Encore! Netanyahou de nouveau à Paris pour le 11 Novembre.

By |2018-11-01T10:06:56+00:00novembre 1st, 2018|Categories: EDITORIAL|
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Plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus pour les cérémonies du 11-Novembre à Paris. Vladimir Poutine et Donald Trump devraient en profiter pour avoir un entretien bilatéral.

Après Helsinki, Paris. Le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine devraient avoir, dans la capitale française, leur deuxième entretien bilatéral après celui qui a eu lieu en Finlande en juillet dernier. « Le président Trump sera très heureux de vous rencontrer à Paris en marge des commémorations des 100 ans de l’Armistice », a dit publiquement à Vladimir Poutine le conseiller de Donald Trump, John Bolton, lors de leur rencontre à Moscou. Le président russe s’est lui aussi montré très ouvert à cette idée. « Il serait utile de poursuivre un dialogue direct avec le président des Etats-Unis […] Par exemple à Paris, si la partie américaine est intéressée à ces contacts. »

Les deux dirigeants se rendront à Paris le 11 novembre pour prendre part aux commémorations de la fin de la Première guerre mondiale, pour lesquelles sont attendus plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement. Lors de leur première rencontre en juillet, le président américain avait été très critiqué dans son pays pour s’être montré très conciliant avec son homologue russe. « C’était, à mon sens, une rencontre utile et parfois assez dure. Au final, je pense, qu’elle était constructive », a, lui, affirmé mardi Vladimir Poutine à propos du sommet d’Helsinki.

Une rencontre Poutine-Netanyahou aussi au programme?

Selon le Kremlin, Vladimir Poutine pourrait également profiter de son passage à Paris pour rencontrer le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Les relations entre les deux pays se sont tendues depuis que la Syrie a abattu par erreur un avion russe mi-septembre après une attaque de l’armée israélienne. La Russie avait pointé la responsabilité indirecte de l’Etat hébreu dans l’incident.

Ce n’est pas la première fois qu’une commémoration d’un événement historique permet de faire avancer des dossiers diplomatiques. En 2014, François Hollande avait profité du 70e anniversaire du débarquement pour organiser la première rencontre entre Vladimir Poutine et le nouveau président ukrainien Petro Porenchenko quelques mois après le début de la guerre du Dombass.

Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, François Hollande avait raconté aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme les coulisses de l’organisation : « J’avais invité Poutine aux cérémonies du Débarquement depuis plusieurs semaines déjà, j’en avais parlé à Merkel, qui me disait qu’elle comprenait parfaitement, même si les Américains ne devaient pas être satisfaits… Et puis, Porochenko est élu président, le dimanche 25 mai. Je me dis : je vais l’inviter. J’appelle donc Porochenko pour le féliciter de son élection, et pour l’inviter en Normandie. Et puis après, j’appelle Poutine, pour lui dire : ‘Voilà, je vous préviens, j’ai invité Porochenko.’ Vladimir Poutine est au début très sceptique sur la proposition de François Hollande. Mais la rencontre a finalement bien lieu et permet d’instaurer un début de dialogue entre le président russe et son homologue ukrainien.

Macron a invité les chefs d’Etat à un forum sur la paix à Paris

Emmanuel Macron va aussi profiter du 11 novembre pour inaugurer la première édition du Forum de Paris sur la Paix, qui doit avoir lieu du 11 au 13 novembre 2018 à la Grande Halle de La Villette. « Organisé dans la continuité des cérémonies commémoratives du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le Forum de Paris sur la Paix rassemblera des chefs d’Etat et de gouvernement, des dirigeants d’organisations internationales, des élus du monde entier et des acteurs de tous les secteurs de la société civile », explique le Quai d’Orsay.  Selon la diplomatie française, ce forum « a vocation à devenir le rendez-vous annuel des projets, idées et initiatives qui contribuent de manière effective à une meilleure coopération internationale sur les grands enjeux globaux, à une mondialisation plus juste et plus équitable et à un système multilatéral plus efficace. »

Le centenaire de l’armistice ne donnera pas lieu à l’organisation d’un grand défilé militaire. « Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918. Il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires », a indiqué l’Elysée au L’Opinion. Le château refuse « une expression trop militaire », notamment en raison de la présence de la chancelière allemande Angela Merkel, invitée de marque des cérémonies.

Source : JDD (Copyrights)

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