Depuis dix ans, l’entreprise de télécommunications allemande Deutsche Telekom s’est investie auprès de l’université israélienne Ben-Gourion. Elle a créé un laboratoire de R&D : 160 chercheurs et étudiants y planchent avec les consultants du groupe sur les solutions de sécurisation des données de demain.
Faire de Beer Sheva la capitale mondiale de la cybersécurité – autrement dit, de la sécurisation des données et des systèmes d’information –, c’est le pari lancé en début d’année par l’État d’Israël qui a vu là un marché économique très prometteur sur le plan mondial, à même de servir ses intérêts civils et militaires.
La “Silicon Wadi” (le canyon de silicone), comme on l’appelle ici avec humour en référence à la Silicon Valley, s’articule notamment autour de l’université Ben-Gourion de Beer-Shev’a et passe par le redéploiement de quelque 10 000 militaires dans ce domaine d’activité.
Son centre de R&D au sein de l’université
Ce projet d’État a convaincu Deutsche Telekom (DT), qui cherche, comme tous les acteurs des télécoms, à développer ce segment. En 2004, le leader européen a ouvert au sein de l’université Ben-Gourion son premier centre de R&D hors d’Allemagne. Le but : tisser des liens entre recherche fondamentale et application industrielle, en particulier dans le domaine de la cybersécurité, notamment sur les mobiles et le système Android.
Depuis 2013, le laboratoire d’innovation Telekom (ou T-Labs) a déménagé à deux pas de l’université. Le groupe allemand reprend le concept du “T-Labs” déjà testé à l’université de technologies de Berlin : il intègre une entité privée à son enseignement et à ses activités de recherche. À Beer-Shev’a, il est situé dans un bâtiment flambant neuf qui accueille un incubateur d’entreprises, mais aussi les bureaux d’Oracle, d’IBM, ou encore de Lockheed Martin.
Source : http://www.letudiant.fr
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