Portrait. Ayelet Shaked, parfois surnommée la « Dame de fer » en Israël.

By |2018-09-12T07:52:14+00:00septembre 12th, 2018|Categories: DROIT ET FISCALITE|
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Ayelet Shaked. Députée à la Knesset pour le parti nationaliste Le Foyer juif depuis 2013, elle est ministre de la Justice depuis 2015, au sein du quatrième gouvernement Netanyahou. Bien qu’appartenant à un parti religieux, Ayelet Shaked se dit laïque (au sens israélien du terme).

Ayelet Shaked, de son nom de jeune fille Ayelet Ben Shaul, est née à Tel Aviv en Israël au sein d’une famille de la classe moyenne. Sa mère, une enseignante de la Bible hébraïque, est ashkénaze (ses ancêtres faisaient partie de la première aliyah russe à la fin du XIXe siècle) et vote centre-gauche. Son père, né en Iran dans une famille juive irakienne ayant quitté cette région dans les années 1950, est comptable et vote pour le Likoud. Elle se décrit comme « à moitié irakienne et fière de l’être ».

Shaked grandit dans le quartier de Bavli à Tel Aviv. Elle déclare que sa passion pour la politique est née en regardant à huit ans un débat télévisé entre Yitzhak Shamir et Shimon Peres, durant lequel elle affirme avoir soutenu Shamir. À sa majorité, elle intègre l’Armée de défense d’Israël et occupe rapidement le poste d’instructeur d’infanterie dans la Brigade Golani. Après son service militaire, elle intègre l’université de Tel Aviv et obtient un master en ingénierie électronique et informatique. Elle travaille ensuite au service marketing de la société Texas Instruments.

Carrière politique

De 2006 à 2008, elle est directrice du cabinet de Benjamin Netanyahu. Entre 2010 à 2012, elle crée et développe le mouvement politique Mon Israël avec Naftali Bennett. Depuis fin 2011, elle fait campagne contre l’immigration illégale en provenance d’Afrique, estimant que ceci représentait une menace pour l’État d’Israël et un problème pour son économie. Elle fit aussi campagne contre la radio Galeï Tsahal, dont elle estime que la ligne éditoriale était politiquement de gauche.

En janvier 2012, Ayelet Shaked est élue membre du comité central du Likoud. Mais en juin 2012, elle démissionne et rejoint le parti Le Foyer juif. Le 14 novembre 2012, elle se hisse à la troisième place lors des primaires de son parti pour les élections législatives de janvier 2013 mais dans le cadre d’une alliance entre son parti et l’Union nationale, elle n’est que cinquième sur la liste. Lors de ces 19e élections législatives israéliennes, elle est élue membre de la Knesset, le Parlement israélien, mais reste la seule élue laïque de son parti parmi les onze autres députés du Foyer juif. Elle intègre rapidement la commission des affaires économiques, la commission parlementaire, la commission sur les travailleurs étrangers et de manière moins régulière la commission des finances. Elle préside le lobby pour les immigrants anglophones — les lobbies israéliens sont des groupes parlementaires se donnant pour mission le soutien d’individus ou de groupes clairement désignés5 —, celui pour Jonathan Pollard et celui pour les agents infiltrés et elle participe à de nombreux autres lobbies de la législature 2013-2015.

Le 6 mai 2015, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, quelques heures avant le délai limite que lui impose la loi pour former un gouvernement, nomme Ayelet Shaked ministre de la Justice. Après avoir mené sous la précédente législature le combat pour le service militaire des ultra-orthodoxes, elle a pour ambition de diminuer les pouvoirs de la Cour suprême d’Israël.

Régulièrement victime d’attaques sexistes de la part de collègues députés et de journalistes, elle reçoit le soutien d’opposantes politiques comme Zehava Gal-On du parti de gauche Meretz.

Le 4 août 2015, elle annonce vouloir séparer en deux le poste de conseiller juridique au gouvernement. Ce dernier se verrait ainsi déchargé de la fonction de procureur général et ne garderait que le rôle proprement dit de conseiller juridique auprès du gouvernement. En 2017, elle est élue « femme de l’année » par le magazine Forbes.

Parfois surnommée la « Dame de fer » en raison de son intransigeance dans la répression des crimes et des délits commis par les Palestiniens ainsi que pour ses positions nationalistes, elle est favorable à la peine de mort pour les individus ayant commis des actes terroristes, y compris pour ceux de confession juive qui auraient tué des enfants palestiniens. Toutefois, elle estime que la peine capitale ne doit s’appliquer que dans les cas les plus extrêmes.

Vie privée

Elle est mariée à M. Shaked. Le couple a deux enfants et la famille vit toujours dans le quartier de Bavli à Tel Aviv.

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