C’Dingue. En Iran, des prières en hébreu pour que la pluie tombe. Tefilat ha Guéchem.

By |2018-07-08T08:27:50+03:00juillet 8th, 2018|Categories: CULTURE|
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En Iran, la sécheresse est devenue une urgence majeure. Les lacs et les barrages sont à sec et de nombreuses villes sont menacées de coupures d’eau. Cette épreuve est bien sûr le fait des caprices climatiques, mais aussi de l’incurie de pouvoirs publics qui n’ont que tardivement pris conscience de la gravité du fléau.

Des séances de prières collectives sont parfois organisées par les mollahs. Et comme rien n’y fait, les dépositaires des autres religions ont été appelés à la rescousse. Devant un portrait de l’Ayatollah Khomeiny, et sous l’œil indifférent d’un homme de foi local, une jeune juive a imploré le ciel de faire tomber la pluie sur la terre d’Iran. Dans sa supplique, devant une assemblée apparemment œcuménique, la jeune fille qui porte le voile, récite des versets en hébreu de la prière de la pluie et les adapte en persan. (Source : coolamnews.com)

LE PLUS. L’office de Moussaf de Chemini Atseret commence par une prière spéciale pour la pluie : Tefilat haGuéchem. A partir de cette époque de l’année, pendant tout l’hiver et jusqu’au premier jour de Pessa’h, nous intercalons dans la Amidah (dans la deuxième bénédiction appelée Guevourot ou « actes puissants ») les mots « Machiv haroua’h oumorid haguéchem », glorifiant D.ieu « qui fait souffler le vent et tomber la pluie ». Le premier jour de Pessa’h, nous récitons une prière analogue pour la rosée : Tefilat Tal. A partir du premier jour de Pâque, pendant tout l’été, les mots Machiv haroua’h etc. sont supprimés et remplacés par les mots « Morid hatal » – « qui fait venir la rosée ».

La prière pour la pluie récitée le jour de Chemini Atseret est impressionnante (comme la prière pour la rosée récitée à Pessa’h). L’officiant est vêtu de blanc et récite la prière d’un air qui nous rappelle les Jours Solennels de Roch Hachana et Yom Kippour

La raison d’être de ces prières spéciales est facile à comprendre : les mois d’hiver en Terre Sainte sont la saison des pluies et la vie de ce pays en dépend. Si les pluies tombent à temps et en quantité suffisante, la terre produira du blé et des fruits, mais dans le cas contraire, le pays sera exposé à la famine, ce qu’à D.ieu ne plaise.

Pendant l’été, il ne pleut jamais. Pendant ces mois d’été, le sol se dessécherait complètement et le pays se changerait en désert si ce n’était la rosée qui tombant pendant la nuit, mouille légèrement le sol en brillant comme des perles aux premiers rayons du soleil.

La pluie en hiver et la rosée en été sont d’une importance vitale pour la vie du pays. Et puisque nous, Juifs, reconnaissons que D.ieu est le Maître de l’univers, que c’est Lui qui dirige les vents et les nuages et qui fait pleuvoir, nous nous adressons à Lui, hiver comme été, pour lui demander respectivement la pluie et la rosée. Nous demandons la pluie (guéchem) à Chemini Atseret, au début de la saison d’hiver et à Pessa’h, qui est le commencement de l’été, nous prions que D.ieu nous donne la rosée (tal).

 

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