Jérusalem. Un ancien de Sciences Po Paris, candidat aux Municipales.

By |2018-09-15T14:38:22+00:00septembre 15th, 2018|Categories: Non classé|
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Elections municipales 2018: Binyamin Lachkar annonce sa candidature.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours politique jusqu’à aujourd’hui?

Binyamin Lachkar: J’ai fait mon alya de Paris en 1996 après des études à Sciences Po Paris en relations internationales. J’ai ensuite obtenu un master en communication et journalisme à l’université hébraique de Jérusalem où, simple olé hadash, j’ai créé le syndicat étudiant du Likoud Lavi en 1999, aujourd’hui présent dans toutes les universités. Je suis aussi titulaire d’un master en politique publique de l’université hébraïque.

J’ai été candidat sur la liste de Nir Barkat aux municipales de 2008, puis conseiller du maire pour l’intégration des olim entre 2008 et 2010. Elu au comité central du Likoud en 2012 j’ai occupé le poste de porte-parole de la campagne francophone du Likoud lors des élections de 2015. Aujourd’hui, je suis président des Francophones au Likoud et un des dirigeants des Libéraux au Likoud.

Vous êtes candidat pour les municipales de 2018. Pourquoi?

B.L.: D’abord parce que je vis à Jérusalem et qu’il me tient à cœur d’améliorer tous les aspects de la vie quotidienne dans notre capitale. Ensuite pour le public francophone: c’est une fonction qui me permettra d’apporter beaucoup et de montrer que même si l’alya comporte des difficultés, on peut aussi atteindre des responsabilités publiques importantes quand on est olé.

Lph: D’autres s’y sont essayés avant vous, sans succès. Qu’est-ce qui vous fait dire que vous avez vos chances?

B.L.: Les personnes auxquelles vous faites allusion étaient positionnées à des places inéligibles sur les listes! Pour ma part, je compte être placé dans le trio de tête, afin d’être en position favorable pour réellement siéger au conseil municipal.

Lph: On constate tout de même une prise de conscience au niveau de la municipalité de la nécessité de s’adresser aux francophones. Sur quels points pensez-vous qu’il est nécessaire d’agir?

B.L.: Oui, il existe un certain nombre d’éléments positifs en faveur des olim de France. Mais tout avance lentement. Il a fallu 7 ans pour traduire le site internet de la mairie en français! Et ce n’est qu’un exemple. Il est nécessaire que le sort des olim de France en particulier et des olim occidentaux en général, devienne une priorité. Nous devons résoudre les difficultés qu’ils rencontrent et mettre en avant les atouts qu’ils représentent.

Lph: Qu’attendez-vous du public francophone de Jérusalem près d’un an avant les élections?

B.L.: Je souhaite poser ma candidature pour la liste du Likoud ou s’il n’y avait pas de liste de ce parti, sur toute autre liste apparentée. Pour pouvoir être placé en bonne position, il faut que les cadres de ces groupes comprennent la mobilisation importante des francophones que peut susciter ma candidature. Israël est un pays politique, et malgré leur nombre important, les Français ne sont pas représentés! Cette aberration doit cesser. Si nous commençons au niveau local, nous avons de bonnes chances de faire évoluer les choses.

Propos recueillis par Guitel Ben-Ishay

 

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