Oct 29

ISRAELVALLEY. LÉGISLATIVES 2013: LES PARTIS POLITIQUES COURTISENT LA CLASSE MOYENNE. Les grandes formations politiques recrutent des candidats connus pour leur sensibilité sociale.

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Jacques Bendelac, à Jérusalem | Économie

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Le social s’invite dans la campagne électorale israélienne. Les partis politiques ont bien compris que pour courtiser les classes moyennes et les catégories les plus défavorisées, un discours sécuritaire ne suffit plus; il leur faut adopter aussi un discours social. Et pour être crédible, rien de mieux que de recruter des candidats qui sont connus pour leur sensibilité sociale, ou qui ont œuvré en faveur des Israéliens les plus déshérités: les meneurs de la dernière “révolte des tentes” (pour Avoda), une éducatrice (pour Yesh Atid), un ex-leader politique (pour Shas), etc. Au Likoud, la désertion du ministre qui était devenu un symbole social, est désormais occultée par la fusion avec la liste Israël Beiteinou.

Le social redevient donc à la mode à l’occasion dans la campagne électorale: la lutte que vont se livrer les grands partis pour chaque séduire les électeurs ne fait que commencer.

Avoda : les leaders de la “révolte des tentes”

Les travaillistes de l’Avoda auront leurs candidats sociaux. Ils ont convaincu deux leaders de la « révolte des tentes » de l’été 2011 de les rejoindre: il s’agit d’Itsik Shmuli, le président de l’Union des Etudiants, et de Stav Shafir dont la chevelure rousse ne passait pas inaperçue parmi les manifestants de l’avenue Rothschild. Les deux nouvelles recrues vont permettre à Shelly Yehimovitz, qui préside aux destinées d’Avoda, de présenter une liste de candidats plus jeunes et motivés.

La plateforme électorale des travaillistes reprendra donc les grands slogans de la révolte sociale de l’été 2011: un logement accessible pour tous, une santé publique meilleure, une protection sociale plus efficace, etc. L’éducation sera symbolisée par Hili Tropper, un directeur d’école et éducateur portant kippa, qui vient de rejoindre les rangs de l’Avoda.

Yesh Atid : une éducatrice et des rabbins

Le parti de l’ancien journaliste Yaïr Lapid (“Yesh Atid” – un futur existe) a fait appel à deux jeunes inconnues pour incarner les préoccupations sociales de ses électeurs potentiels: Adi Kol, qui a créé et qui dirige, à l’Université de Tel Aviv, le projet “Access for All” destiné à intégrer dans un cursus universitaire les enfants issus des classes défavorisés, et l’avocate Karine Elharar, qui dirige le département de l’aide juridique à l’université Bar-Ilan.

Par ailleurs, le parti de Yaïr Lapid va présenter, sur sa liste électorale, 3 candidats religieux parmi les vingt premières places. Parmi eux: le rav Shay Piron de Petah-Tikva, qui sera le numéro deux de la liste, et le rav Dov Lipman qui habite à Bet-Shemesh et qui a combattu la discrimination contre les femmes dans sa ville.

Shas : une direction tricéphale

Finalement, Arié Dérhy a rejoint les rangs de Shas. L’accord imposé par le Rav Ovadia Yossef permet aux trois leaders du parti de conduire la campagne électorale: Ariel Attias, Elie Yshaï et Arié Dérhy. Le retour sur la liste de Shas d’Arié Dérhy, écarté après sa condamnation pour corruption, va permettre de remettre en avant les slogans sociaux dont l’ex-leader du parti séfarade s’était fait le symbole lors de ses précédentes fonctions ministérielles.

Du reste, Arié Dérhy n’a pas attendu le lancement de la campagne pour mettre les points sur les i. Le jour même de son retour à Shas, il a annoncé la couleur sur la seconde chaîne de la télévision israélienne: « Israël est un pays à deux vitesses: ceux qui ont les moyens et ceux qui n’en ont pas » et d’ajouter: « nous voulons défendre ceux qui n’ont rien ». Le retour fracassant d’Arié Dérhy est un coup dur pour son rival de toujours, Elie Yshaï, l’actuel ministre de l’Intérieur: celui-ci comptait centrer sa campagne électorale sur l’expulsion des immigres clandestins, thème que rejette catégoriquement Arié Dérhy.

Likoud-Beiteinou : un économiste séfarade

Le parti de Benyamin Netanyahou vient d’embaucher un nouveau candidat: l’économiste Shlomo Maoz. Celui-ci apportera au Likoud autant son origine séfarade que son franc-parler pour défendre les Israéliens les plus défavorisés. Récemment, Shlomo Maoz avait critiqué “l’élite ashkénaze” de la finance et les “enfants gâtés” de la révolte sociale de l’été 2011. Il vient d’indiquer que son principal combat sera de s’attaquer à la crise de l’immobilier et de résoudre la pénurie de logement. La candidature de Shlomo Maoz va permettre au Likoud de faire face à la défection du ministre Moshe Kahlon, symbole social du gouvernement, qui a renoncé à se présenter aux prochaines élections législatives.

Entretemps, la fusion de la liste du Likoud avec celle d’Israël Beiteinou va conduire Benyamin Netanyahou et Avigdor Lieberman à choisir d’autres personnalités connues pour leurs convictions sociales. Au Likoud, deux ministres se posent en candidat social. Le premier est Sylvain Shalom, ministre du Néguev et de la Galilée, qui réside à Beer-Sheva: il estime que son expérience dans le développement de la périphérie lui donne un avantage sur tout autre candidat. Le second est Youval Steinitz, l’actuel ministre des Finances: il vient de déclarer qu’au cours des quatre dernières années, son ministère avait réalisé des transformations sociales de la plus haute importance comme l’école gratuite à partir de 3 ans, la revalorisation du salaire minimum, les soins dentaires gratuits jusqu’à 12 ans, etc.

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