ISRAELVALLEY. EN ISRAËL, L'IMAGE ECONOMIQUE DE LA FRANCE SE DETERIORE. L'agence de notation Standard & Poor's a dégradé la note de trois banques françaises dont BNP Paribas.
Les temps changent. Il est bien difficile de convaincre les investisseurs israéliens de placer de l’argent en France où d’y investir. Les médias économiques israéliens rapportent de plus en plus souvent les difficultés de la France dans le contexte européen et sous la Présidence de François Hollande (chômage en hausse, charges salariales et déficits de la sécurité sociale, grèves à répétition, couacs du Premier Ministre et de l’équipe gouvernementale, sécurité des juifs de France, un sentiment anti-israélien dans certains milieux, l’affaire des entrepreneurs-pigeons"…).
Auparavant le système bancaire Français était considéré comme exceptionnellement solide par les milieux d’affaires israéliens. Lorsque BNP Paribas a réduit de manière incompréhensible son staff et ses activités en Israël (alors que HSBC a continué sa progression) les milieux d’affaires israéliens ont commençé à s’intéresser plus particulièrement aux difficultés du secteur bancaire Français. Il faut le reconnaître, depuis quelques mois les banques Françaises n’ont plus la même allure.
Selon le Figaro (1) : "L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note de trois banques françaises dont BNP Paribas (de «AA-» à «A+») et Cofidis de («A-» à «BBB+»). Neuf autres banques ont vu leur note inchangée mais leur perspective passer à négative, dont BPCE, Crédit agricole, Crédit foncier, Crédit mutuel, La Banque Postale et Société générale.
Globalement, précise l’agence, le secteur bancaire français reste dans le groupe 2 de ses évaluations de l’ensemble des banques du monde (sur 10 groupes, le groupe 1 étant le plus fort). Toutefois, S&P estime que le «risque économique» sous lequel les banques françaises opèrent s’est accru, «laissant ces dernières plus exposées à une récession potentiellement plus forte en eurozone».
Selon l’agence, la France n’est plus dans une phase «d’expansion économique», ce qui devrait entraîner une stabilisation du volume des prêts et une croissance économique «proche de zéro» en 2013 et 2014. De plus, elle considère que le marché de l’immobilier est entré en «phase de correction», mais de manière «limitée». Certes, S&P prévoit une baisse des prix de l’immobilier de 10 à 15% sur les deux trois prochaines années, mais elle juge que «l’impact sur les banques et sur l’économie en général devrait être relativement limité». En effet, les critères de souscription des banques restent «relativement conservateurs», selon l’agence.
Au détour de son communiqué, on peut lire cette phrase lourde de sous-entendus: «nous continuons à juger l’économie française globalement stable mais sa résistance aux chocs extérieurs s’est réduite». Ainsi, l’agence rappelle que le pays doit supporter «le fardeau d’une dette publique élevée». La crise de la zone euro continue également d’aggraver les chiffres du chômage et de réduire la compétitivité de l’Hexagone, indique-t-elle. Par conséquent, «ce contexte économique exercera une pression sur la croissance des recettes des banques françaises en 2012-2013». Par Cyrille Lachèvre
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