Sep 29

ISRAELVALLEY. LES ISRAELIENS DECOUVRENT, COMME LES ITALIENS, "LA HAINE DE SOI FRANCAISE". La France est peut-être bien déprimée, mais sûrement pas déprimante.

Authors picture

IsraelValley Desk | Culture

Headline image

Le magazine “Courrier International” a relevé un excellent article dans la presse italienne qui traite du moral des Français. Il est certain que les israéliens observent la France avec les mêmes yeux que les Italiens : "C’est bien connu, les Français adorent se plaindre. Mais, en cette rentrée, ça frôle la pathologie, constate ce correspondant italien. Au cinéma, dans les livres, à la radio, un seul leitmotiv : la déprime.

Nicolas Sarkozy voulait une “France forte”, Hollande avait promis de “réenchanter le rêve français”. Pourtant, de retour de vacances, nos cousins se retrouvent en pleine déprime. Soyons clairs : la grogne passe pour une caractéristique nationale dans ce pays cyclothymique où des périodes de sombre découragement et de mélancolie fulgurante alternent avec des rêves de gloire et des bouffées de grandeur, ce pays capable de tout sauf de se résigner à la normalité.Mais cet automne semble bien placé sous le signe du mécontentement. L’économie va mal, le seuil symbolique des trois millions de chômeurs a été dépassé, l’euro est à bout de souffle et de nouvelles vagues de licenciements et de délocalisations sont annoncées.

Même s’ils refusent de l’admettre, à commencer par François Hollande, les Français savent que l’Etat social auquel ils sont attachés (parce qu’il fonctionne bien mieux qu’en Italie, pour le même tarif) n’est plus viable.Résultat : la cote de popularité du tout nouveau président est en chute libre, 11 points perdus au mois d’août [soit 44 % de jugements favorables selon le baromètre Ipsos]. Hollande, à vrai dire, n’est pas responsable d’une situation dont il a largement hérité. Mais il semble à court de solutions pour en sortir. La crise des idées s’est répercutée sur l’optimisme des ménages.

Les perspectives nationales sont tout sauf encourageantes : selon les derniers sondages, 68 % des Français se disent pessimistes pour leur avenir [sondage Ifop].La culture, dans l’un des rares pays à la prendre encore au sérieux, reflète ce mal-être. Prenez une autre des exceptions françaises les plus typiques : la rentrée littéraire, ce raz de marée de romans qui s’abat sur les rayons des librairies en septembre, véritable tsunami littéraire de plus de 500 nouveaux titres [646 livres sont sortis entre août et octobre]. Les deux ouvrages les plus prometteurs, en termes de ventes et en prévision des prix littéraires, sont tout sauf optimistes. Les Lisières, d’Olivier Adam [éd. Flammarion], a déjà été vendu à plus de 70 000 exemplaires.

Son protagoniste, alter ego de l’auteur, largué par sa femme avec qui il vivait en Bretagne, revient sur les lieux de son enfance en banlieue parisienne et découvre, naturellement, combien les lieux se sont dégradés. A dire vrai, tout a empiré : sa mère perd la tête, son père, ex-communiste, est tenté par le Front national (et donc, vu de gauche, timbré lui aussi), la périphérie est peuplée de classes moyennes appauvries et délogées du centre-ville, les classes défavorisées sont reléguées plus loin encore, alors que sur les écrans défilent les images de Fukushima et du tsunami. Ambiance.Autre best-seller, autres désastres. Le sujet d’Une semaine de vacances de Christine Angot [éd. Flammarion] est l’inceste.

La scène d’ouverture montre le père bourreau posant une tranche de jambon sur son sexe et proposant à sa fille de la manger. A droite, c’est-à-dire au Figaro, journal qui ne brille guère par son objectivité (depuis que les socialistes sont au pouvoir, il pleut tous les jours sur la France, plus personne n’ose rire et même le camembert a perdu sa saveur), on s’interroge : “La culture française est-elle déprimée ?” Le critique Charles Dantzig tire à vue sur le “populisme littéraire” auquel les auteurs français s’abandonnent (“J’appelle populisme littéraire une fiction destinée à flatter des sentiments hargneux”). Michel Houellebecq, fondateur du courant “déprimiste” de la République des lettres, a toujours peint le désespoir avec ironie. Aujourd’hui, alors que les réserves d’ironie semblent épuisées, seul demeure le désespoir.

Le cinéma se fait également l’écho de cette tristesse. A côté des incontournables comédies légères sentimentales, les maladies, physiques ou sociales, prolifèrent sur grand écran : c’est une litanie de chômeurs rongés par le désespoir et l’agressivité, sur fond de banlieues dégradées et violentes… Même la chanson a succombé au virus de l’anxiété : “La mélancolie c’est communiste / Tout le monde y a droit de temps en temps / La mélancolie n’est pas capitaliste / C’est même gratuit pour les perdants”, soupire le Breton Miossec (si son nom vous est inconnu, rassurez-vous : la variété française a tendance à vivre en autarcie et dépasse rarement les frontières de l’Hexagone). Et le populaire Benjamin Biolay de lui répondre : “Il n’y a plus de cosmos au-dessus de nos balcons / Il n’y a que des fosses, plus que des dalles de béton.

”En France, depuis toujours, pleurer sur son sort est un sport national. Aujourd’hui, pourtant, c’est en train de dégénérer en pathologie. L’écrivain Michel Onfray parle de “haine de soi française” et l’explique ainsi [dans un article paru en août dans l’hebdomadaire Marianne] : “Les Français, qui furent longtemps des coqs juchés sur leur tas de fumier, sont devenus désormais des poulets de batterie.” Pourquoi pas ? Mais l’observateur étranger aura du mal à cacher sa perplexité. La France est peut-être bien déprimée, mais sûrement pas déprimante".

Source: http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/20/meme-le-camembert-a-perdu-sa-saveur

EXCLUSIF ISRAELVALLEY. L'annonce a été faite très récemment lors du diner de Gala du Technion France organisé par Muriel Touaty à Haïfa. Israël devrait rejoindre Eurimages qui est le Fonds du Conseil de l'Europe pour l'aide à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'œuvres cinématographiques européennes. Créé en 1988 sur la base d'un accord partiel, il réunit à...

Dan Rosh (Tel Aviv) | Culture

Meïr Dizengoff, né le 25 février 1861 à Akimovici en Bessarabie et décédé le 23 septembre 1936, est l'un des pionniers du mouvement des "Amants de Sion". Homme d'affaires reconnu, il fonde de nombreuses institutions financières publiques et devient le premier maire de Tel Aviv. Avant de se tourner vers le sionisme, il a adhéré à des mouvements révolutionnaires russes. C'est ...

Jonathan Hess (Tel Aviv) | Culture

Des milliers de personnes se sont rendues à Meron pour la fête de Lag baomer. Ils ont dormi dans d'immenses dortoirs. Matelas au sol! Meron est un moshav situé en Haute Galilée, dans le nord d'Israël. Il est particulièrement connu pour abriter les tombes de Rabbi Shimon bar Yohaï et de son fils, Rabbi Eléazar bar Rabbi Shimon, lieu d'un pèlerinage important à Lag Ba'omer. À ce...

Eyal Aviv | Culture

Le Concours Eurovision de la chanson 2017 était la 62e édition du Concours et avait lieu à Kiev, en Ukraine. Cette édition est remportée par la chanson Amar pelos dois, interprétée par le chanteur portugais Salvador Sobral avec 758 points. C'est la première victoire portugaise au Concours, qui met fin à une attente de 53 ans, la première participation du pays remontant à 1964. C'...

Dan Rosh (Tel Aviv) | Culture

Plus de 500 000 personnes vont se déplacer en direction de Meron ce dimanche. Résultats qui fait polémique (chez les non religieux) : tous les bus du pays ont été réservés pour cette fête. Aucun bus n'est disponible pour le transport scolaire. (DR) En Israël, des milliers de juifs croyants se rendent tous les ans sur la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï à Méron, pour y célébrer s...

Jacques Bendelac | Culture

Lag Ba'omer est une fête juive d’institution rabbinique. La fête est mentionnée pour la première fois dans la littérature rabbinique médiévale qui la rattache à Rabbi Akiva. Une tradition l’associe fortement à Rabbi Shimon bar Yohaï, légendaire auteur du Zohar, tandis que le sionisme y célèbre la vaillance de Shimon bar Kokhba. Elle a lieu le 18 iyar (généralement en mai d...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

Imri Ziv a réussit sa qualification pour la finale du fameux télé-crochet qui se tient cette année à Kiev. Un groupe affilié au mouvement de boycott anti-israélien BDS (Boycott, Desinvestissment, Sanctions) avait appelé cette semaine à ne donner aucun point à Imri Ziv, le représentant d'Israël à l'Eurovision, qui devait se qualifier hier soir pour la finale du fameux télé-cr...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

Il existe une grande diversité d'oiseaux en Israël, cette vie animale est due à la proximité des trois continents, l'Afrique, l'Asie et l'Europe. C'est grâce à cette proximité que nous pouvons observer des oiseaux rares. De plus, les terres agricoles, les vergers, les vignes, les forêts de pins et de chênes et les oasis sont autant d'habitats pour les oiseaux. Il a été répertorié 5...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

En 2010, Tel-Aviv comptait 850 établissements cacher; il y en a plus de 1 000 aujourd'hui. Si ce n'est pas encore une lame de fond, c'est en tout cas le signe d'une évolution dans la ville censée être le bastion de la laïcité israélienne. Plus que l'ouverture de nouveaux restaurants, c'est d'abord le passage à la cacherout des chefs les plus célèbres qui attire l'attention. Me...

Pascale Zonszain (AJ) | Culture

IsraelValley (Rishon). C'est finalisé et les autorisations administratives signées : "Bezalel Academy of Arts and Design" aura un nouveau site de 45,000 mètres carrés (aussi large que le Tel Aviv Museum). Plus de $100 millions vont être investis pour ce magnifique building qui sera construit à Jérusalem. L'École Bezalel a été fondée en 1906 par Boris Schatz. Theodor Herzl et les p...

Eyal Aviv (Kikar hamedina) | Culture

Les chinois en Israël forment plusieurs groupes distincts. Les travailleurs temporaires en bâtiment s'imposent au niveau effectif. Il y a aussi quelques petits groupes de juifs venant de Chine suite à une aliyah, et des étudiants étrangers venus étudier dans les universités israéliennes. Sara Imas fut la première immigrante juive venue de Chine. Son père était juif allemand et sa ...

Eyal Aviv (Kikar hamedina) | Culture

SPECIAL ISRAELVALLEY. Il existe des concepts de franchise de restaurants, magasins, qui marchent partout ailleurs... sauf en Israël. IsraelValley a beau sillonner la Startup Nation, nous n'avons toujours pas trouvé d'Anticafe. Au fait, de quoi s'agit-il? Selon (1) : "A quelques pas de la place République, au cœur de Paris, un Anticafé. Le nom, original, sied tout à fait à ce nouveau c...

Dan Rosch (Tel Aviv) | Culture

1. Notre égérie : le Knafeh Loin d’être un simple ersatz du cheesecake, cette pâtisserie d’origine arabe fourrée au fromage est composée de deux fines couches croustillantes de nouilles kadaif (petites vermicelles très populaires dans la pâtisserie orientale, appelées aussi “cheveux d’anges”, pensez baklava), enrobant délicatement un fromage frais, nappées de sirop et saup...

IsraelValley Desk | Culture

Les cérémonies officielles de Yom Hashoah débuteront ce soir en Israël et se termineront demain à la tombée de la nuit. Le jour de la Shoah commémore le génocide de près de 6 millions de Juifs par les nazis. À cette occasion, des sirènes retentissent dans le pays, invitant les Israéliens à se recueillir en silence pendant une minute. Soudain, tout s’arrête, on descend même de v...

IsraelValley Desk | Culture

Vrai? Faux? Une information assez étrange. Une sculpture de Menashe Kadishman plantée à Ramat Gan aurait un pouvoir pour accroître la fertilité des femmes. Le site de Ramat Gan attire un flot permanent de femmes qui souhaitent avoir des enfants. LE PLUS. Menashe Kadishman (né en Palestine mandataire le 21 août 1932, et mort en Israël le 8 mai 2015 (à 82 ans) est un plasticien, sculp...

Eyal Koren | Culture