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EDITORIAL. Selon le journaliste Vincent Nouzille:  « C’est une constante de la Ve République d’avoir eu des présidents qui, par un mélange de méfiance pour les services officiels et de fidélité à des amitiés plus ou moins louables, ont eu recours à des profils atypiques pour leur sécurité. »

Question : le bodyguard Alexandre Benalla, véritable personnage ‘atypique » de roman, a t-il accompagné Emmanuel Macron et sa femme lors de l’inauguration des « Années Croisées » France-Israël au Grand Palais à Paris début Juin 2018? (Nous analysons actuellement les photos prisent durant l’évènement).

C’est-il approché de Bibi et sa délégation? Ce soir là Netanyahou était tout sourire,  accompagné avec sa femme et avec plus de 15 gardes du corps israéliens. Dans le passé les gardes du corps israéliens agissaient d’une manière brutale, à la « Benalla ». Les bodyguards actuels sont des experts très bien formés et sélectionnés pour leur sang-froid. Rien à voir avec la brutalité d’un Benalla.

Jusqu’à présent l’image de Emmanuel Macron a été globalement (avec des hauts et des bas) excellente en Israël. Le sera t-elle à l’avenir avec l’affaire « Benalla » dont on commence à en parler en Israël ? Contrairement à ce que l’on peut penser le fait que Benalla soit d’origine marocaine… semble jouer dans un premier temps en faveur de Benalla en Israël!

De nombreux israéliens, qui connaissent très mal la France, et pensent que ce pays est par définition raciste (une intoxication générale véhiculée par des médias israéliens qui pratiquent le « french bashing »), sont persuadés que le fait qu’Alexandre Benalla soit d’origine Marocaine joue contre lui. Les israéliens n’ont pas encore eu connaissance d’un aspect de la vie de Alexandre Benalla révélés par M6 et qui va jouer en sa défaveur dans l’Etat hébreu.

« Selon l’avocat Karim Achoui, radié du barreau de Paris, notamment pour manquements déontologiques. : « Benalla n’a jamais été mon garde du corps. Nous nous sommes fréquentés pendant deux ans. Il était très sensible à la cause musulmane et à la ligue de défense judiciaire des musulmans”, affirme l’avocat connu pour avoir défendu des grandes figures du banditisme et  inscrit aujourd’hui au barreau d’Alger ». (DR)

LE PLUS. Dans l’internaute.com : « le Parisien est notamment remonté aux origines du parcours d’Alexandre Benalla. Né en 1991 en Normandie, ce jeune homme d’origine marocaine a grandi dans un quartier d’Evreux, où le journal a interrogé plusieurs témoins. Alexandre Benalla y est présenté comme un personnage extrêmement ambitieux, d’abord « discret », « fluet et mince », devenu un « grand et solide gaillard » parfois « bagarreur », en s’efforçant de « lever de la fonte comme un damné » et en jouant au rugby.

Une anecdote retient l’attention dans ce portrait très riche du Parisien : selon le journal, Alexandre Benalla « se rêvait toujours en garde du corps » et « était fasciné par le film Bodyguard avec Kevin Costner et Whitney Houston » au point de rêver, un jour « d’être indispensable aux stars ».

Selon i24 News (Copyrights). Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l’affaire Benalla par la commission des Lois de l’Assemblée nationale dotée des pouvoirs d’enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM). L’audition, publique et retransmise, de M. Collomb « aura lieu lundi matin » à 10H00, a dit Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d’auditions. Le groupe majoritaire LREM, par la voix de Marie Guevenoux, a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de « sûreté de l’État » ou dans le cas où un fonctionnaire demanderait le huis clos.

Par ailleurs, les trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, le collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris. Ces trois hommes ont été placés en garde à vue pour « détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « violation du secret professionnel ». Le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné samedi matin, et sa garde à vue, qui a commencé vendredi, a été prolongée samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, a indiqué le parquet de Paris.

Les gardes à vue d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, qui ont commencé vendredi, ont été prolongées samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, a indiqué le parquet de Paris. Les trois haut gradés mis en cause appartiennent à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris. Il s’agit du chef d’état-major adjoint, d’un commissaire présent au moment des faits, place de la Contrescarpe à Paris, et du commandant en charge des relations entre la préfecture de police et l’Elysée, ont rapporté plusieurs sources proches du dossier.

Selon la préfecture de police, des images de vidéo-surveillance ont « été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet ». C’est justement mercredi soir que cette affaire a été révélée par le journal Le Monde. Gérard Collomb, a « condamné lourdement » les agissements de ces trois fonctionnaires, suspendus à titre conservatoire vendredi matin.

Ce dossier empoisonne depuis plusieurs jours l’exécutif, accusé par les oppositions d’avoir été informé très rapidement des agissements de M. Benalla et d’avoir cherché à les étouffer. Ce dernier, dont le licenciement a été annoncé vendredi matin, était invité comme observateur dans le dispositif policier pour encadrer les défilés de la Fête du travail. Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin, avait indiqué vendredi une source proche du dossier.

La garde à vue d’un cinquième homme, Vincent Crase, employé par LREM et gendarme réserviste, a également été prolongée samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, selon le parquet de Paris. Il était avec Alexandre Benalla le 1er mai et est soupçonné des mêmes faits que lui. En plus de l’enquête préliminaire de la justice, ouverte jeudi à l’initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la « police des polices » et une dernière par l’Assemblée nationale ».

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