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MEMOIRE DES JUIFS DE FRANCE EN ISRAËL. C’était il y a huit ans. A l’époque Edouard de Rothshild devenait israélien. Édouard de Rothschild, né le 27 décembre 1957 à Neuilly-sur-Seine, membre de la famille Rothschild, est un homme d’affaires franco-israélien. Il est le fils du baron Guy de Rothschild et de la baronne Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt van de Haar, et le demi-frère de David de Rothschild, fondateur de la banque.
Hamodia : « Pour l’Agence juive, cela aurait pu être le « coup » de l’année : le baron Édouard de Rothschild a fait son alya la semaine dernière. Un événement, tant le nom de cette famille de banquiers est lié à l’histoire des communautés juives d’Europe et à l’implantation des premiers yichouvim en Eretz Israël à la fin du 19e siècle.Le lendemain de son arrivée, il a d’ailleurs été reçu par le président de l’État, Shimon Pérès, lié par une longue amitié avec son père décédé, Guy de Rothschild.
À 52 ans, le olé venu de France s’est installé dans sa maison de Kfar Shemaryahou, une communauté très huppée située au nord de Tel Aviv. « J’ai senti un côté très moderne et très entrepreneurial chez les Israéliens, malgré une équation du pays très particulière. J’y vois de vraies opportunités d’investissements dans les nouvelles technologies », a-t-il ainsi expliqué au Journal du Dimanche.À la tête d’une fortune estimée à 300 millions d’euros, celui qui est souvent considéré comme « l’excentrique » de la famille Rothschild a fait savoir qu’il ne passerait qu’une partie de l’année en Israël.
C’est donc depuis Paris qu’il continuera à s’occuper de ses affaires, notamment, le journal Libération dont il détient 38 % du capital. Très critique vis-à-vis de la politique israélienne, le quotidien n’a d’ailleurs pas consacré une ligne à l’alya de son actionnaire majoritaire, contrairement au reste de la presse française.Las, cette alya forte en symboles cache en réalité des motivations beaucoup plus prosaïques que le désir de lier son destin à celui de l’État hébreu. Passionné d’équitation – il préside France Galop, la société organisatrice de courses hippiques en France – Édouard de Rothschild y voit avant tout une opportunité d’intégrer l’équipe israélienne de saut d’obstacle à l’occasion des Jeux olympiques de Londres en 2010.
« J’ai pris la nationalité israélienne uniquement pour des raisons sportives », a-t-il d’ailleurs reconnu dans les colonnes du JDD. « J’espère intégrer l’équipe équestre du pays, n’étant pas assez bon pour participer à des concours internationaux en tant que Français ». Pour le baron de Rothschild, il s’agit donc bien de monter….mais à cheval ! »

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