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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Depuis la Révolution française, les relations en France entre l’Etat et la religion constituent un sujet délicat et qui est toujours régi par la loi concernant la séparation des Églises et de l’État, adoptée en 1905 qui prend parti en faveur d’une laïcité sans excès et qui, à l’époque, a été approuvée par les juifs français.

Ses deux premiers articles sont clairs :

Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes».

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.»

Cette loi n’a jamais été remise en cause et la France est définie comme République laïque par l’article premier de la Constitution de 1958, mais la montée de l’islamisme a contraint les gouvernements successifs à apporter des ajustements, notamment en 2003 en ce qui concerne le port de signes religieux ostensibles à l’école.

Après Nicolas Sarkozy qui s’était exprimé en 2004 sur une possible modification de la loi pour proposer de donner à l’État les moyens de pouvoir contrôler efficacement le financement des cultes, et de libérer le culte musulman français de la tutelle de pays étrangers, Emmanuel Macron à son tour, réfléchit à des changements sur les questions du statut des imams, la transparence desfinancements, la démocratisation de l’organisme de représentation, ou encore la lutte contre la radicalisation.

Le dévoilement du projet est maintenant prévu pour le premier trimestre 2019, mais politiquement, le dossier est miné : toucher à la loi de 1905, c’est prendre le risque de raviver les querelles autour de la laïcité, toujours prêtes à s’enflammer. Mais le chef de l’Etat ne veut plus temporiser. Le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner a reçu les représentants du judaïsme, mardi 20 novembre, et ceux du CFCM le  jeudi 22 novembre. Mardi 27 novembre, il rencontrera les protestants. Une annonce importante va donc bientôt se faire.

Source : Le Monde & israël Valley

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