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Chants de combats et d’espoir. Un récital de Déborah Benasouli

Le campus francophone de Netanya a décidé d’inviter la chanteuse Déborah Benasouli pour apporter une touche musicale à son cycle de conférences sur le thème ”Pouvoirs et contre-pouvoirs”.

Le titre du récital annonce tout un programme: ”Chants de combats et d’espoir”. LPH a voulu en savoir plus.

 

Le P’tit Hebdo: Comment est née l’idée d’un tel concert?

Déborah Benasouli: Claude Brightman et Nicole Fahri sont venues me trouver pour me proposer d’intervenir dans le cycle ”Pouvoirs et contre-pouvoirs” du campus. L’idée qu’elles me proposaient était de mettre une touche artistique et musicale afin de toucher le public par un autre biais que celui des conférences.

Lorsqu’elles ont évoqué le thème qu’elles souhaitaient donner à ce récital, j’ai tout de suite été séduite.

 

Lph: Qu’est-ce qui vous a plu?

D.B.: Le sujet me parle beaucoup. Je suis avant tout une chanteuse de blues et de jazz. Ces deux musiques traduisent une envie de révolutionner le statut d’un peuple en souffrance. Elles ont beaucoup à apporter au niveau des émotions mais aussi de l’intellect. Le jazz est basé sur la créativité et l’improvisation. Il symbolise un peu ce que l’on vit en Israël: un pays dans lequel on ne peut pas s’endormir, où il faut toujours être en mouvement.

 

Lph: Est-ce le sens que vous donnez aux mots ”combats” et ”espoir”?

D.B.: Pour moi le combat c’est d’abord celui que l’on mène avec soi-même afin de donner le meilleur. L’espoir et le combat se rejoignent dans la notion d’action. Les chansons, la musique que j’interprète doivent susciter des émotions mais aussi de la réflexion et l’envie d’agir.

C’est pourquoi je chanterai des reprises d’auteurs engagés, des textes qui nourrissent l’espoir, celui qui donne envie d’aller plus loin, de passer à l’action.

 

Lph: Que pourra-t-on entendre le 4 mars au Campus Francophone de Netanya?

D.B.: Des airs connus comme Le Chant des Partisans ou le Déserteur. Des chansons de Boris Vian, Claude Nougaro, Barbara, Georges Moustaki. J’ai aussi voulu donner une touche afro-américaine, parce que cette musique m’est chère et qu’elle transmet des messages extrêmement importants. Ainsi, je reprendrai des chants interprétés par Nina Simone. Il y aura aussi des chants brésiliens et chiliens. Nous ferons un tour d’horizon et du monde des chants engagés.

 

Lph: Qui vous accompagnera sur scène?

D.B.: Je serai accompagnée de mon pianiste qui est avant tout, mon pilier, Yakov Muravin. Nous avons remporté ensemble récemment une compétition d’artistes de blues en Israël. Je chanterai aussi avec deux autres grands musiciens que j’apprécie énormément: Marcelo Nami, guitariste brésilien, avec lequel je ferai bientôt un duo à Jérusalem, et Ilya Magalnik, accordéoniste. Je dois aussi citer Sonia Soudri, qui bien qu’elle ne monte pas sur scène avec moi, joue le rôle de conseillère artistique et m’aide beaucoup pour que les représentations soient merveilleuses pour moi et surtout le public.

 

Concert le dimanche 04 mars à 20h

Campus Francophone de Netanya

Réservations: 09-8607898 / 09-8607417 / francophonie010@netanya.ac.il

 

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