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Premiers revers hier soir à la Knesset pour la coalition désormais réduite à 61 députés après le départ des 6 membres d’Israël Betenou d’Avigdor Lieberman. Un texte de loi qui prévoyait des modifications de la loi foncière présentée par la coalition est tombée à cause de l’opposition.

La coalition a donc retiré de l’ordre du jour plusieurs autres textes craignant de na pas recueillir la majorité et donc d’être humiliée. Juste avant ce vote,
la coalition avait déjà perdu quatre motions de censure à la demande de l’opposition.

La loi de fidélité à la culture, portée par la ministre Miri Regev, qui prévoit, entre autres, de ne pas subventionner des productions qui critiquent le gouvernement ou Tsahal est en danger, elle pourrait ne pas passer la 2ème et 3ème lecture car Avigdor Lieberman désormais dans l’opposition conditionne son soutien à la promotion de la Loi sur la peine de mort pour les terroristes et l’annulation de la possibilité pour les prisonniers sécuritaires de pouvoir demander, comme les autres prisonniers, une réduction d’un tiers de leur peine après en avoir effectué les 2/3. Une coalition donc fragile, qui marche sur un fil et qui va avoir du mal à tenir encore un an.

D’autant plus si Netanyahu continue à dire à droite et à faire à gauche. Car Bennett ne manquera pas de le lui faire remarquer et de le lui faire payer. Ce sera alors un échec politique fatal pour le 1er ministre qui conduira Israël inéluctablement aux urnes avant l’heure…Quant au danger évoqué par Benjamin Netanyahu dans son discours, cette raison sécuritaire pour laquelle il ne fallait pas faire tomber le gouvernement, elle serait liée aux tentatives de l’Iran de produire des missiles de précision sur le sol libanais destinés à attaquer les villes israéliennes.

Ce ne serait donc ni une guerre ni une opération militaire de grande envergure imminentes, mais un évènement susceptible de dégénérer qui nécessite, sans nul doute, l’attention, la vigilance et l’intervention d’Israël. (Nathalie Sosna-Ofir).

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