« Hack du siècle » de Yahoo! Des israéliens indemnisés.

By |2018-11-27T10:47:44+00:00novembre 27th, 2018|Categories: DROIT ET FISCALITE|
Partager
Trois milliards de comptes piratés, 50 millions de dollars d’indemnités. C’est la teneur de l’accord scellé entre l’héritier de Yahoo!, Altaba, et les avocats des victimes israéliennes et américaines de l’une des plus grandes cyberattaques jamais recensées.

L’accord intervient au terme d’une plainte de deux ans, déposée à la suite de  la révélation par Yahoo! du piratage des données personnelles (noms d’utilisateurs, adresses électroniques, numéros de téléphone, date de naissance, mots de passe cryptés) de plus de 500 millions de comptes – un chiffre revu à 3 milliards par la suite .Altaba et Oath se partageront la facture

Le « hack du siècle », commis à partir de 2013 par des pirates supposés proches du Kremlin, n’a été révélé qu’en 2016 par Yahoo!.  Il avait failli compromettre le rachat du groupe par Verizon pour 4,8 milliards de dollars, et s’était finalement soldé par une remise de 350 millions de dollars pour l’opérateur.

 Dans le détail, 50 millions de dollars devraient être versés à 200 millions de personnes vivant aux Etats-Unis et en Israël, propriétaires d’un milliard de comptes entre 2012 et 2016. Altaba et Oath, la division de Verizon qui l’héberge, se partageront la facture.

Les victimes sont éligibles si elles ont subi un dommage tels qu’une usurpation d’identité, un remboursement d’impôt retardé ou un vol de donnée personnelle, sur une base de 25 dollars par heure passée à régler un problème déclenché par la cyberattaque.

Frais d’avocats

Altaba payera en outre deux ans de service de surveillance de crédit à chaque dépositaire de la plainte, et les clients premium peuvent demander un remboursement à hauteur de 25 %. Sans oublier les 37,5 millions de dollars de frais d’avocats.

L’accord reste soumis à l’approbation de la cour fédérale de San Jose, en Californie, qui examinera l’accord le 29 novembre prochain.

En avril dernier, le groupe s’était déjà vu infliger  une amende de 35 millions de dollars par la Security and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, pour avoir manqué à ses obligations d’informations auprès de ses actionnaires.

Source Les Echos

Partager

Les Articles Les Plus Lus

[carousel-horizontal-posts-content-slider-pro id=16755]

Leave A Comment