Oct 9

ISRAELVALLEY. PORTRAIT DU NOUVEAU PRIX NOBEL 2012. DANS LE JOURNAL LE MONDE, "LE PROF SERGE HAROCHE, EST NE D'UN PERE JUIF MAROCAIN, ET D'UNE MERE D'ORIGINE RUSSE".

Authors picture

IsraelValley Desk | Économie

Headline image

Le Prix Nobel 2012, le Professeur Serge Haroche a eu l’occasion d’inviter dans son laboratoire à Paris le très brillant Professeur Asher Peres du Technion Institute (Haifa), disparu en 2005. Une conférence avait été même réalisée il y a une dizaine d’années sur le thème : " L’information quantique et la relativité".

Récemment, le profil du Prix Nobel 2012 avait été fait par le journal “Le Monde” dans l’une des ses éditions : "Serge Haroche a été récompensé du prix Nobel de physique 2012, avec l’Américain David Wineland, pour ses travaux en optique quantique.

Dans son bureau de l’Ecole normale supérieure (ENS), un tableau couvert de schémas et de formules bizarroïdes. Lui parle de peinture, d’opéra. Ses autres passions. Entre la science et l’art, il sent des “résonances”. L’une et l’autre produisent “des choses mystérieuses”. L’astronomie de Galilée est soeur des clairs-obscurs du Caravage. Profitant d’un congrès scientifique à Vienne, il vient de revoir les toiles de Schiele et de Klimt. L’"effervescence" et l’"inquiétude" qui les habitent sont les mêmes que celles qui entourent l’éclosion de la physique quantique, dans l’Europe tourmentée du début du XXe siècle.

Serge Haroche ne regarde pas la réalité avec les mêmes yeux que nous. Pour lui, une chose n’est pas blanche ou noire. Elle peut être simultanément blanche et noire. Mieux, elle ne se trouve pas ici ou là, mais peut-être à la fois ici et là. Chez lui, une porte n’est pas ouverte ou fermée. Elle peut être en même temps ouverte et fermée, aux deux extrémités de la pièce. Auprès de lui, un être n’est pas vivant ou mort. Il peut être dans le même temps vivant et mort, quelque part et ailleurs… Bienvenue dans le monde déroutant de la physique quantique !

Dans cet univers paradoxal, où les certitudes sont aléatoires et les vérités contre-intuitives, un fait reste sûr : ici et maintenant, Serge Haroche est le lauréat de la médaille d’or du CNRS, la plus prestigieuse distinction scientifique française. Retour dans le monde normal.

Cheveu noir piqué de blanc, veste sombre sur chemise claire, geste ferme et verbe fluide, le chercheur n’a pas son pareil pour vous prendre par la main et vous guider, un “passeur d’idées”, disent ses collègues, de l’un à l’autre de ces deux mondes. L’expérience est aussi radicale que le passage de l’impressionnisme au cubisme. D’un côté, les lois de la physique classique, qui décrivent la nature à notre mesure et à celle, plus grande encore, des planètes et des galaxies. De l’autre, les principes de la physique quantique, qui s’appliquent aux atomes, aux particules élémentaires et à l’infiniment petit.

A cette échelle, explique-t-il, la matière peut être en “superposition”, dans plusieurs niveaux d’énergie à la fois. Et, du fait de sa double nature de corpuscule et d’onde, être localisée en différents endroits. La diablerie est que toute intervention extérieure – à commencer par une mesure scientifique – lève l’ambiguïté, en forçant la matière à adopter un état ou une position unique. C’est la “décohérence”. Voilà pourquoi, dans la vie courante, où un corps est soumis à l’influence de son environnement, les états superposés sont si fugaces qu’ils sont insaisissables. En sorte qu’une chose est soit blanche soit noire, une porte tantôt ouverte et tantôt fermée, un être jamais mort-vivant.

La superposition et la “décohérence”, Serge Haroche les a connues enfant. Né à Casablanca d’un père juif marocain, avocat, et d’une mère d’origine russe, enseignante, il quitte le Maroc à 12 ans, quand le pays obtient son indépendance. Sa famille préfère ses attaches avec la France, tissées par ses grands-parents, directeurs de l’Alliance française.

Reçu major à l’X, il opte, plutôt que pour une carrière de grand capitaine d’industrie ou de grand commis de l’Etat, pour la recherche, à Normale-Sup l’ENS. Il s’intéresse aux interactions entre atomes et rayonnement : une façon de “comprendre le monde au niveau le plus fondamental, puisque toutes les informations que nous recevons de notre environnement passent par la lumière”. C’est l’époque, les années 1960, où la science optique vit une révolution, où les physiciens apprennent à piéger et à manipuler la matière avec la lumière. Sa thèse portera sur “l’atome habillé”, jolie formule décrivant comment une particule interagit avec les grains de lumière (les photons) qui l’entourent.

ll est à l’école des meilleurs : Alfred Kastler (Nobel de physique en 1966), Jean Brossel, Claude Cohen-Tannoudji (Nobel en 1997). Recruté au CNRS à 23 ans, il est bientôt nommé professeur à l’université Pierre-et- Marie-Curie. La physique quantique n’en est plus à ses balbutiements, la théorie est solidement établie. Ce qui est nouveau, c’est que les outils modernes permettent de la vérifier.

Les grands anciens, Einstein, Bohr et les autres, en étaient réduits à des “expériences de pensée” virtuelles. Comme celle, fameuse, de Schrödinger, où un chat est suspendu entre la vie et la mort. Serge Haroche, lui, réussit à apprivoiser atomes et photons. Il parvient à mettre en boîte une superposition quantique et à suivre en temps réel sa perte de cohérence. Puis à détecter un photon sans le détruire : un tour de force, puisqu’un grain de lumière disparaît aussitôt qu’il est vu par notre oeil ou par un capteur, qui le transforment en signal chimique ou électrique.

Son laboratoire, un caveau au sous-sol de l’ENS, a tout de l’atelier du bricoleur, bardé de tuyaux, de tubes et de cylindres enveloppés de papier aluminium. Mais il recèle un bijou de technologie. Un boîtier aux parois ultraréfléchissantes, refroidi à une température proche du zéro absolu, où un photon peut être emprisonné suffisamment longtemps – 13 centièmes de seconde, le temps de rebondir plus de 1 milliard de fois et de parcourir 40 000 km, soit la circonférence de la Terre – pour provoquer un infime décalage dans le battement (la transition entre deux niveaux d’énergie) d’atomes injectés, à la queue leu leu, dans le réceptacle. Et manifester ainsi son existence. “Un travail collectif”, insiste Serge Haroche, impossible sans l’équipe constituée avec deux de ses anciens élèves, Jean-Michel Raimond et Michel Brune.

L’Electrodynamique quantique en cavité, dont il est l’un des chefs de file, pourrait déboucher sur les systèmes d’information et de cryptage de demain. Mais, à ses yeux, “la recherche ne se justifie pas par ses retombées économiques, comme le système d’attribution des crédits pousse à le faire”. Il s’agit, pense-t-il, “d’une marque de culture et de civilisation, aussi noble que l’art”.

Voilà pourquoi un gouvernement devrait “favoriser la recherche fondamentale”. Ne pas décourager “l’enthousiasme des jeunes chercheurs” par des conditions matérielles “misérables”. Et “mettre beaucoup d’argent dans la formation”. Une tâche prioritaire qui, à l’heure où se développe “un inquiétant esprit antiscientifique”, fait des enseignants “les dépositaires, bien plus que les banquiers, de la richesse d’un pays”.

Loin de s’enfermer dans sa cavité d’ivoire, Serge Haroche possède, de l’honnête homme, “la curiosité pour ses semblables, la hauteur de vue, et l’humour”, disent ses proches. Il le doit pour beaucoup, dit-il, à son épouse, anthropologue et sociologue. La superposition quantique ne manque finalement pas de cohérence". Pierre Le Hir (Copyrights Le Monde)

Israël est déjà saturé de centres commerciaux: pourquoi alors construire un centre commercial supplémentaire, dans le point le plus bas au monde? Un centre commercial est en construction à proximité de la Mer morte, le point le plus bas au monde : ouverture prévue en août 2017. Or Israël est un pays saturé de centres commerciaux : ce qui n’empêche pas les projets de centres com...

Jacques Bendelac | Économie

Des inventions développées dans le laboratoire du professeur israélien Amir Amedi, seront bientôt commercialisées et donneront des capacités sans précédent aux personnes souffrant de handicap visuel. Dans le laboratoire du professeur Amir Amedi, mondialement renommé pour ses recherches sur le cerveau et le multisensoriel à l’Université hébraïque de Jérusalem, les personnes s...

IsraelValley Desk | Économie

Le programme EastMakers, un nouvel incubateur se concentrant sur l'Internet des Objets (IdO) et le hardware, a été lancé lors d'un événements sur le campus Google à Tel-Aviv. Le programme est une collaboration entre StartupEast, un incubateur vieux de trois ans qui aide les entreprises israéliennes sur les marchés asiatiques, et MakeMountain, un incubateur basé à Shenzen qui aide l...

IsraelValley Desk | Économie

Une nouvelle loi israélienne interdit au propriétaire d’une banque privée de détenir une participation dans une compagnie d’assurance. Il est rare qu’une banque israélienne soit proposée à la vente, au plus offrant ; c’est le cas aujourd’hui de la banque Igoud (dite aussi Union Bank), la cinquième banque du pays derrière les banques Leumi, Hapoalim, Mizrahi-Tfahot et Disco...

Jacques Bendelac | Économie

La banque Hapoalim ferme son bureau de Genève dans le cadre d'un redimensionnement de ses activités de banque privée. Ce site rassemble vingt-cinq collaborateurs. Les consultations avec les personnes concernées sont en cours, a expliqué lundi l'établissement, sans toutefois préciser si toutes seraient congédiées. Hapoalim va maintenir sa présence à Zurich, où le nombre d'employé...

IsraelVallley Desk | Économie

Jérusalem - Israël a donné mardi son feu vert à la vente de deux champs gaziers, dont les réserves sont estimées à 60 milliards de m3, à la compagnie grecque Energean, a annoncé le ministre de l'Energie Youval Steinitz. L'exploitation de ces deux champs, baptisés Karish et Tanin, avait été attribuée dans un premier temps à un consortium formé par la compagnie américaine Noble...

IsraelVallley Desk | Économie

On croyait qu’Internet liquiderait les achats réalisés sur l’écran de télévision ; pourtant, la chaîne israélienne de téléachat se porte bien. 100 millions de shekels : c’est le chiffre d’affaires annuel réalisé par la chaîne israélienne de téléachat en continu, soit l’équivalent de 23 millions d’euros. Les Israéliens sont encore nombreux à choisir leur équipem...

Jacques Bendelac | Économie

FIMI fonds Opportunity, contrôlés par Ishay Davidi, et le plus important fonds de capitaux privés d'Israël, a annoncé vendredi qu'il avait signé un accord pour l'acquisition de la société de sécurité G4S Israël (anciennement Hashmira) pour un montant estimé à 425 millions de NIS. "Globes" a rapporté les négociations entre les deux parties il y a trois mois. G4S Israël emploie...

IsraelVallley Desk | Économie

Le bénéfice brut de la société israélienne d'eau minérale Ein Gedi a atteint 63% des ventes au cours des neuf premiers mois de 2016. Pourquoi le prix de détail de l'eau minérale en Israël est-il deux fois plus cher qu’en Europe? La réponse peut être déduite de l’état financier de Kerur Holdings Ltd., qui révèlent la marge bénéficiaire extrêmement élevée de la sociét...

Ilanit Hayut | Économie

La fronde des députés de la majorité s’amplifie : le débat en commission des Finances a été suspendu en raison de dissensions internes. Coup de théâtre en fin de semaine à la Knesset : Moshé Gafni (Judaïsme de la Thora), le tout puissant président de la commission des Finances, a reporté sine die tous les débats prévus cette semaine sur les mesures fiscales prévues dans l...

Jacques Bendelac | Économie

DKSH, groupe proposant des services aidants à l’expansion de marché en Asie, et dont le siège est à Zurich (Suisse), a conclu un accord avec la société ICL (Israel Chemicals Limited) Advanced Additives concernant les produits de protection anticorrosion. La division Performance Materials commercialisera et livrera au Japon les composants antirouille de son partenaire sous la marque ...

IsraelVallley Desk | Économie

Après des années de retard, Israël s'engage dans son plus vaste projet d'infrastructure jamais réalisé avec le développement de l'énorme champ de gaz offshore Leviathan en Méditerranée. La première phase implique un investissement initial de 4 milliards de dollars pour produire 12 milliards de mètres cubes de gaz par an pour les clients nationaux ainsi que, dans un premier temps, les...

Aharon Kahn | Économie

Malgré l'absence de relations officielles, les deux pays ont poursuivi discrètement des échanges commerciaux et touristiques. Les obsèques de Fidel Castro ont lieu ce dimanche 4 décembre à Santiago de Cuba. La disparition de l'ancien dirigeant cubain ne devrait pas avoir d’impact sur les relations israélo-cubaines. En revanche, la nouvelle administration américaine sous la prési...

Jacques Bendelac | Économie

Le secrétaire d'Etat aux questions financières internationales Jörg Gasser a signé une déclaration commune en Israël pour introduire l'échange automatique de renseignements en matière fiscale. Le secrétaire d'Etat aux questions financières internationales Jörg Gasser s'est rendu de lundi à mercredi au Moyen-Orient, pour une visite de travail. Au début de son voyage, il a notamme...

IsraelVallley Desk | Économie

Des investisseurs chinois chercheraient à acheter des hôtels israéliens, et pour cause : le tourisme chinois en Israël est en plein boom. « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » : les Chinois sont en passe d’appliquer en Israël cet adage bien connu. Puisque les Chinois sont de plus en plus nombreux à visiter Israël, pourquoi ne pas les loger dans des hôtels chinois ...

Jacques Bendelac | Économie