C’Israël. Les entrepreneurs arabes tentent de s’intégrer dans la Startup Nation.

By |2018-09-22T10:39:54+00:00septembre 22nd, 2018|Categories: ECONOMIE|
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« Les entrepreneurs arabes ont tous un bon bagage technologique, après avoir travaillé pendant 10 à 15 ans dans le High Tech. Ils sont confrontés à deux problèmes majeurs : le financement et le savoir-faire économique. Personne n’a cette expérience dans la communauté. Il faut donc aller la chercher à Tel Aviv pour surmonter l’obstacle du manque de connexions inhérent à la vie en périphérie », explique Fadi Swidan.

Pour lui, la société arabe doit surmonter ses préjugés à l’égard du monde de l’entrepreneuriat. « Les entreprises florissantes sont toutes des affaires de famille. Dans la haute technologie, on est sans cesse en relation avec de nouvelles personnes et grandes compagnies. Autre problème : le rapport à l’échec négatif dans la société arabe. Dans l’entreprenariat, on n’hésite pas à recommencer », affirme-t-il. Et d’ajouter « Notre projet œuvre sur ces deux plans économique et social. Ce n’est qu’en changeant de paradigme qu’on pourra aller de l’avant. »

Un accélérateur de startup mixte pour une meilleure inclusion

L’aventure commence en 2012, lorsque le ministère de l’Économie fonde, sous l’égide de l’agence pour la promotion des PME, Maof, l’incubateur d’entreprises de Nazareth (NBIC NazTech). Dirigé par FADI SWIDAN, le centre ajoute rapidement un accélérateur de startups en 2013, « pour guider les entrepreneurs technologiquement et économiquement, leur faire profiter d’un mentorat, etc. »

« L’année dernière, l’accélérateur NazTech a changé de stratégie et, avec la coopération de l’association des anciens de l’unité 8200 de Tsahal, nous avons créé le programme Hybrid. Nous travaillons maintenant avec des startups qui peuvent être mixtes, il suffit qu’il y ait au moins un cofondateur arabe », raconte FADI SWIDAN.

Chaque cycle accueille jusqu’à 10 équipes d’entrepreneurs. « Nous travaillons avec eux de la phase de l’idée à celle de la startup prête pour l’investissement. Nous définissons le besoin existant et lors de la phase de validation, nous vérifions qu’il y a des clients prêts à payer pour la solution proposée », explique-t-il.

Entre autres « success stories », on peut citer Optima Design Automation, fondé en 2014 par un ancien du Technion, Jamil Mazzawi, qui a reçu une subvention de 2 millions de shekels. ODA a créé un logiciel utilisé pour tester les microprocesseurs utilisés dans l’automobile.

Source : https://www.israfrench.info

Un article de Yael Ancri

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