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ISRAELVALLEY SPECIAL. Un article de Daniel Rouach. Serge Dassault, né Serge Bloch le est mort le à Paris. En Israël on note qu’il aura été juif durant 25 ans. Sa véritable histoire avec Israël (plus positive que celle que l’on croit généralement) reste un semi-mystère. A Tel-Aviv des hommes ayant eu des responsabilité de premier plan savent que Serge Dassault n’aura jamais été ingrat envers Israël.

Descendant de Moïse Allatini, originaire de Livourne, première fortune de Salonique et troisième fortune de l’Empire ottoman, et d’une famille juive alsacienne, originaire de Fénétrange en Moselle, il est le neveu de Darius Paul Bloch, général d’armée, du musicien Darius Milhaud et du pilote Nissim de Camondo. En 1946, la famille Bloch (d’origine juive) prend le nom de Dassault puis, en 1950, se convertit au catholicisme.

Selun Médiapart (que nous citons pour la première fois dans IsraelValley!) : « Au plan international Dassault était plus discret,il ne voulait pas se brouiller avec d’éventuels clients étrangers. Que son cœur ait penché vers Israël plutôt que vers le Qatar, rien n’est évident ».

Le groupe Dassault, c’est aujourd’hui plusieurs filiales : Dassault Aviation, le fabricant des Rafale et des Falcon, qui compte 11 800 salariés en France et est par ailleurs actionnaire à 25 % du groupe d’électronique et de défense Thales ; Dassault Falcon Jet, qui commercialise les avions d’affaires en Amérique, en Asie et dans le Pacifique (2 400 salariés) ; Dassault Falcon Service, pour la location d’avions d’affaires (600 salariés) ; une participation de 41 % dans le géant des logiciels Dassault Systems (3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires) ; le groupe Le Figaro (520 millions d’euros de chiffre d’affaires) ; ou encore, entre autres, la maison d’enchères Artcurial (212 millions d’euros).

Olivier Dassault : « La Famille Dassault a perdu un grand-père, un père, un mari mais c’est tout un groupe qui pleure sa disparition. Il aimait ses salariés comme s’ils étaient ses propres enfants. Il savait récompenser le travail et les mérites avec notamment la participation aux résultats de l’entreprise. Je pense à ma mère, à mes frères et sœur, à mes enfants, j’ai aussi à cœur de remercier tous les amis et membres du groupe qui m’ont adressé des messages de condoléances dans ce moment de peine.

La France perd un grand industriel, un visionnaire, qui a su continuer à développer ce fleuron aéronautique et technologique dans les pas de son père, mon grand-père, Marcel Dassault. Mon père était acharné au travail, parce qu’il souhaitait produire le meilleur. En politique, dans l’entreprise comme dans ses relations familiales , il a toujours été soucieux du travail bien fait. Je suis fier de son parcours et de l’enseignement qu’il nous a laissé !… Merci du fond du cœur à toutes et tous pour vos marques d’affection ».

LE MONDE (COPYRIGHTS)  : Mort de Serge Dassault  : une succession sous surveillance. A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale. Du premier au dernier jour, la vie de Serge Dassault aura été placée sous le signe des aéronefs. L’industriel français de 93 ans, fils du fondateur du groupe Dassault, est décédé lundi 28 mai alors que s’ouvrait le salon Ebace de Genève consacré à l’aviation d’affaires. C’est là que Charles Edelstenne, son bras droit, a appris sa disparition.

A 80 ans, ce dernier se retrouve de facto aux commandes d’un empire familial présent dans l’aéronautique à travers Dassault Aviation (Rafale, Falcon), l’édition de logiciels (Dassault Systèmes), les médias (Le Figaro), en passant par les vignobles (Château Dassault) et les ventes aux enchères (Artcurial). Sa mission : éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.

Jusqu’au bout, l’ancien sénateur a tenu à travailler. Il a été victime d’une défaillance cardiaque dans son bureau du rond-point des Champs-Elysées. Le 8 mars, il assistait encore à la présentation des résultats annuels de l’avionneur sur la péniche ancrée face au siège de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). L’âge avançant, il avait toutefois organisé, voilà quatre ans, en juillet 2014, le processus de sa succession. Il avait alors désigné Charles Edelstenne pour le remplacer « automatiquement », et ce « en cas de vacance de la présidence de GIMD [Groupe industriel Marcel Dassault, la holding du groupe] pour quelque motif que ce soit ».

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