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C’est suite à l’abandon par une municipalité du nord de l’Espagne de ses appels au boycott d’Israël qu’un juge a annulé une disposition similaire prise par une autre municipalité, dans le sud du pays.
L’ACOM, un groupe pro-israélien, avait porté plainte contre une résolution adoptée en 2016 par la municipalité de Cocentaina. Cette action judiciaire a mené la première cour d’Alicante à rejeter le texte qui s’en prenait aux intérêts économiques d’Israël. Cette annonce intervient deux jours après que la municipalit de Montcada i Reixac, située près de Barcelone, a abandonné sa propre résolution datant du mois de Décembre. Celle-ci faisait office de souscription au mouvement BDS.
Ces deux dernières années, des militants pro-israéliens ont obtenu des dizaines de jugement cassant les dispositions pro-BDS en Espagne, y compris par le biais de la Cour Suprême. Les avis légaux et les injonctions contre le BDS se sont multipliés en Espagne où les autorités ont considéré que ce mouvement politique était discriminatoire. La France, pour sa part, a mis le BDS hors-la-loi. Le Royaume-Uni réfléchit aussi à prendre des dispositions légales similaires.
Environ 50 municipalités espagnoles ont adopté des résolutions reconnaissant le BDS ces dernières années, ce qui fait de l’Espagne le pays le plus touché par le phénomène en Europe. Mais sept d’entre elles ont dû renoncer à leur appui sous la menace d’actions judiciaires de l’ACOM et quatorze autres ont abandonné leur soutien suite à des décisions des tribunaux. Deux municipalités ont suspendu leurs dispositions pro-BDS dans l’attente de leur jugement.
 

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