Faire l’armée en Israël ne consiste pas à crapahuter avec son fusil.

By |2018-11-09T11:07:27+00:00novembre 9th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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Israël, la terre promise ?

Loué de toutes parts et porté au pinacle, l’Etat hébreu peut se targuer de faire office de « fer de lance » de la « start-up nation » depuis déjà une dizaine d’années. Un modèle pour la France ? 6 000. C’est le nombre de jeunes pousses disséminées au sein d’un territoire dont la superficie est légèrement inférieure à celle de la Lorraine. Ce qui, rapporté à une population de 8 millions d’âmes, fait d’Israël le leader mondial en termes de start-up par habitant. Mais avant de vouloir « transposer » ce modèle à la France, il convient de prendre en compte quelques spécificités locales. Par exemple, chaque israélien doit servir dans l’armée pour au minimum une période de deux années. Et l’armée, selon l’ouvrage « Isräel, la nation start-up », paru en 2009 et signé par Dan Senor et Saul Singer, fait office d’étape presque incontournable dans le processus de création d’une start-up. « C’est de l’armée que sortent la plupart des énergies créatives du pays, c’est donc un véritable incubateur pour les start-up hightech », précisent les auteurs de ce best-seller.

« Faire l’armée en Israël ne consiste pas à crapahuter dans les montagnes avec son fusil, mais surtout apprendre à coder au niveau militaire et mener des travaux de renseignement. Tout cela pour vous dire qu’un ingénieur ou un développeur de très haut niveau en Israël peut se trouver à chaque coin de rue ou presque », appuie Nicolas Minvielle, coauteur de l’ouvrage « Accélération dans les coulisses de l’hypercroissance », également professeur à Audencia et directeur du Mastère Spécialisé Marketing Design et Création. En outre, les pouvoirs publics locaux ont depuis longtemps pris la mesure de l’importance d’une politique incitative pour permettre aux start-up de se développer dans les meilleures conditions. Un seul chiffre pour attester de cette « créativité débordante » : l’Etat hébreu investit 4,3% de son PIB dans la R&D soit près de deux fois plus que la France (« seulement » 2,2%). Sur le front géopolitique, le pays est entouré d’adversaires politiques. Un « isolement » qui a enjoint les Israéliens à regarder au-delà des frontières en s’intéressant de près aux technologies de communications. Et le « boycott arabe » a également permis à Israël de s’intéresser à des marchés plus éloignés et ainsi peaufiner sa « proposition de valeur ». Ou comment faire de ses faiblesses initiales de véritables atouts.

https://www.forbes.fr

Source : « Start-up Nation » La Marche Contrariée D’Emmanuel Macron

– Journaliste

Journaliste / Chef de rubrique Politique-Economie-Finances

 

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