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(Un article de Steve Ohana). Il y a quelques jours, Trump a décidé de resserrer davantage l’étau autour de l’Iran en annonçant vouloir bloquer totalement les exportations iraniennes de pétrole vers les autres pays.

Pour limiter l’impact sur la hausse du prix de l’or noir, il a demandé parallèlement à l’Arabie Saoudite de produire 2 millions de barils de plus par jour, ce que le prince MBS semble avoir accepté de faire (d’après les données de l’Agence Internationale de l’Energie, cette action réduirait la capacité de production résiduelle saoudienne à zéro…).

Un tel embargo sur les exportations iraniennes priverait le régime de la seule bouffée d’oxygène qui lui reste face à la crise économique, hydrique, sociale et politique à laquelle il est confronté.

La réaction de Rouhani ne s’est pas fait attendre: il menace implicitement de bloquer le détroit d’Hormuz, par lequel transite la quasi-totalité du pétrole extrait dans le Golfe Persique (plus de 20% du commerce mondial de pétrole transite chaque jour par ce détroit).

Si l’Iran met à exécution la menace de bloquer le détroit d’Hormuz, les prix du pétrole s’envoleront alors qu’une guerre sera immédiatement déclarée à l’Iran par une coalition composée à minima de l’Arabie Saoudite, d’Israël et des Etats-Unis.

La flotte iranienne serait rapidement décimée, et le régime iranien probablement avec elle. Le fait que Rouhani en vienne à agiter de telles menaces en dit long sur la situation désespérée dans laquelle il se trouve aujourd’hui.

Article paru dans le Post de facebook de Steve Ohanna.

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