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Israël-Afrique. Où en sont les relations économiques? Selon un article récent (1) : « Au-delà des ventes d’armes et du commerce de pierres précieuses, les relations économiques couvrent un vaste champ s’étendant des activités minières à l’agrobusiness, en passant par les écotechnologies. La société Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) intervient dans l’extraction du cuivre, du cobalt, du pétrole et du gaz en Namibie, Angola, Afrique du Sud, Sierra Leone et au Botswana. Au Kenya, les entreprises israéliennes investissent dans l’infrastructure hôtelière ; en Côte d’Ivoire, le groupe Telemania construit une centrale thermique au gaz naturel à Songon-Dagbé (banlieue d’Abidjan).

L’industrie diamantaire attire les fonds israéliens vers l’Afrique du Sud et le Botswana. Les Israéliens mettent en avant leur expérience des milieux arides pour proposer leur savoir-faire en matière d’énergie solaire, de purification de l’eau, d’agriculture. Chaque année, l’Agence israélienne de coopération internationale Mashav forme une centaine d’experts africains, notamment dans l’agroalimentaire et l’agro-industrie. Selon l’Institut israélien des exportations et de la coopération internationale (IEICI), l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria et le Togo figurent au titre des partenaires commerciaux réguliers. Même le Maroc entretient une discrète, mais solide relation diplomatique et économique avec Israël.

Au total, les exportations israéliennes vers le continent africain dépassent 1 milliard de dollars depuis 2015. Si l’Afrique ne représente que 2 % du commerce extérieur israélien, le potentiel de croissance des échanges est jugé considérable. (1) .monde-diplomatique.fr

EN SAVOIR PLUS.

Pas une semaine ne passe sans l’annonce d’un nouveau contrat entre un pays d’Afrique et Israël… Les principaux débouchés des industries de pointe d’Israël se trouvent plutôt aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Chine. Un signe qui ne trompe pas : l’Afrique est classée avec la Turquie, le Canada et le Brésil dans la section « reste du monde » des statistiques de l’Institut israélien des exportations et de la coopération internationale (IEICI). Une vaste zone qui représente tout de même 24 % des ventes d’Israël à l’étranger…

Des échanges favorables à l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, le Togo, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya sont les principaux partenaires commerciaux d’Israël en Afrique.  L’Afrique du Sud draine l’essentiel des échanges, dans une relation qui repose en grande partie sur l’industrie diamantaire et s’avère favorable à l’Afrique du Sud. Les produits et biens d’équipements importés d’Israël ont atteint 425 millions de dollars (dont 147 millions de diamants). Les ventes de minerais et métaux précieux de l’Afrique du Sud à Israël se sont élevées à 721 millions de dollars (dont 283 millions de diamants).

Un flux constant de gemmes va et vient entre les deux pays. Les diamantaires de Tel-Aviv s’approvisionnent en Afrique du Sud auprès du groupe De Beers en gemmes bruts, pour y réexporter ensuite des pierres taillées. « Pour le reste, les sociétés israéliennes s’intéressent surtout aux marchés de l’agro-technologie, des technologies de l’information, de l’énergie renouvelable et du traitement des eaux », note l’attaché économique de l’ambassade d’Israël à Johannesburg.

Le Nigeria, de son côté, a importé pour 155 millions de biens israéliens alors que ses ventes à Israël ne dépassent pas 10 millions de dollars. Le Kenya, de son côté, s’est approvisionné à hauteur de 91 millions auprès d’Israël, mais n’y a écoulé des produits qu’à hauteur de 27 millions de dollars.

Des amitiés particulières

Il ressort de ces chiffres des variations annuelles importantes, en fonction des contrats passés chaque année. Des liens particuliers entre certains pays et l’Etat hébreu marquent ces échanges. Comme le Togo, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC) ont renoué avec Israël dès les années 1980, bien avant les autres pays membres de l’Union africaine (UA), qui avaient tous rompu en 1973 après la guerre du Kippour. Si l’Afrique reste perçue comme un terrain risqué où des aventuriers peuvent faire fortune, elle n’est pas dénuée d’intérêt pour Israël.

Article de RFI mis à jour par IsraelValley.

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