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Général de corps d’armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet a affirmé qu’Israël est “dans son droit absolu de faire feu” à l’encontre des émeutiers pro-Hamas qui tentent de franchir la frontière israélienne.

“Les caméras ont un prisme déformant car nous en France regardons les événements auxquelles nous assistons avec le prisme des manifestations dans notre pays, or nous ne sommes pas du tout dans le même contexte. Pourquoi ? Parce que nous sommes à une frontière. Israël est dans son pays et la Bande de Gaza est un autre pays. Ce qui est en train de se passer c’est que des gens à la frontière essayent de la franchir de manière particulièrement violente, a-t-il déclaré sur CNEWS.

“Les Israéliens ne font que défendre leur pays et leur frontière [avec Gaza]. Ils ont averti les Gazaouis de ne pas passer la frontière. Ils sont dans leur droit le plus absolu de faire feu. La notion de maintien de l’ordre n’existe pas en Israël, c’est une notion plutôt européenne, voir française. Les Israéliens sont dans une logique de défense des frontières et que la défense des frontières cela ne se fait qu’avec la force armée”, a-t-il poursuivi.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info

(1) Bertrand Soubelet né le à Saint-Jean-de-Luz, est un général français de la Gendarmerie nationale. Il est vice-président du mouvement Objectif France depuis septembre 2017.

Il se fait connaitre en 2013, à la suite de ses déclarations mettant en lumière les difficultés quotidiennes de la gendarmerie pour lutter contre la délinquance en évoquant celles de la justice avec une grille de lecture sans concession. Sous la pression politique, il est alors muté, puis, une fois mis à l’écart de la scène publique, perd ses fonctions.

Le 18 décembre 2013, le général Soubelet est auditionné à l’Assemblée nationale par la mission parlementaire d’information de « lutte contre l’insécurité » présidée par le député socialiste Jean-Pierre Blazy. Comme toutes les personnes auditionnées, il prête serment de dire « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». Devant les parlementaires, il souligne les difficultés rencontrées au quotidien par la gendarmerie dans sa lutte contre la délinquance : « six mille emplois supprimés, une procédure trop complexe, une justice sans moyens, des délinquants dans la nature malgré l’engagement des gendarmes et des magistrats, des coupables mieux considérés que les victimes ».

À la suite de cette audition, il s’attire les foudres de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mais a gagné la sympathie de nombreux gendarmes saluant le « général courage ». Le 30 juillet 2014, le Conseil des ministres a acté la mutation à l’outre-mer du général Soubelet, numéro trois de la gendarmerie nationale. Le lendemain, en signe de protestation, les députés UMP (Eric Ciotti, Philippe Goujon et Georges Fenech) ont démissionné de la mission parlementaire d’information de « lutte contre l’insécurité » en indiquant que le général Soubelet « paye sans doute la liberté de ton avec laquelle il s’était exprimé devant la mission » et le secrétaire générale de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a écrit au président de l’Assemblée en dénonçant « une véritable rétrogradation » et « une mise au placard » du général.

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