Hommage au Sabich israélien élevé au rang de «nouveau falafel».

By |2018-11-20T10:41:39+00:00novembre 20th, 2018|Categories: TOURISME|
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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Le journal Libération a consacré récemment un article au sabich, mélange d’aubergines sautées, d’oeufs brunis, de pommes de terre bouillies recouvert d’ amb (chutney irakien à base de mangue vinaigrée) fourré dans une pita, ce qui en fait un des casse-croûte fétiches de la street-food locale.

Sa popularité est telle qu’on ne compte plus les articles l’élevant au rang de «nouveau falafel» : fusionné à toutes les sauces, «déconstruit» et gentrifié en bols et autres salades fièrement exportés dans les cuisines mondialisées.

Le sabich, à l’inverse du falafel ou du houmous est incontestablement israélien. Il est lié au shabbat, un plat qui dit l’exil mais aussi à l’ultramodernité speedée israélienne, dans la façon dont il s’avale sur le pouce, en ville, à moitié assis sur un banc, avant de sauter dans un bus ou retourner turbiner.

Dans les échoppes, on donne généralement le choix entre «akol» (c’est-à-dire, «de tout» dans la pita), et la découverte plus ou moins hasardeuse en pointant du doigt les différents bacs en inox débordant de salatim (salades hachées menues) et de sauces. Houmous, bien sûr, mais aussi la non moins omniprésente crème de sésame, dite tahini, qui viendront compléter le triptyque aubergine-oeufs-amba.

Le journaliste de Libération insiste sur le soin avec lequel les tenanciers du stand remplissent la pita et conseille le stand est tenu depuis quinze ans par Itzik Sapir et Danny Pe’erà l’angle des rues Frishman et Dizengoff.Sapir est convaincu que l’engouement ne retombera pas, surfant sur la vague végétarienne, à l’échelle tsunami en Israël. «Comme les Anglais mangent des oeufs et du bacon, nous, ce sera oeufs et aubergines.». Il rend hommage au véritable créateur, Sabich Halabi, né à Bagdad en 1938 et qui est arrivé en Israël à l’âge de 13 ans et qui a lancé cet aliment en 1961, avec sa femme Rinaen face de l’arrêt du bus 63 pour les chauffeurs et la file des gens attendant le bus.

Source : Libération & Israël Valley

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