La Firme du Jour. NSO (Israël), connue pour son logiciel espion Pegasus.

By |2018-11-26T09:41:29+00:00novembre 26th, 2018|Categories: DEFENSE|
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Une société israélienne de cyber-sécurité aurait négocié un accord de plusieurs millions de dollars pour fournir à l’Arabie saoudite une technologie qui permettra au Royaume de pirater des téléphones portables et d’écouter les conversations des personnes utilisant leur appareil mobile, a rapporté dimanche Haaretz.

Les représentants du groupe NSO technologies – une entreprise connue pour son logiciel espion Pegasus basée à Herzliya – a tenu une série de réunions en 2017 à Vienne et au moins dans un pays du Golfe au cours de laquelle un contrat de 55 millions de dollars a été négocié pour fournir à l’Arabie le logiciel Pegasus 3.

Suite aux diverses réunions en Europe, les Saoudiens ont tenté d’organiser une réunion à Riyad – par l’intermédiaire de Chypre – avec un homme d’affaires israélien qui commercialise des technologies liées à la défense et qui a participé aux négociations avec NSO à Vienne.

Après que le ministère israélien de la Défense – qui supervise la vente des technologies de sécurité du pays à l’étranger – a refusé d’approuver le voyage, l’homme d’affaires en question aurait accompagné le fondateur de NSO, Shalev Hulio, pendant trois jours de réunions dans un pays du Golfe en juin 2017 au cours de laquelle les termes d’un accord ont été finalisés.

Selon Haaretz, il n’a pas été précisé si l’accord a été conclu ou non. Les négociations sont toutefois intervenues alors que Ryad exerce une sévère répression sur les dissidents depuis la prise de pouvoir du prince héritier Mohammed bin Salman en juin 2017.

Au début du mois, le lanceur d’alerte américain Edward Snowden a mis en garde les Israéliens contre les excès d’un gouvernement intrusif et des entreprises privées de surveillance, lors d’une vidéo-conférence.

Edward Snowden a également parlé du groupe NSO qui, selon des experts indépendants, a servi à des pays où la situation des droits de l’Homme est jugée mauvaise.

En septembre dernier, un groupe de recherche de l’Université de Toronto a par ailleurs déclaré qu’au moins 36 gouvernements utilisaient les services du groupe NSO.

Des infections issues du logiciel Pegasus ont été découvertes au Canada, en Grande-Bretagne, en France et au Maroc, en plus de la Turquie, du Liban, de l’Egypte, du Qatar et de Bahreïn, a indiqué Citizen Lab.

En outre, les Émirats arabes unis avaient utilisé en août le logiciel NSO pour suivre 159 membres de la famille royale qatarie.

Le groupe NSO avait pour sa part signalé « développer des produits concédés sous licence uniquement à des agences gouvernementales légitimes, dans le seul but d’enquêter sur les crimes et le terrorisme et de les prévenir ».

« Le produit ne fonctionnera pas en dehors des pays approuvés », avait indiqué la société dans un communiqué.

Source : i24 News (Copyrights)

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