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ISRAELVALLEY- SOUCCOT- SPÉCIAL AGRICULTURE. Le soutien public à l’agriculture n’a jamais été aussi bas en Israël: en 2011, il représentait 13% seulement du revenu agricole.

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Jacques Bendelac, à Jérusalem | Économie

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Durant la période 2009 à 2011, le soutien public à l’agriculture en Israël est tombé à 13% des recettes agricoles totales, soit le niveau le plus bas qui ait jamais été enregistré. Telle est la conclusion d’une étude spéciale que vient de publier l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE) à Paris, et intitulée “Politiques agricoles: suivi et évaluation 2012”. Israël n’est pas le seul pays occidental qui ait réduit son aide aux agriculteurs: dans les pays de l’OCDE, le soutien public à l’agriculture en 2011 est tombé à 19% des recettes agricoles totales, soit le niveau le plus bas jamais enregistré. Les experts internationaux constatent que, depuis 1995, Israël a plus ou moins suivi le même rythme de réduction du soutien à l’agriculture que les pays membres de l’OCDE dans leur ensemble. Aussi son niveau de soutien représente-t-il toujours deux tiers environ de la moyenne OCDE.

Les instruments d’action n’ont pas changé

La réduction opérée dans le soutien à l’agriculture en Israël tient en partie à la poursuite des réformes intérieures et à une moindre protection aux frontières découlant d’accords bilatéraux de libéralisation des échanges. Par ailleurs, la hausse des prix enregistrée ces dernières années sur les marchés mondiaux a fait diminuer le poids relatif du soutien. Le rapport de l’OCDE en conclut qu’aucune modification n’a été apportée aux principaux instruments d’action en 2011. Depuis la fin des années 1980, Israël a progressivement réduit la portée des politiques fondées sur l’octroi de subventions, la planification centralisée des activités agricoles, l’attribution de quotas de production, le contrôle des prix et la protection à l’importation.

En revanche, les pouvoirs publics continuent d’intervenir dans la répartition des facteurs de production essentiels: les terres, l’eau et la main-d’œuvre étrangère. Certaines filières, notamment le lait ou les œufs, ont certes fait l’objet de réformes particulières, mais elles n’en continuent pas moins à bénéficier de prix garantis et de quotas visant à garantir leur rentabilité pour tous les producteurs. Des prix minimums sont également établis pour les producteurs de blé. Par ailleurs, plusieurs produits alimentaires de base, à commencer par les produits laitiers, les œufs et le pain, sont soumis à des contrôles des prix à la consommation.

Le mouvement social a eu des incidences limitées

En 2011, un mouvement social de grande ampleur contre la hausse des prix alimentaires, illustré en particulier par un boycott du « cottage cheese », a suscité une baisse des prix de détail des produits laitiers commercialisés par les compagnies monopolistiques de la filière, notamment Tnuva, ainsi que des changements à la direction de Tnuva. Le gouvernement a réagi en chargeant plusieurs commissions d’examiner la situation et de formuler des recommandations. La commission Trajtenberg a abordé des aspects très divers et avancé des propositions en faveur d’une réorganisation des priorités budgétaires et de réformes fiscales ayant des incidences très limitées sur le secteur agroalimentaire. Deux autres commissions, les commissions Kedmi, ont axé leurs travaux sur le secteur laitier et sur les prix alimentaires en général. Les propositions relatives au secteur laitier, soumises en août, visaient notamment à baisser le prix garanti du lait non transformé payé aux producteurs laitiers et à ouvrir partiellement le marché laitier aux importations.

Les réformes portant plus généralement sur les prix alimentaires passaient par des instruments faisant davantage jouer la concurrence, une plus grande exposition aux importations et des modifications d’infrastructure. Toutefois, en mars 2012, le gouvernement n’avait pas encore approuvé les premières conclusions concernant les prix alimentaires, et la Cour suprême avait décidé d’attendre l’audition publique pour se prononcer sur la réforme du secteur laitier. Pour l’instant, aucun changement de politique n’est donc intervenu à la suite des protestations, exception faite des légères baisses de tarifs d’importation.

Les niveaux de soutien sont variables selon les pays de l’OCDE

Il ressort du nouveau rapport de l’OCDE que les niveaux de soutien sont encore très variables selon les pays de l’OCDE. Durant la période qui va de 2009 à 2011, le niveau de soutien le plus faible a été enregistré par la Nouvelle-Zélande (1% seulement du revenu agricole), suivie de l’Australie (3%) et du Chili (4%). Les États-Unis (9%), le Mexique (12%), Israël (13%), le Canada (16%) ont également fourni un soutien inférieur à la moyenne de l’OCDE (19%).

Quant à l’Union européenne, elle a ramené son niveau de soutien à 20% du revenu agricole. A l’autre extrême, le soutien aux agriculteurs demeure relativement élevé en Islande (47%), en Corée (50%), au Japon (51%), en Suisse (56%) et en Norvège (60%). Il ressort également du rapport que le soutien total à l’agriculture en pourcentage du revenu national accuse un recul dans la zone de l’OCDE, puisqu’il est passé de 3% du PIB en moyenne sur la période 1986-1988 à moins de 1% sur la période 2009-2011. Cette tendance à la baisse peut être observée dans tous les pays de l’OCDE sur le long terme.

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