protocole de vérification de la convention sur les armes biologiques. En mai 2002, c’est lui qui signe la lettre au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, indiquant que les États-Unis renonçaient à toute participation à la Cour pénale internationale (CPI). John Bolton est également un farouche partisan de la guerre en Irak2 et du concept de guerre préventive.. Le , ce détracteur intarissable de l’ONU a été pourtant choisi comme Ambassadeur américain aux Nations unies par le président Bush, mais la confirmation de sa nomination par le Sénat s’est révélée plus difficile que prévu.

Source Media Presse
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