ISRAELVALLEY. LE SOMMET DE LA HONTE : ISRAËL NE FAIT TOUJOURS PAS PARTIE DE LA FRANCOPHONIE. Le 14e sommet des pays de langue française se tient samedi et dimanche en République démocratique du Congo.
Le 14e sommet des pays de langue française se tient samedi et dimanche en République démocratique du Congo sans Israël. Personne n’osera dire en séance publique que le fait qu’Israël ne fasse pas partie des pays membres à part entière de la francophonie est un vrai scandale. Abou Diouf avec sa “grandeur” à l’habitude d’enterrer les dossiers qui gènent. A Jérusalem, selon nos interlocuteurs : “la diplomatie israélienne à d’autres sujets plus importants à régler”.
Dans IsraelValley récemment : "L’Etat Hébreu, non invité comme Etat Membre au Congo, fait partie de certaine commissions, mais, malgré tous les efforts d’hommes politiques francophones, rien n’y fait.
Les israéliens sont écartés malgré ses 20% de francophones alors que son voisin, l’Egypte y adhère avec 2% sans oublier l’Albanie et les Iles Seychelles avec moins de 1%. Que faire ? Une expression en hébreu résume bien les choses sous l’angle israélien : “haval a la zmane” (dommage de perdre de perdre du temps sur un dossier qui n’en vaut pas la peine).
En France tout le monde sait que la “francophonie officielle” ne porte pas trop dans son coeur Israël. Le mot d’ordre des politiques Français qui promettent souvent “aux bons amis israéliens que nous aimons beaucoup” pourrait être : “Rien ne presse, soyez calmes et résignés”. Selon Jacques Benillouche : “La France, marraine de cette organisation, déçoit en faisant preuve de retenue et en se cachant derrière l’alibi des statuts”.
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Selon la presse Française (1) : "Sur fond de tensions politiques, l’enjeu est d’anticiper la place du français dans les années à venir. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) organise son 14e sommet, samedi et dimanche, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Rassemblant soixante-quinze États et gouvernements, cet organisme est né en 1970 à l’idée de dirigeants du Sud, parmi lesquels le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Tunisien Habib Bourguiba. Il se donne pour mission d’organiser « les relations politiques et de coopération entre les États ayant en partage l’usage de la langue française et le respect des valeurs universelles ». Autrement dit, de promouvoir l’usage du Français et d’améliorer le développement de ses pays membres.
Le rendez-vous de Kinshasa
Le week-end prochain, une vingtaine de chefs d’États et de gouvernement se réuniront en RDC. L’actuel secrétaire général, Abdou Diouf, présentera le bilan de son action depuis 2010, date de sa réélection, et ses prochains objectifs. Ce sommet se tient pour la première fois dans le pays francophone le plus peuplé du monde avec 69 millions d’habitants, et vingt et un ans après un rendez-vous manqué dans la même ville. En 1991, le sommet prévu à Kinshasa s’était finalement déroulé à Paris, en raison des exactions commises par le dictateur Mobutu Sese Seko.
Cette année sonne donc comme une revanche pour la RDC, même si la situation est loin d’être tranquille. L’opposition a appelé à des manifestations visant à dénoncer les conditions troubles de la réélection, en 2011, du président Joseph Kabila.
D’autre part, les déclarations de François Hollande, mardi, qui a jugé « inacceptable » la situation en RDC « sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition », ont aussi contribué à accentuer les tensions existantes. Le président français – qui sera interviewé ce soir sur RFI, TV5 Monde et France 24 à la veille de son premier déplacement en Afrique – a également irrité certains habitants de Kinshasa en décidant de ne pas passer la nuit dans leur ville.
L’avenir de la Francophonie
Le secrétaire général de la Francophonie entend pourtant mettre ces différends politiques de côté. « On n’est pas là-bas pour célébrer un homme, mais pour rendre hommage à la RDC et à tous les peuples d’Afrique centrale », a rappelé Abdou Diouf, ajoutant que « l’Afrique va être le futur de la Francophonie ». À l’heure où le Français recule dans certains pays (voir ci-dessous), le secrétaire général mise sur une « scolarisation universelle » qui permettrait d’assurer une présence durable du français en Afrique centrale.
Sur les 220 millions de francophones que revendique l’OIF, plus de 96 millions sont africains. L’Afrique et le Moyen-Orient représentent ainsi plus de 50 % des locuteurs français en 2010, contre 40 % pour l’Europe. L’Amérique n’en comptabilise que 8 %, l’Asie 1 %. « En 2050, d’après nos études, nous serons 715 millions de francophones et 85 % seront en Afrique », estime Abdou Diouf, tandis que l’Europe n’en représenterait plus que 12 %. La RDC constituerait alors la « colonne vertébrale » de la Francophonie, avec une population qui devrait atteindre 150 millions".
Blandine LE CAIN.
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