Israël et la concurrence féroce entre nations spatiales.

By |2018-11-07T10:31:09+00:00novembre 7th, 2018|Categories: HIGH-TECH|
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La NASA va devoir compter sur la concurrence féroce d’autres nations spatiales, au premier desquelles le rival de toujours, la Russie. Israël est également actif. Selon Slate.fr : « Israël a prévu de lancer une mission lunaire depuis Cap Canaveral, en Floride, en décembre, pour alunir le 13 février 2019. Ce sera le quatrième pays à atteindre la Lune après les États-Unis, la Chine et la Russie. L’impact politique et technique de cette mission est évident puisqu’elle propulsera Israël parmi les grands. La question reste de savoir si cette expérience scientifique ne déclenchera pas une nouvelle course aux armements. Israël dispose déjà d’une large avance sur les pays arabes et sur l’Iran dans les questions nucléaires. Ces nouveaux progrès scientifiques pourraient raviver les tensions.

Selon ladepeche.fr  : « En dépit de difficultés à boucler son budget et à nouer des partenariats avec l’Inde et l’Europe, l’agence russe Rocosmos, qui ne s’est plus approchée de la Lune depuis 1976, prépare quatre missions. En 2020, l’atterrisseur Luna-Glob doit analyser les pôles lunaires ; en 2021, Luna Resours devrait cartographier la Lune ; en 2029 la mission Luna Grunt doit ramener des échantillons sur Terre. L’envoi d’un homme sur la Lune est prévu plus tard.

La Chine, nouvelle puissance spatiale, s’est quant à elle lancée dans un programme robotisé à la surface de la Lune, plus particulièrement sur la surface cachée, jamais explorée. En mai dernier, le CNSA, l’agence spatiale chinoise, a lancé Chang’e 4. Elle lancera Chang’e 5 l’année prochaine pour récupérer des échantillons avec un retour automatique sur Terre. Le programme chinois de missions habitées envisage l’envoi d’un taïkonaute sur la Lune à partir de 2030 et ambitionne d’y bâtir un «palais lunaire» baptisé Yuegong-1, c’est-à-dire une base de recherche scientifique. Le Japon, avec un atterrisseur prévu en 2021, mais aussi l’Inde qui prévoit de déployer un rover sur la face cachée de la Lune, sont aussi de la partie.

Quant à l’Europe, l’agence spatiale européenne a théorisé avec les Chinois «Moon village» : une première colonie composée de six à dix personnes (scientifiques, ingénieurs, techniciens) pourrait s’installer sur la Lune d’ici 2030. Et à terme, c’est un millier d’hommes qui pourrait fouler le sol lunaire en 2050.

Mais là où dans les années 60-70, la conquête lunaire et spatiale était pilotée par les Etats, on voit cette fois apparaître des acteurs privés, des start-up qui veulent aussi être de l’aventure. Par exemple, Astrobotic, une entreprise américaine, a annoncé qu’elle enverrait un module lunaire avec la fusée de l’United Alliance Rocket. Blue origin, prépare un alunissage pour 2023. La société japonaise Ispace a signé un contrat avec Space X pour deux missions lunaires.

Les objectifs ne sont plus là scientifiques mais bassement commerciaux, ces start-up se positionnant pour permettre l’exploitation des ressources minières de la Lune (comme l’helium-3) ou effectuer des transports Terre-Lune… »


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