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Entre 2008 et 2011, le nombre d’incubateurs est ainsi passé de 3 à plus d’une centaine, selon les définitions qu’on leur donne. Le savoir-faire israélien attire des professionnels de l’accompagnement du monde entier, dans des conférences dédiées uniquement aux programs manager ou community managers de structures d’accélération.

Le secteur semble d’ailleurs arriver à maturité, avec l’ouverture d’incubateurs de plus en plus spécialisés sur l’accompagnement de certains types d’entrepreneurs, comme The Nest, dédié aux immigrés ou 8200 EISP, destiné aux anciens officiers de l’unité de renseignements 8200 de l’armée israélienne, ou de certains types de projets, comme theDock, positionné sur le développement de technologies maritimes.

Les centres d’entrepreneuriat universitaires sont donc confrontés à une concurrence accrue dans l’écosystème bouillonnant des startups et peinent à attirer leurs étudiants et alumni, qui ont à leur disposition une palette de structures vers lesquelles se tourner.

A Tel-Aviv, le président de l’université s’est inspiré des succès du MIT et de Stanford pour ouvrir le premier fond d’investissement détenu par l’université, TAU Ventures. Ce dernier fait suite au centre d’entrepreneuriat StarTAU, dont les activités ont été récemment arrêtées.

Tout est encore à construire pour les équipes de TAU Ventures qui ont rejoint le programme il y a quelques semaines et réussi à lever plus de 20 millions de dollars à investir dans des projets de startups prometteurs.

L’entrepreneuriat étudiant est donc, nous avons pu le constater, à un tournant en Israël. Les universités israéliennes sont à la recherche de nouveaux modèles, dans un contexte où l’entrepreneuriat attire de plus en plus les jeunes diplômés et sur un marché de l’accompagnement déjà saturé.

Source : FrenchWeb et Koide9Israel

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