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Un nouvel arbre va s’épanouir désormais dans le jardin des musées Gadagne, à Lyon. L’olivier en question a été planté avec, pour le surmonter, une plaque commémorant « l’amitié solide » liant la ville de Lyon à Israël. Georges Képénékian, le maire de la ville, et l’ambassadrice d’Israël, Aliza Bin-Noun, ont mis au jour la plaque ensemble. « C’est un arbre sacré, nourricier, qui inscrit notre amitié dans la longueur, au-delà de la vie d’un homme », a expliqué Monsieur le maire. C’est dans cette ville bercée par le Rhône que l’ambassadrice avait effectué son premier déplacement officiel. Celle-ci s’est dite heureuse de ce symbole d’une amitié « significativement renforcée. »
« L’olivier symbolise la force, l’abondance et l’amitié, planté dans un lieu comme celui-ci, montre que nous voulons inscrire cette amitié dans le temps », a dit Georges Képénékian. L’arbre se trouve désormais dans les jardins de l’ancien hôtel de ville de Lyon. Dans la foulée, le maire s’est félicité de la collaboration entre Israël et la France, tout en promettant de nouvelles coopérations universitaires, culturelles et économiques entre les deux pays, avec en tête de proue sa ville. Cela commencera par la Saison croisée qui se tiendra de Juin à Novembre dans les deux pays, au cours de laquelle des évènements culturels et éducatifs auront lieu. Cette Saison croisée viendra marquer le 70ème anniversaire de l’indépendance d’Israël.
Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, cette cérémonie a été légèrement troublée par la présence de militants du collectif 69 Palestine qui brandissaient des banderoles réclamant la libération de plusieurs personnes emprisonnées en Israël. « C’est choquant que le musée de l’Histoire de Lyon plante un arbre de la paix avec Israël, qui est un régime de guerre. C’est un termine inacceptable », s’est emporté Jérôme Faynel, le président du collectif. Les forces de l’ordre ont sommé les militants de quitter la place où ils se trouvaient avant l’arrivée de l’ambassadrice. « Dans ces moments-là, j’ai honte d’être français », s’est insurgé Jean, militant anti-Israël. « Il y a chaque jour des répressions illégales et injustifiées, on met des enfants en prison et le gouvernement ne fait rien. Ne rien faire c’est accepter. Pire encore, on vient planter un arbre de la paix », continue-t-il.
De nombreuses pancartes réclamaient la libération de Salah Hamouri, franco-palestinien incarcéré en Israël depuis plus de six mois et cela « sans raison valable » selon les membres de Palestine 69. « A croire que les citoyens français ne sont pas tous égaux en fonction des pays où ils vivent. »
Le maire de Lyon dit entendre les revendications de ces militants, bien qu’il n’ait pas souhaité les rencontrer : « tout le monde peut s’exprimer, mais il ne faut pas aggraver la situation. Je pense qu’on a surtout besoin de sérénité en ce moment. » S’il n’a pas tenu à rencontrer les membres de Palestine 69 s’est parce que, selon lui, « ils me verront à priori comme un vendu. »
 

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