Fashion & Business. Ruth Malka, styliste et modiste à Ramat Gan (Israël)

By |2018-11-10T10:33:18+00:00novembre 10th, 2018|Categories: CULTURE|
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(Cet article n’est pas un publi-reportage). Elles sont religieuses d’abord puis devenues stylistes, modistes, maquilleuses, pâtissières. Pour ravir leurs proches d’abord avant de rencontrer le succès. Récit de quelques success-stories complètement cachères. Avant de passer la parole à la journaliste de Actualité Juive qui a réalisé cet article, IsraelValley a eu l’occasion de découvrir une styliste exceptionnelle à découvrir sur Instagram. Ses chapeaux sont très demandés. Des milliers de femmes suivent son travail. Son nom Ruth Malka. (Sur Instagram : ruthmalka1)

Actualité Juive : « Les femmes dont il est question ici se distinguent tant par leur ferveur, par leur professionnalisme que par leur volonté de permettre à leur entourage de vivre leur judaïsme dans les meilleures conditions. Elles sont aujourd’hui réputées et reconnues dans leurs domaines respectifs. Rigoureuses dans leur travail, orthodoxes dans leur vie religieuse, et soucieuses du bien-être de l’autre.

Ainsi, Chirelle Dhery, dont la marque, Chirelle D. est devenue, en quinze ans, une référence incontournable parmi les modistes. Rien pourtant ne prédestinait cette jeune femme, étudiante en littérature à ses débuts, à devenir la créatrice qu’elle est aujourd’hui. « J’ai toujours adoré créer, dessiner et coudre. Lorsque ma sœur jumelle Sarah et moi-même nous nous sommes mariées, il y a une quinzaine d’années, nous avons souhaité nous couvrir la tête.

Sarah m’a alors demandé de lui confectionner un foulard sous lequel elle pourrait rentrer tous ses cheveux. J’ai découpé une jupe en voile de coton, cousu ici et là quelques bouts de tissus et pensé à un système de laçage à l’arrière de la tête. Ma sœur est retournée à Marseille, où toutes ses amies, religieuses et mariées, lui ont demandé d’où venait son foulard… C’est ainsi que tout a commencé ».

Depuis, ce sont des chapeaux, des bonnets, des bérets et autres casquettes que réalise Chirelle, dont les produits sont vendus dans de grands magasins parisiens, à Marseille, Strasbourg ainsi qu’en Israël. Formée par les plus grands chapeliers, la jeune femme travaille dans son atelier de façon artisanale et toujours en tandem avec sa sœur Sarah qui s’occupe quant à elle de la distribution.

Le succès, Chirelle le doit à la beauté de ses créations certes, mais aussi à sa volonté de permettre aux femmes religieuses de vivre pleinement leur féminité. « Avant, le chapeau ou le béret étaient des objets imposés. Les porter était souvent vécu comme un fardeau. J’ai voulu combattre cette idée. J’espère ainsi faciliter aux femmes mariées la démarche de se couvrir la tête ». De fait, Chirelle cherche aussi dans ses créations à privilégier les modèles qui couvrent l’intégralité de la chevelure, pour répondre à l’obligation religieuse.

« J’ai toujours adoré créer »
Pour la coiffeuse-maquilleuse Léa Assuline, devenue la spécialiste du maquillage « longue durée », c’est aussi pour faire plaisir à ses proches qu’elle a mis au point sa technique qui fait désormais sa réputation. « J’avais des amies religieuses qui refusaient de sortir le chabbath parce qu’elles n’étaient pas maquillées [se maquiller étant interdit à chabbath, ndlr]. Je trouvais ça vraiment dommage. J’ai voulu leur trouver une solution », se souvient-elle. Après quelques mois de stage fait chez les plus grands fabricants de cosmétiques, Léa maîtrise l’utilisation d’eye-liners et autres fards longue tenue.

C’est avec ces produits qu’elle réalise depuis des maquillages de mariées qui résistent aux émotions ainsi que des maquillages spécialement conçus pour durer tout le temps du chabbath, voire plus longtemps, sans nécessiter de retouches. Reconnue pour ses talents, Léa Assuline, qui vit à Marseille, est aujourd’hui demandée à travers toute la France. Et parmi sa clientèle juive, sa maîtrise du coiffage et de la réparation de perruques a contribué à sa belle réputation. Généreuse, la jeune femme récupère également les perruques abimées et les restaure en vue d’en faire profiter des jeunes mariées qui n’ont pas les moyens suffisants pour s’en acheter une nouvelle.

Un article de Laëtitia Enriquez pour (AJ)

http://www.actuj.com/2016-03/france/3160-coiffeuses-maquilleuses-stylistes-rencontre-avec-ces-femmes-religieuses-qui-habillent-les-femmes

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