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Deux professeurs de Lille 1, Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad, ont envoyé mercredi une lettre au président de l’université de Lille pour s’indigner d’une « manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie » d’Israël.  Des étudiants de la ville de Lille, dans le nord de la France, avaient prévu d’organiser un festival consacré à la découverte de la culture israélienne mais c’était sans compter sur la haine d’Israël de certains étudiants pro-palestiniens qui ont organisé une manifestation en marge d’un premier atelier culturel.

 

C’est à un appel de l’association France Palestine Solidarité (AFPS) et de professeurs de l’université de Lille que quelques dizaines de personnes ont répondu en perturbant une exposition photos et un cours d’hébreu qui avaient lieu sur le campus. Le festival, organisé par une quinzaine d’étudiants de l’Institut d’administration des entreprises, devait proposer pendant quatre jours des ateliers de découverte de la culture israélienne, notamment sa cuisine et sa musique.

 

L’association a finalement décidé d’annuler ce rendez-vous qui avait pourtant lieu dans le cadre de leurs études. « Les manifestants nous ont dit qu’ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d’arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela », a expliqué à l’AFP Gaëlle Robin, 22 ans, chargée des relations presse de l’association. « On était neutre, on a bien dit qu’il n’y avait rien de politique ni religieux », a-t-elle ajouté.

 

Mercredi 14 Février, une lettre signée de deux professeurs a été envoyée au président de l’université pour dénoncer le festival. « Autoriser une manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie de cet État (Israël) nous choque profondément », ont écrit Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad. « Monsieur le Président, aurions-nous accepté d’organiser une manifestation édulcorée sur l’Afrique du Sud, au temps de l’Apartheid et de Mandela en prison ? », ont-ils poursuivi. Selon l’AFPS, le festival mettait « en valeur l’État d’apartheid israélien en prétendant se placer sur le terrain culturel en occultant les crimes commis régulièrement par cet État colonial à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza ».

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