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Le 11 Septembre, Israël a signé un accord commercial de 300 millions de dollars avec la Chine, accord qui devrait permettre au pays le plus peuplé du monde de coopérer avec des compagnies israéliennes dans la recherche technologique lui permettant de réduire son impact écologique. On le sait, la Chine doit faire face à de profondes difficultés liées à son impact environnemental.
Mais, fait étonnant, parmi les domaines concernés par cette coopération se trouverait celui de la viande artificielle, ou « viande in vitro », selon le magazine Quartz. Il est en effet désormais admis que l’élevage intensif est responsable d’une partie importante des émissions de gaz à effet de serre, et cette sorte de viande, produite en laboratoire à partir de cellules animales, permettrait d’en diminuer l’importance et donc l’impact sur notre environnement.
En signant cet accord avec Israël, la Chine noue un partenariat avec un pays leader dans la recherche et le développement de viande in vitro et entend surtout bénéficier des futures avancées de ces recherches en priorité. Israël est en effet le pays de naissance de trois des huit entreprises spécialisées dans ce domaine : SuperMeat, Future Meat Technologies et Meat the Future.
La Chine a importé pour plus de 10 milliards de dollars de viande en 2016 selon le Centre de Commerce international (une branche de l’Organisation mondiale du commerce) et on comprend donc que le pays puisse représenter un marché potentiellement gigantesque pour la viande in vitro. Ainsi, Bruce Friedrich, réalisateur du documentaire Meet Your Meat et dirigeant du lobby américain « The Good Food Institute » qui promeut les productions alimentaires saines et alternatives ainsi que, justement, le développement de la viande artificielle, s’est félicité de cette « formidable opportunité commerciale. » Il ajoute que « cet accord pourrait mettre la viande [in vitro] dans le radar des autorités chinoises qui ont la capacité d’investir des milliards de dollars dans ces technologies. »
Cet accord signé à Pékin le 11 Septembre entre Israël et la Chine a pour but, selon les deux pays, de permettre à leurs économies de se développer et d’évoluer avec en tête les contraintes écologiques de plus en plus fortes, en particulier du côté de la Chine qui voit certaines de ses villes étouffer. La coopération entre des sociétés chinoises et israéliennes devrait permettre d’aller dans le bon sens.
Les défenseurs des droits des animaux, pour leur part, n’ont abouti à aucune unanimité concernant le développement de la viande in vitro. Si certains se félicitent de cette innovation, d’autres s’opposent à toute consommation de produit animal, que ce soit vivant ou à partir de simples cellules. Ils préconisent plutôt une alimentation intégralement végétalisée.

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