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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. La semaine dernière, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a posé la première pierre du premier réacteur de recherche nucléaire du royaume saoudien.

Selon l’agence officielle SPA, le réacteur de recherche figure parmi sept projets lancés par le prince héritier lors d’une visite à la Cité des sciences de Riyad.

L’héritier des Saoud n’a pas présenté de programme nucléaire militaire. Cependant, en mars dernier, MBS avait clairement exprimé son souhait de développer un programme nucléaire militaire si l’Iran venait à en développer un. Cependant, le prince héritier avait alors insisté sur le fait que l’Arabie ne souhaitait pas obtenir une telle arme, cette situation exceptée.

L’Arabie saoudite avait également fait part de son opposition à l’accord international sur le programme nucléaire iranien et salué sa remise en cause par Donald Trump.

Afin de préparer l’inévitable baisse de la production de pétrole du pays, le royaume compte aujourd’hui construire d’ici 2032 des structures permettant de générer 17,6 gigawatts d’électricité nucléaire. Il s’agit de l’équivalent de 17 centrales nucléaires.
Parmi les autres projets, on compte une usine de désalinisation de l’eau de mer, un laboratoire d’étude génétique, une entreprise de construction d’avions et des projets en énergie renouvelable.

Des sénateurs américains ont demandé au président Donald Trump ne cesser les discussions avec l’Arabie Saoudite au sujet de l’enrichissement de l’uranium. Un procédé complexe dont les secrets doivent être livrés par les Etats-Unis à l’Arabie Saoudite afin de donner corps aux ambitions nucléaires du Royaume. Les prochains mois seront déterminants quant à la viabilité de ce projet nucléaire estimé à 80 milliards de dollars (pour l’ensemble des seize centrales). L’enquête sur le décès de Jamal Khashoggi et l’évolution de la situation au Yémen pèseront lourds dans l’avenir atomique d’un pays désormais scruté par la communauté internationale.

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