Oct 15

ISRAELVALLEY. ÉLECTIONS LÉGISLATIVES: UNE "ÉCONOMIE ÉLECTORALE" EST PRATIQUÉE DEPUIS DÉJÀ UN AN: accords salariaux avantageux, réformes populistes, allégements fiscaux, etc.

Authors picture

Jacques Bendelac, à Jérusalem | Économie

Headline image

Alors que le gouvernement vient de fixer la date des élections anticipées au 22 janvier prochain, il n’y aura pas d’économie électorale en Israël cette année, et pour cause: l’économie électorale a déjà commencé il y a un an, soit bien avant l’annonce officielle de la tenue d’élections anticipées.

Au cours de l’année écoulée, le gouvernement israélien, dirigé par Benyamin Netanyahou, a pris des mesures qui pourraient être qualifiées d’électorales. Dans le système politique israélien, la pratique de l’économie électorale est devenue une tradition à laquelle aucun gouvernement n’échappe: les ministres sortants ont l’habitude d’appâter les électeurs en adoptant des mesures populistes qui coûtent cher aux caisses de l’Etat. Mais cette fois-ci, le gouvernement a pris de l’avance sur le calendrier électoral: il y a belle lurette que l’économie israélienne a revêtu ses plus beaux habits d’économie électorale. En voici quelques illustrations.

Accords salariaux : qui paiera ?

Durant la campagne électorale qui durera environ trois mois, l’économie israélienne va entrer en hibernation: depuis plus d’un an, le gouvernement mène une politique économique qui a toutes les caractéristiques d’une économie électorale: les dépenses publiques ont augmenté sans que des recettes fiscales n’aient été prévues en contrepartie. Résultat: depuis le début de 2012, le déficit public a doublé, comparé à celui de l’année précédente. De janvier à septembre 2012, le déficit public a atteint 19 milliards de shekels (4 milliards d’euros), contre 10 milliards de shekels au cours des trois premiers trimestres de 2011.

Un des domaines de la gestion des fonds publics, qui a de forts relents d’économie électorale, concerne les accords de salaires signés ces derniers mois et qui vont coûter à l’Etat 7,2 milliards de shekels en 2013 (1,5 milliard d’euros). Il s’agit de la revalorisation du traitement des fonctionnaires de 2,75%, du relèvement du salaire minimum de 11% en un an et demi, de l’augmentation du salaire des médecins hospitaliers, de l’amélioration des conditions de travail des salariés intérimaires, etc. Si toutes ces relèvement de salaire sont justifiés, il reste qu’ils tous ont été accordés sous la pression de grèves, sur une période très courte et sans contrepartie budgétaire, ce qui se traduit par une aggravation du déficit public.

Réformes : des chèques sans provision ?

Autre mesure emblématique prise récemment par le gouvernement, mais dont le financement reste problématique: l’école gratuite pour les 3-4 ans. Adoptée dans le cadre de la commission Trajtenberg, la gratuité des jardins d’enfants permet d’améliorer le pouvoir d’achat des jeunes couples de toutes les classes sociales. En revanche, cette mesure n’a pas été financée, comme promis, par une coupe dans le budget militaire: une coupe transversale de 5% a été effectuée dans quasiment tous les ministères civils, remettant à l’ordre du jour l’adage bien connu en Israël: « Il n’y a pas de repas gratuit ».

Certes, au cours de la campagne électorale, le gouvernement ne manquera pas de rappeler les mesures qu’il a prises pour améliorer le niveau de vie des Israéliens de toutes conditions. Par exemple: la gratuité des soins dentaires pour les enfants jusqu’à 12 ans, la réforme de la téléphonie mobile qui a permis d’abaisser sensiblement la facture mensuelle des Israéliens, ou encore l’ouverture des frontières aux importations de produits alimentaires pour faire baisser les prix au consommateur. En revanche, le gouvernement se gardera de mentionner le relèvement de la TVA d’un point, le relèvement de l’impôt sur le revenu de 1%, l’augmentation des taxes sur les cigarettes et alcools, la dévalorisation des prestations sociales, etc.

Impôt sur les sociétés : des allégements injustifiés ?

Dernier exemple en date de « cadeau fiscal »: les allégements fiscaux sur le revenu imposable des grandes sociétés, israéliennes et multinationales. Le ministre des Finances vient de décider d’instituer un taux réduit de l’impôt sur les bénéfices qui seront transférés en dehors d’Israël; un projet de loi en ce sens a déjà été déposé à la Knesset. Cette décision controversée revient donc à réduire de moitié l’impôt que les sociétés multinationales, installées en Israël, doivent verser au trésor public lorsqu’elles exportent leurs profits à l’étranger.

On dénombre aujourd’hui en Israël environ 2.000 entreprises multinationales qui auraient accumulé un “butin” impressionnant de 120 milliards de shekels (25 milliards d’euros). Plus de la moitié de ces profits appartient à cinq ou six grandes sociétés, comme Intel, Motorola, Iscar ou Check Point, ainsi qu’à quelques entreprises israéliennes qui possèdent des filiales à l’étranger, comme Teva ou Israel Chemicals. Dorénavant, toutes ces entreprises pourront réduire de moitié environ l’impôt dû à l’Etat et donc réaliser une jolie plus-value sur le dos des finances publiques: le manque-à-gagner pour les caisses de l’Etat se monteraient à plusieurs milliards de shekels.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

SPÉCIAL – Le Hamas a déjà perdu la guerre économique: l’opération Tsouk Eitan marquera le début d’un grand bond en arrière pour l’économie de Gaza. Si le conflit israélo-gazaoui n’est pas encore conclu, une chose est déjà sûre : le Hamas a déjà perdu la guerre économique dans la bande de Gaza. Son infrastructure souterraine est détruite et ses sources de revenus sont taries. Mais les destruc...

Jacques Bendelac | Économie

Selon Globes et l'Israel Hotel Association, les pertes estimées sont de 500 Millions $ pour le secteur touristique israélien et plus particulièrement les hôtels. En effet, depuis le début du conflit les hôtels ont connu une chute de la fréquentation de près de 40% avec une perte enregistrée de 100 Millions $. Cett...

Lionel Bobot | Économie

Des scientifiques israéliens ont perfectionné une méthode qui utilise les infrastructures des téléphones mobiles pour créer une mesure météorologique plus précise. Cette méthode a déjà prouvé qu'elle pouvait produire un meilleur suivi des précipitations, qui peut être utilisé pour donner un préavis sur les dangers des conditions météorologiques comme sur les inondations. Cette découverte acc...

Iddo Genuth (i24News) | Économie

Au travers des images de la télévision, et avec un regard attentif, on peut s'en rendre compte. Sans aucun doute, cet activiste du Hamas qui rencontre un homme politique européen de premier plan est habillé avec un costume qui coûte plus de 2 000 euros sur les Champs-Elysées. Sa montre est une Rolex. Sa cravate st en soie. Ses chaussures des Westons. Lorsque un organe de presse comme Globes ...

Dan Rosh | Économie

Habituellement, lorsque les balles pleuvent, les risques augmentent et les traders réagissent. Cette fois, les choses sont différentes, mais la protection du shekel par le Dôme de Fer n'est pas la seule raison. Si l'on étudie attentivement la volatilité du shekel face au dollar américain le mois dernier, il n'y a rien d'inhabituel. Étrange? Depuis que le shekel est devenu une monnaie lib...

Avner Myers | Économie

La plupart des grandes compagnies internationales, comme Air France, ont mis un arrêt a tout vol vers Israël. Premier impact immédiat et majeur sur l'économie de l'Etat Hébreu : l'arrêt des visites des touristes étrangers dans les hôtels du pays. Des millions d'euros de pertes pour toute une industrie qui se voit obligée de se séparer d'une grande partie de son personnel. Deuxième impact : a...

Jonathan Friedman (Tel Aviv) | Économie

La banque privée basée à Zurich Julius Baer a annoncé lundi son intention d'acheter les activités de banque privée de la Banque Leumi au Luxembourg et en Suisse. Le deal porterait sur une somme de 70 millions de francs suisses (78 millions de dollars). Julius Baer est actuellement soumis à une enquête des autorités américaines qui soupçonnent la banque suisse d'aider de riches Américains à...

Avner Myers | Économie

Selon Globes et l'Israel Hotel Association (Association des Hoteliers d'Israel), 30 à 40% d'annulation de séjours de touristes étrangers dans les hôtels a été enregistré depuis le début de la crise en juillet. Cette chute se fait sentir notamment dans le Sud du pays mais aussi a Tel Aviv (-30%). Pour le Directeur de l'Israel Tourist and Travel As...

Lionel Bobot | Économie

Des chiffres publiés par le journal turc Zaman samedi, citant l'Institut turc de statistique, révèlent que, malgré la position officiellement anti-israélienne envers Israël, les échanges commerciaux entre les deux pays fleurissent - et cette croissance devrait se poursuivre cette année. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays du Moyen-Orient a atteint plus de 5 milliards de do...

i24News | Économie

Mauvaise passe pour une des grandes banques israéliennes qui durant des années à tenté de valoriser dans ses publicités clinquantes son réseau international. BANQUE. Changement majeur dans la stratégie de la Banque Leumi en Europe. La Banque Suisse Julius Baer devrait racheter la Banque Leumi de Genève. Plus de 100 employés de la banque israélienne vont perdre leur job. Les ennuis de la Leu...

Eyal Friedman (Tel Aviv) | Économie

Mais l'offensive terrestre va sérieusement augmenter la facture pour les industriels. L'Association des Industriels d'Israël (MAI : Manufacturers Association of Israel) indique que le sud du pays a payé le plus lourd tribut. 60% des pertes ont cependant pour origine d'autres zones géographiques. Une hausse des achats en ligne a été enregistrée chez les habit...

Avner Myers | Économie

Les opérations menées par Tsahal dans la Bande de Gaza vont accélérer le ralentissement économique qui menaçait déjà Israël avant le déclenchement du conflit. La prolongation des opérations militaires paralyse l’activité économique du Sud du pays : commerce, artisans, PME, usines, etc., des milliers de professionnels sont privés de ressources depuis le début du conflit. *PERTES ÉCONOMI...

Jacques Bendelac | Économie

La croissance des commandes sur internet avec livraison à domicile atteint plus de 40% depuis le début du conflit. Imaginez la situation que vivent de nombreux israéliens. Vous habitez Beersheva où Ashdod et vous souhaitez avoir votre réfrigérateur plein. Mais la situation sécuritaire vous "interdit" de sortir de chez vous pour faire vos emplettes. Vous pouvez toujours commander vos denrées...

Eric Shiran (Tel Aviv) | Économie

D’habitude peu enclins aux états d’âme, c’est avec une certaine nostalgie que les économistes israéliens font le point sur l’agriculture de l’Etat hébreu. La raison ? Alors qu’en 1949, l’agriculture générait 12 % du PIB et 65 % des exportations israéliennes, en 2011 celle-ci ne représentait plus que 1,7 % du PIB et 2 % du total des exportations. Cette diminution des chiffres ne signifie pas...

David Jortner | Économie

Six entreprises israéliennes ont fait leur entrée sur le plus grand marché boursier américain en 2014. Elles ont levé en cumulé plus de 500 millions de dollars lors de leur introduction. A la même période en 2013, seules deux sociétés israéliennes avaient menées cette opération financière pour une cotation de titres d'un montant total de 77 millions de dollars. Kite Pharma, une société amér...

Avner Myers | Économie