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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Par héritage, Adeeb Joudeh al-Husseini est le détenteur des clés du Saint Sépulcre à Jérusalem qui ont été confiées à sa famille, après la prise de la ville par l’armée de Saladin en 1187.
Mais celui-ci est maintenant accusé d’avoir vendu une maison familiale dans la vieille ville de Jérusalem à l’organisation juive Ateret Cohanim en octobre dernier.
Adeeb, 55 ans, se dit innocent des accusations portées contre lui, disant : « J’ai vendu notre maison familiale à un homme d’affaires palestinien respecté qui a été recommandé par des responsables de l’Autorité palestinienne et des dirigeants locaux ».
Les archives montrent en effet que la maison a été vendue à un banquier palestinien nommé Khaled Attari, qui a depuis disparu, mais on ne sait pas comment la maison a fini entre les mains du groupe juif.
De nombreuses voix estiment que cette vente le rend illégitime à posséder la clé et elles réclament qu’il en cède la propriété à une autre famille musulmane, ce que Abeed Joudeh al-Husseini refuse totalement. Il accuse cette autre famille homonyme d’intriguer depuis des années pour s’approprier la clé historique et d’utiliser cet incident par calcul.
Hanna Issa, chef de la Commission islamo-chrétienne de soutien à Jérusalem et aux lieux saints a indiqué qu’il n’accepterait aucun changement dans le statu quo, dans lequel les accords actuels sur la propriété ou l’administration de ces lieux saints continuent comme ils le sont depuis des décennies.
Les historiens ont beaucoup insisté sur le fait qu’une famille musulmane possède les clés de l’église chrétienne et considèrent que la situation reflète la confiance des églises dans leurs compatriotes musulmans de Jérusalem.
Les Palestiniens ont fait l’éloge d’Adeeb quand, en décembre 2017, il a refusé d’ouvrir l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem pour le vice-président américain Mike Pence
Source : Le Figaro.

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