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Le nombre de juifs britanniques qui émigrent vers Israël tous les ans est très faible : moins de 800 par an! La population juive au Royaume-Uni est estimée à environ 300 000 personnes. Environ les deux tiers des Juifs britanniques vivent dans la région de Londres.
SELON YNET.NEWS. L’Association juive européenne a déclaré avoir dressé une liste de revendications (ses “lignes rouges”) à présenter aux candidats politiques dans l’ensemble de l’UE afin de garantir leur engagement dans la lutte contre l’antisémitisme ; Les représentants britanniques critiquent le manque d’implication du gouvernement israélien, compte tenu du risque que le parti travailliste de Jeremy Corbyn puisse diriger le prochain gouvernement.
Près de la moitié des Juifs britanniques envisagent l’émigration en raison de la montée de l’antisémitisme et de son emprise sur le parti travailliste, a déclaré le président de la Campagne contre l’antisémitisme, Gideon Falter, lors d’une réunion de l’Association juive européenne (EJA) à Bruxelles (les 6 et 7 novembre).

La réunion annuelle de l’EJA est soutenue et financée par le ministère des Affaires étrangères israélien et le ministère des Affaires de Jérusalem et du Patrimoine. Elle rassemble des représentants de diverses communautés et d’autres responsables européens, qui croisent les points de vue et arrêtent des orientations.

Selon les données, 40% des Juifs britanniques envisagent de quitter le Royaume-Uni, certains vers Israël, en raison de la montée de l’antisémitisme ; et 90% d’entre eux pensent que le Parti Travailliste de Jeremy Corbyn est antisémite et que les Juifs devraient s’abstenir de voter pour une telle faction.

Falter a critiqué le gouvernement israélien de ne pas en faire assez.

“Tout rôle que pourrait prendre l’Etat Juif pour mettre ce problème en lumière serait important dans cette lutte, mais la communauté juive du Royaume-Uni estime qu’elle est autonome”.

«Toute aide qu’Israël peut offrir concernant cette lutte nous sera précieuse, et nous l’avons déjà vue auparavant», a déclaré Falter. “Les Juifs redoutent, surtout après les événements de l’été, que Corbyn soit lui-même impliqué dans des activités antisémites depuis plusieurs décennies.”

L’EJA s’est réunie à Bruxelles dix jours après le massacre de la Synagogue Tree of Life à Pittsburgh pour discuter de la montée des groupes d’extrême droite populistes en Europe et des moyens de les empêcher de gagner davantage de pouvoir de nuisance contre les Juifs d’Europe.

Une partie de la discussion a porté sur la nécessité de compiler une liste de plusieurs revendications, ou “lignes rouges”, et de les transmettre aux différents candidats politiques du continent. Si ces demandes restent sans réponse de la part de certains candidats, ils seraient inscrits sur une liste noire des groupes infréquentables.

Unis dans la lutte – des orthodoxes aux réformés

Le président juif européen, le Rabbin Menachem Margolin, président de l’EJA, a averti que “l’avenir de la communauté juive européenne est dans la ligne de mire” et a souligné l’importance de tracer des lignes rouges qui “constitueront un réveil pour les politiciens”.

Menachem Margolin a ajouté que “l’Europe est à la croisée des chemins, et il est probable que la sphère politique sera encore plus polarisée après les élections au Parlement européen”. Les événements en cours ont mobilisé les dirigeants de différentes communautés – orthodoxes, réformées et chrétiens amis d’Israël – pour s’unir au nom de la campagne de lutte contre l’antisémitisme.

Le projet de liste incluait une demande d’adoption intégrale de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste (IHRA), ainsi que la nomination d’un responsable gouvernemental engagé dans la campagne dans chaque pays, une garantie de ne renoncer à former des coalitions avec les partis antisémites (selon cette même définition de l’IHRA), la définition de BDS comme mouvement antisémite et, enfin, la promesse d’une totale liberté de culte (circoncision, abattage rituel).

Changer le parti travailliste

L’une des choses qui inquiète le plus l’EJA est la situation en Grande-Bretagne. Une délégation britannique à Bruxelles est arrivée afin de discuter d’éventuelles actions contre le dirigeant travailliste Corbyn, dont l’activité antisémite passée n’a que récemment fait surface (couronnes mortuaires sur la tombe de commanditaires des attentats de Munich, etc.).

Matthew James Offord, membre du Parlement britannique appartenant au parti conservateur, a pris la parole lors de la réunion de Bruxelles et a déclaré que le dirigeant travailliste “n’a jamais essayé de faire face à l’antisémitisme ou de s’exprimer contre cela”, rappelant à tous que “la seule chose nécessaire au triomphe du mal est que les hommes de bien ne fassent rien. ”

«Beaucoup de mes amis sont des Juifs qui ont tous les jours affaire à l’antisémitisme et craignent que Corbyn ne devienne le prochain Premier ministre», a déclaré Offord. “Nous devons faire en sorte que cela ne se produise pas, mais nous devons également veiller à ce que le parti travailliste change de visage et reconnaisse ce qu’il a fait, de façon à ce que les gens ne puissent pas tenir des propos antisémites et rester quand même dans le parti.”

Adaptation : Marc Brzustowski (JForum)
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