Oct 22

ISRAELVALLEY. LES ISRAÉLIENS VIVENT AU-DESSUS DE LEURS MOYENS: un ménage israélien dépense 13% de plus qu’il ne gagne. L'économie noire expliquerait l’écart entre revenu et dépense.

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Jacques Bendelac, à Jérusalem | Économie

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MYSTÈRE – On s’en doutait, mais on en a maintenant la preuve. À quelques jours d’intervalle, l’institut israélien de la statistique a publié deux chiffres qui résument la situation socioéconomique de l’Israélien moyen: en 2011, un ménage a dépensé 13.967 shekels par mois, soit 2.800 euros. Jusque là, rien d’anormal, sauf que le revenu net moyen du même ménage israélien se montait, la même année, à 12.345 shekels, soit 2.500 euros. Autrement dit, une famille israélienne moyen dépense chaque mois 1.622 shekels de plus qu’elle n’en gagne (ou 300 euros). L’écart entre les dépenses et les revenus des ménages est donc de 13%, ce qui n’est pas négligeable, surtout lorsque cette somme s’accumule de mois en mois.

Cet écart, apparemment inexpliqué, peut avoir plusieurs origines: logiquement, on pourrait estimer que les ménages puisent dans leur épargne pour financer leurs dépenses en période de crise. Or, l’explication la plus répandue est ailleurs: beaucoup d’Israéliens ne déclarent pas une partie de leur revenu pour échapper à la fiscalité.

Les revenus diminuent

La première cause de cet écart inattendu réside dans le fait que les revenus diminuent sans que cela n’entraîne une baisse parallèle de dépenses: pour la seule année 2011, l’institut de la statistique a calculé que le revenu moyen des ménages a diminué de 1,7% en termes réels par rapport à 2010. En revanche, les dépenses sont restées sans changement d’une année à l’autre, d’où l’écart qui se creuse.

L’érosion du pourvoir d’achat ne touche pas tous les catégories sociales avec la même ampleur. En 2011, les travailleurs indépendants ont perdu 3,9% de leur pouvoir d’achat, alors que les salariés ont vu leur revenu baisser de 2,4% “seulement”. Du reste, les inégalités dans la répartition du revenu sont criantes: en 2011, les 20% d’Israéliens les plus riches accaparaient près de 40% du revenu national et ils n’avaient pas de problème pour boucler les fins de mois. En revanche, les 20% d’Israéliens les plus pauvres se contentaient de 7% du revenu national, ce qui les entraîne dans un découvert bancaire permanent.

Les dépenses se maintiennent

En 2011, un ménage israélien a dépensé 13.967 shekels par mois, soit sans changement en termes réels par rapport à 2010. Malgré la baisse de son revenu net, l’Israélien a donc maintenu sa dépense au même niveau que l’an passé. Il est vrai que certaines dépenses des ménages sont incompressibles, comme le logement, ce qui ne leur permet pas toujours d’ajuster immédiatement leurs dépenses à leurs revenus.

L’an passé, le logement était toujours le principal poste de dépense du ménage israélien: il absorbait le quart du budget familial. Vient ensuite le poste des “transports et télécommunications” qui représente 20,1% des dépenses familiales. Désormais, un ménage israélien ne consacre que 16% de son budget à l’alimentation.

L’économie noire se développe

Dissimuler est un sport national: voila la seconde explication la plus probable de l’écart persistant entre revenu et dépenses. L’économie noire, ou la Kalcala Shrora, prend des proportions importantes en Israël. Ce phénomène n’est pas nouveau: en 1975 déjà, la fameuse commission Ben-Shahar, chargée de proposer une réforme de la fiscalité, décelait un écart inexpliqué entre les revenus déclarés aux services des impôts et ceux mesurés par les statistiques de la comptabilité nationale. Cet écart, qui correspondrait aux revenus non déclarés, représentait 6,6% du revenu national en 1973. A en croire les chiffres que vient de publier l’institut de la statistique pour 2011, ce sont dorénavant 13% des revenus des ménages qui ne seraient pas déclarés au fisc.

Il est indéniable que l’économie noire (fraude fiscale et travail non déclaré) en Israël représente un secteur important de l’activité humaine. Le décalage entre la richesse visible et celle qui est saisie par les statistiques officielles semble même plus large qu’ailleurs. Aujourd’hui, les vagues de consommation (comme voitures et appareils électroménagers) ne semblent pas toujours compatibles avec un salaire moyen qui stagne. Il semble donc que le développement de l’économie souterraine soit une réaction de la société civile aux méfaits de la crise et à la l’érosion du pouvoir d’achat qu’Israël connaît au cours des quatre dernières années.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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