Sep 30

ISRAELVALLEY. JEAN-FRANCOIS COPE EN DIRECT. Vous avez dénoncé la proposition du Front national d'interdire voile et kippa, pourquoi ? Quel regard portez-vous sur les tensions entre l'Iran et Israël ?

Authors picture

IsraelValley Desk | Économie

Headline image

Jean-François Copé a accordé une interview exclusive au petitjournal.com Tel-Aviv et fait le point sur l’actualité en France et le statut des Français de l’étranger.(Israelvalley a sélectionné une partie de cet interview). De nombreux Français de l’étranger ont dénoncé l’attitude irresponsable de Charlie Hebdo, qui les aurait mis “en danger”. En ces temps troublés, quelle est votre position sur les limites imposées au droit d’expression ?

La liberté d’expression est un droit fondamental, sauf bien sûr quand elle verse dans le négationnisme, l’incitation à la haine ou la diffamation. Pour moi, la liberté d’expression n’est donc pas négociable. Mais je crois que cette liberté doit aussi s’exercer intelligemment, en particulier dans ce contexte de tensions internationales très fortes qui ont conduit à plusieurs morts. Je crois qu’un caricaturiste doit assumer une forme d’éthique de responsabilité et se demander s’il est opportun de jeter de l’huile sur le feu ! Si jamais des Français de l’étranger sont pris pour cible, à cause de ces caricatures, certains, à Charlie Hebdo devront sérieusement se remettre en question.

Vous avez dénoncé la proposition de la présidente du Front national d’interdire voile et kippa dans la rue, pourquoi ?

Comme toujours, Marine Le Pen verse dans l’outrance et la provocation. Marine Le Pen n’a pas compris le sens de la laïcité. La laïcité, ce n’est pas l’éradication des religions, ce n’est pas la suppression de tout signe d’expression religieuse – croix, kippa ou voile – de l’espace public. C’est au contraire un concept positif qui consiste à garantir la liberté, pour celui qui le souhaite, d’exercer son culte dans le respect de celui des autres et des lois de la République. Ainsi, à l’UMP, nous savons mettre des barrières quand il le faut : nous avons interdit le port du voile intégral dans l’espace public, car c’était une négation même de la personne humaine. Mais il n’est pas question de brimer la liberté de conscience : il serait ridicule d’interdire à quiconque de porter un voile, une croix, une kippa, dans la mesure où cette personne le fait librement et dans le respect de l’ordre public.

Vous sillonnez la France à la rencontre des militants UMP. Envisagez-vous un déplacement dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger ?

Chaque jour, comme depuis des mois, je vais à la rencontre et à l’écoute des militants dans chaque département de France mais aussi auprès des Français de l’étranger. Au cours de mes déplacements à l’étranger, je ne manque jamais de rencontrer nos compatriotes. Je l’ai fait à Londres, Abidjan, Pékin et Singapour avant et pendant la campagne présidentielle. Je tisse un extraordinaire lien personnel d’amitié et de respect avec nos militants, dont l’engagement est formidable. Je n’accepte d’ailleurs pas que certains s’amusent à laisser croire qu’ils n’auraient pas été mobilisés durant la campagne présidentielle ! Ceux qui les critiquent n’étaient certainement pas présents à Villepinte, à la Concorde ou au Trocadéro où des dizaines de milliers de militants étaient là, dans une atmosphère indescriptible, drapés de bleu-blanc-rouge, pour soutenir Nicolas Sarkozy.

Quel serait le message que vous souhaiteriez leur adresser pour les convaincre de voter pour vous ?

Les militants UMP de l’étranger sont sensibles aux mêmes thématiques que les militants qui vivent en France. Les résultats des élections législatives ont été décevants dans les circonscriptions de l’étranger. 8 sièges des Français établis hors de France sur 11, dont celui de la 8ème circonscription qui comprend Israël, sont détenus par la gauche. Nous devons faire beaucoup mieux, la reconquête commence dès maintenant.

Questions relatives aux Français de l’étranger :
La suppression de la prise en charge (PEC) des frais de scolarité des Français de l’étranger a été entérinée par le Conseil des ministres du 4 juillet. Votre réaction ?
Nicolas Sarkozy avait fait de la prise en charge des frais de scolarité un de ses engagements de campagne en 2007, conscient de l’importance de renforcer l’enseignement du Français à l’étranger et de permettre à tous nos compatriotes d’en bénéficier.

La Gauche a toujours caricaturé les Français de l’étranger, les considérant comme des expatriés fiscaux alors même que de nombreux Français résidant hors de France font face à des difficultés économiques. Une fois encore, ce sont les classes moyennes qui sont touchées.

Le réseau de lycées français à l’étranger constitue une force et une chance pour notre pays. C’est l’un des instruments privilégiés du rayonnement de la France dans le monde qui permet de renforcer notre influence tant au niveau économique que culturel.

Je suis tout particulièrement sensible aux statuts des femmes divorcées qui, très souvent, ont beaucoup de mal à payer les études de leurs enfants dans les écoles françaises.

D’une manière plus générale, quels sont les grands chantiers qu’il faudrait entreprendre pour les Français résidents hors de France ?

Nos compatriotes établis à l’étranger sont une chance pour la France : un pont entre notre pays et le pays dans lequel ils résident. Ils sont des ambassadeurs à la fois culturels et économiques.

Je sais que les Français de l’étranger attendent une meilleure prise en compte de leur statut, principalement sur les questions sociales, accès à la carte vitale ou retraite. La reconnaissance des diplômes est un chantier majeur car il est essentiel que les diplômes Français soient mieux reconnus à l’étranger afin de favoriser l’embauche des Français à l’étranger.

Nicolas Sarkozy, dans son programme, proposait une définition du statut des Français établis hors de France avec un guichet unique qui permettait de faciliter les démarches administratives de nos compatriotes dans le pays dans lequel ils résident ou en cas de retour.

Nous nous opposerons à une fiscalité confiscatoire et excessive pour les Français de l’étranger telle que la prévoit le PS. Enfin, il est nécessaire de renforcer la coordination des élus des Français de l’étranger : des Députés et des Sénateurs.

En tant que Secrétaire-général de l’UMP, comment analysez vous la défaite de l’UMP aux législatives, votre parti n’ayant que 3 députés élus sur 11 postes ? Etes vous en contact avec la candidate UMP pour la 8 circonscription, Valérie Hoffenberg ?

La vague rose a été très importante dans toute la France. Il a été très difficile pour nos candidats de gagner de nouvelles circonscriptions. Cette élection fut une première et nos compatriotes ont préféré voter pour un député appartenant à la majorité présidentielle. J’ai soutenu la candidature de Valérie dont je regrette la défaite, mais ce n’est que partie remise. Valérie continue de travailler à mes côtés en tant que Secrétaire Nationale de l’UMP et je me réjouis qu’elle ait appelé à voter pour moi.

Certains pensent que le poste de député des français de l’étranger, voulu par Nicolas Sarkozy, sera supprimé. Pensez-vous qu’il soit réellement utile ?

Il est vrai que nous avons été surpris par la faible mobilisation mais il s’agit d’une première et je reste persuadé que nos compatriotes ont besoin de députés efficaces qui sauront défendre leurs intérêts à l’Assemble Nationale. En revanche, j’appelle les Français établis hors de France à davantage se mobiliser lors des prochains scrutins afin de faire entendre leur voix dans tous les grands dossiers qui touchent la France et les Français quel que soit le pays où ils résident.

Quel regard portez-vous sur les tensions entre l’Iran et Israël et sur les positions de la gauche sur ce sujet ?

J’ai toujours été particulièrement attentif aux questions qui concernent la sécurité d’Israël.

Nicolas Sarkozy a été en première ligne pour la mise en place des sanctions à l’encontre de l’Iran, il fut le premier à comprendre l’importance du danger que représente un Iran possédant l’arme nucléaire.

Nous devons être conscients que le danger se rapproche car l’Iran sera très bientôt capable de fabriquer du combustible nucléaire.

Le danger est extrême pour Israël et nous ne pouvons prendre à la légère les déclarations inacceptables d’Ahmadinejad qui a, encore récemment, appelé à la destruction du “cancer sioniste”.

Israël ne doit pas être seule face à ce danger car la capacité nucléaire de l’Iran remettrait en cause l’équilibre régional et entrainerait une course à l’arme atomique dans tout le Moyen-Orient.

Je regrette que Laurent Fabius se soit rendu, au mois d’août, en Egypte, en Jordanie ainsi qu’au Liban et qu’il n’ait pas, dans le même temps, daigné aller en Israël alors même que le pays est menacé par l’Iran.

Au delà de la posture, j’attends du gouvernement Français qu’il fasse preuve de fermeté concernant le renforcement des sanctions. Le Président Hollande devrait se rendre en Chine et en Russie comme l’a fait dans le passé Nicolas Sarkozy pour obtenir un durcissement de ses pays vis à vis de l’Iran mais aussi de la Syrie.

Avec mes amis de l’UMP, nous serons très attentifs à ce que tous les accords de coopération économiques, scientifiques et éducatifs mis en place pour le Gouvernement Sarkozy entre la France et Israël ne soient pas remis en cause par la Gauche.

Un message particulier pour les Français résidents en Israël qui, ont très largement voté pour Nicolas Sarkozy lors des présidentielles ?

Je remercie les Français d’Israël qui ont voté à 94% pour Nicolas Sarkozy et à 67% pour Valérie Hoffenberg. Je tiens à affirmer que si je suis élu Président de l’UMP, je poursuivrai la politique de renforcement des liens entre la France et Israël initiée par Nicolas Sarkozy. Ils pourront compter sur moi pour rester très vigilant sur la lutte contre l’antisémitisme et tous les extrémismes en France. J’aurai d’ailleurs le plaisir de recevoir Dan Meridor, vice-Premier ministre et ministre chargé du renseignement et de l’énergie atomique à l’UMP au mois d’octobre.

(lepetitjournal.com/telaviv) Jeudi 27 septembre 2012

Source: http://www.lepetitjournal.com/telaviv/123460-tel-aviv-actualite.html

Pour les besoins d'une campagne marketing, Coca Cola Israël a conçu un algorithme permettant de générer un design différent pour 2 millions d'étiquettes apposées sur ses bouteilles de Diet Coke. En personnalisant ses bouteilles, Coca-Cola veut offrir à ses clients une expérience unique. En période estivale, la marque américaine a déjà lancé – avec succès – l'opération "Partage un Coca-Cola"....

Sylvain Arnulf (Usine Digitale) | Économie

La chute des prix du brut se répercute sur le prix à la pompe et sur les valeurs des sociétés israéliennes qui opèrent dans le secteur de l’énergie. Au cours des six derniers mois, le prix du baril de brut a perdu 35% ; il s’échange en dessous de 60 dollars, contre 110 dollars il y a quelques mois. En Israël, la chute des prix du brut va se répercuter sur le prix de l’essence à la pompe, t...

Jacques Bendelac | Économie

A l'Export Institute d'Israël, comment procédez vous au choix d'un domaine d'intérêt ? Ofer Sachs. Nous n'essayons pas de balayer une branche voire un domaine spécifique afin de le comparer à un autre. Au demeurant, nous n'intervenons que lorsqu'il y a concomitance d'un besoin qui se profile, dans une branche certes considérée comme intéressante, relativement à une offre assortie de la dispo...

C.Serfaty, C.Trigano, D Dinai. | Économie

33 millions de beignets (soufganiot) vendus en huit jours : ce marché immense donne lieu à une concurrence acharnée entre les commerces d’Israël. La soufgania (au pluriel soufganiot) est le beignet traditionnel dont raffolent les Israéliens durant Hanouca. La fête de Hanouca, qui a démarré mardi soir et qui se poursuivra pendant huit jours, est toujours l’objet d’un débat public en Israël...

Jacques Bendelac | Économie

La Plupart des Ménages Israéliens Dépensent plus qu'ils ne Gagnent. Seulement 20% d'entre eux feraient des économies et ne vivraient pas à découvert. Selon un rapport publié ce mardi par le Centre Taub spécialisé dans les études sociales, la plupart des ménages israéliens ont dépensé plus que ce qu'ils gagnaient en 2011 et 2012. Les juifs non-orthodoxes ont dépensé en moyenne 864 shekels par mo...

Avner Myers | Économie

Le nouveau rapport de la Sécurité sociale révèle la sortie de 96.000 Israéliens de la pauvreté en 2013: renversement de tendance ou baisse passagère? La bonne nouvelle de l’année est apportée par le rapport annuel de la pauvreté que la Sécurité sociale a publié hier à Jérusalem; pour la première fois depuis des années, la pauvreté recule en Israël. S’il est encore trop tôt pour dire s’il s...

Jacques Bendelac | Économie

Nul ne saura jamais si le projet de Yaïr Lapid de supprimer la TVA de 0 % aurait été viable. Les premiers à s’insurger furent les économistes. On se souvient du choc que causa la démission d’un directeur du Budget : désavoué par l’un de ses hauts fonctionnaires, le tout nouveau promu ministre des Finances venait de recevoir son premier désaveu. Lequel – déchu de ses fonctions par le Premier min...

David Jortner (Hamodia) | Économie

Le Prof. Yossi Matias de l’Ecole des sciences de l’informatique de l’Université de Tel-Aviv, directeur général du centre de R &D de Google en Israël a été nommé vice-président de Google. Il sera à la tête des efforts de recherche de l’équipe de la société au niveau mondial, tout en continuant de diriger son Centre de R &D en Israël. “Google a fait de gros progrès depuis les dix liens bleus q...

Dr S. Cohen-Wiesenfeld | Économie

Après des études en finance et un début de carrière dans des banques en France, Jonathan Taieb quitte la France pour Israël. Passionné par le monde de la finance et partant du principe que tout est possible, il cofonde, Winigood, premier acteur de P2P Lending (plateforme internet permettant le prêt entre particuliers) en Israël. Il crée et dirige ensuite une société de High Tech spécialisée ...

Anael Dahan | Économie

Le gouvernement israélien se lance dans une "économie électorale". Enjeu: s’attirer les faveurs de l’électorat par largesses et promesses infondées. Depuis la proclamation des élections anticipées en mars prochain, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, multiplie les promesses dont beaucoup répondent aux impératifs d’une « économie électorale ». Son objectif : se faire rééli...

Jacques Bendelac | Économie

Le second groupe agroalimentaire d’Israël va réaliser en 2014 des profits importants grâce surtout à la vente de café et du houmous. Strauss contrôle 12% du marché israélien de l’agroalimentaire. Ses produits phares sont le café et les salades préparées, dont le célèbre houmous. En 2014, le groupe Strauss a dû l’essentiel de la croissance de ses ventes aux marchés étrangers, notamment au B...

Jacques Bendelac | Économie

New-York où Tel Aviv ? Un mouvement qui semble de l'ampleur ? Les groupes industriels israéliens qui snobaient la bourse de Tel Aviv semblent y revenir. Ce serait le cas pour Ormat (une capitalisation boursière de 1,2 milliards de dollars. Ormat emploie 1 100 personnes, dont 600 aux Etats-Unis et est présent dans 24 pays. Sa technologie est protégée par au moins 82 brevets. Times of Israe...

Dan Rosh (Paris) | Économie

En 2014, l’économie israélienne était toujours dominée par 32 groupes industriels et financiers ; ceux-ci contrôlent plus de 2.500 firmes du pays. La commission anti-trust mise en place en 2013 pour réduire l’influence des monopoles dans l’économie israélienne vient de publier une liste exclusive : il s’agit de 32 groupes industriels et financiers qui contrôlent l’immense majorité de l’écon...

Jacques Bendelac | Économie

L’arène telavivienne change de sponsor ; l’assureur israélien Menorah payera 20 millions de shekels en huit ans pour que l’arène porte son nom. "Out" la « Nokia Aréna », "In" la “Menorah Aréna” : les israéliens devront s’habituer au nouveau nom qui désignera la célèbre salle omnisports de Tel Aviv. Ainsi en a décidé la municipalité de Tel Aviv qui vient de signer un contrat avec la grande ...

Jacques Bendelac | Économie

Le stock d’investissements directs français en Israël est retombé à 250 millions de dollars en 2012, soit 0,3% des investissements étrangers en Israël. Le stock d’investissements directs étrangers (IDE) en Israël se montait à 74,4 milliards de dollars en 2012 ; c’est ce que révèle la dernière livraison de l’Annuaire de Statistiques que vient de publier l’Institut de la Statistique à Jérusa...

Jacques Bendelac | Économie