Vu de Tel-Aviv. La chute en Bourse de Facebook. « Plus on s’élève et plus dure sera la chute »

By |2018-07-29T12:21:00+00:00juillet 28th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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DE TEL-AVIV. Un article IsraelValley. Facebook a perdu plus de 110 milliards en Bourse en une seule séance ce jeudi. « Nous investissons tellement dans nos systèmes de sécurité que cela va commencer à avoir un effet sur notre rentabilité, nous commençons à le voir ce trimestre« , a tenté de justifier Mark Zuckerberg, après avoir passé des mois à tenter de redorer le blason de Facebook dans le sillage de l’affaire Cambridge Analytica.

Pour Les Echos : « Le groupe de Mark Zuckerberg a clôturé en baisse de plus de 19% à Wall Street. Une chute qui représente 110 milliards de dollars de capitalisation boursière. « Plus on s’élève et plus dure sera la chute ». Ce proverbe chinois, le géant américain Facebook,  qui tente de revenir en Asie, pourrait le faire sien ».

EN ISRAËL.  De nombreux leaders mondiaux sont tombés très vite de leur piédestal. Serait-ce le cas de Facebook? Impensable pour des centaines d’israéliens d’imaginer quitter un jour, un carton à la main et les larmes aux yeux, une entreprise qui semble  insubmersible. Facebook semble construite pour l’éternité. Située sur le Boulevard Rothschild, en plein coeur du bouillonnement des startups de la ville, Facebook y emploie des dizaines d’ingénieurs et commerciaux dans un cadre de rêve : trois étages de l’ultra moderne Rothschild 22 Tower, dont la vue sur la mer et Israël vous fait monter au 7e ciel.

Les étages loués par Facebook sont au centre du bâtiment, et couvrent 3500 mètres carrés. Facebook a créé un centre d’activités de développement de réalité virtuelle (VR) en Israël et a engagé des employés locaux très expérimentés dans ce domaine.

Hier nous avons pu constater de visu que les managers basés à Tel-Aviv restent imperturbables malgré les nuages à l’horizon. J’ai eu l’occasion de visiter à Tel-Aviv les locaux de Facebook et également de partager un repas (casher et végétarien) avec des managers dans la cafétéria de cette entreprise mythique. Ce qui prédomine dans l’attitude des employés de ce groupe, c’est la fierté de travailler dans une firme aussi célébrée dans le monde entier. Un sentiment d’impunité et de force semble être l’ADN de ce groupe. Une puissance de frappe écrasante. Cette firme est magnifique par sa créativité, son audace, sa capacité à mettre en place des solutions inimaginables.

Mais elle est aussi bourrée de mercenaires talentueux qui n’hésitent pas à devenir cruels le « Jour J ». Ce n’est pas par hasard si des actionnaires de Facebook tentent de jeter par dessus bord le PDG Mark Zuckerberg. La raison essentielle ? Il fait des erreurs en abondance. Le cas Analytica est terrible.

Cambridge Analytica (CA) est une société de communication stratégique combinant des outils d’exploration et d’analyse des données. Créée en 2013 comme une filière des Strategic Communication Laboratories (en) spécialisée en politique américaine, elle possède des bureaux à New York, Washington et Londres. En 2014, Cambridge Analytica est impliquée dans 44 élections aux États-Unis. En 2015, elle est engagée dans la campagne présidentielle de Ted Cruz. En 2016, après l’échec de la campagne de Cruz, elle travaille pour la campagne présidentielle de Donald Trump. Au cœur du scandale sur les données d’utilisateurs de Facebook, la société britannique a annoncé l’arrêt immédiat de toutes ses opérations, qui semblent avoir été reprises par la société Emerdata (en), basée dans les mêmes bureaux et ayant en majorité les mêmes directeurs.

LE PLUS. Selon Le Monde : « En perdant 110 milliards de dollars de capitalisation en vingt-quatre heures, Facebook a perdu l’équivalent de la valeur totale des actions de Sanofi. Jeudi 26 juillet, Facebook a vécu une journée noire à la bourse de New York. En une seule séance, l’action du géant des réseaux sociaux a perdu près de 20 % de sa capitalisation boursière.

Pour appréhender à quel point le coup est dur pour Facebook, il suffit de comparer la perte aux capitalisations boursières d’autres sociétés. A titre d’exemple, la perte pour Facebook est plus importante que la valeur totale des actions de Sanofi. La multinationale française, spécialisée dans l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies, est pourtant la quatrième société du CAC 40 en termes de capitalisation. La chute des actions du groupe Facebook est sanctionnée par les marchés pour avoir annoncé des signes de ralentissement de la croissance du nombre de ses utilisateurs et de son chiffre d’affaires. La crise de confiance que traverse le réseau social à la suite du scandale de « Cambridge Analytica ».

 

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