Sep 30

ISRAELVALLEY – SPÉCIAL SOUCCOT. LE PASSAGE À LA LIBERTÉ CARACTÉRISE AUSSI L'ÉCONOMIE ISRAÉLIENNE. Malgré le déficit public, le gouvernement n'a pas renoncé à son credo néolibéral.

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Jacques Bendelac, à Jérusalem | Économie

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ANALYSE – La fête de Souccot, qui débute ce soir, symbolise le passage de l’esclavage à la liberté. Le parallèle avec les transformations qu’a connues l’économie israélienne est facile: celle-ci est passée des carcans de la régulation étatique à un libéralisme pur avec un Etat réduit au minimum. Et si les déficits budgétaires obligent le gouvernement de Jérusalem à intervenir pour relever certains impôts, il ne s’agit que d’une parenthèse temporaire qui ne contredit pas le virage libérale que l’économie israélienne a pris à partir de 2003.

En revanche, le patronat israélien considère que l’économie israélienne souffre d’un excès de régulation: c’est le message que les patrons de l’industrie israélienne transmettent régulièrement à Benyamin Netanyahou. Pour le patronat, les pouvoirs publics outrepassent leur rôle de régulateur de l’économie israélienne. A chaque occasion, le chef du gouvernement israélien tente de rassurer ses interlocuteurs de la confédération patronale: ses convictions néolibérales n’ont pas changé et il fera tout pour atténuer les effets néfastes d’une trop forte régulation de l’Etat sur l’économie.

Une parenthèse conjoncturelle

Le Premier ministre israélien n’a donc pas renoncé à ses convictions libérales. Il vient de le rappeler à l’occasion d’une entrevue accordée à la presse israélienne à la veille du nouvel An juif: « S’il y a quelqu’un qui déteste augmenter les impôts, c’est bien moi: j’ai diminué les impôts davantage que tout autre Premier ministre de l’histoire du pays ». Et d’ajouter: « Parfois, nous sommes contraint de relever la fiscalité, mais nous le faisons moins que tous les gouvernements précédents ».

La politique économique conduite par le Premier ministre israélien reste donc la même: le secteur privé est considéré comme le principal moteur de la croissance et il faut tout faire pour lui laisser les mains libres: moins d’impôt sur le capital et davantage sur le travail, moins d’impôts directs et davantage d’impôt indirects, moins de réglementation et davantage de liberté, moins de bureaucratie, etc.

Modèle israélien de régulation

Résultat: les entreprises sont moins imposées que les particuliers et la fiscalité indirecte reste forte. C’est pour cette raison que le gouvernement israélien n’a pas relevé l’impôt sur le bénéfice des sociétés lors du dernier correctif budgétaire adopté dans l’urgence à la mi-août. Il n’a pas non plus toucher aux niches fiscales qui bénéficient aux Israéliens les plus riches, préférant relever la TVA que paient tous les consommateurs. Et si l’impôt sur les hauts et moyens revenus a été relevé, ce fut contre l’avis du Trésor: c’est Stanley Fischer, le gouverneur de la banque centrale, qui a imposé 1% d’impôt supplémentaire pour réduire le déficit public qui commence à déraper.

En fait, Benyamin Netanyahou a inventé un « modèle israélien de régulation »: il s’agit pour l’Etat de faire croire qu’il défend le consommateur alors qu’en réalité, il laisse le champ libre aux industriels. Le credo n’a donc pas évolué d’un pouce: l’intervention de l’Etat est réduite au minimum, et lorsque celui-ci est contraint d’agir, c’est à l’avantage des entreprises, le consommateur ne venant qu’en seconde priorité.

Pourtant, une bonne dose de régulation permet de baisser le prix de nombreux produits et services. Exemple récent: c’est la régulation qui a permis aux Israéliens de réduire leur facture de téléphone mobile, même au prix d’une baisse de rentabilité des opérateurs. On attend le même résultat d’une régulation plus importante dans des secteurs encore dominés par des monopoles comme la banque, l’énergie et l’Internet.

Front commun du patronat

L’économie israélienne, comme dans la plupart des pays libéraux, est régulée par le marché afin d’obtenir une concurrence pure et parfaite. Or les monopoles et ententes entre industriels obligent l’Etat à intervenir pour favoriser la libre-concurrence et protéger les intérêts des consommateurs. En Israël, les principaux régulateurs publics sont: la Direction de la Concurrence, l’Autorité des Operations boursières, le Conseil des Emissions de Télévision câblée, le Contrôleur des Banques, etc.

C’est dans cette optique que le patronat fait front commun contre l’excès de régulation, allant jusqu’à affirmer que la « régulation devient incontrôlable ». Les patrons font notamment référence aux nouvelles règles dictées par les pouvoirs publics en matière de lutte contre la pollution pour limiter les rejets de déchets industriels dans l’atmosphère. En d’autres termes, le patronat israélien se plaint d’un excès de dirigisme et d’une insuffisance de laisser-faire. De son côté, Benyamin Netanyahou a admis que la régulation a perdu son équilibre, et il a promis d’agir pour la réduire au minimum.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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