Sep 19

ISRAELVALLEY - LE FILM ALYAH D'ELIE WAJEMAN A DÉJÀ CONQUIS LE CINÉMA FRANÇAIS! L'histoire retrace la vie d'un jeune de vingt-sept ans qui décide de fuir la monotonie de sa vie parisienne.

Authors picture

IsraelValley Desk | Culture

Headline image

Ne répétez pas trop qu’« Alyah » est le meilleur premier film que le cinéma français nous ait donné depuis longtemps.

L’affirmation est juste, mais réductrice. « Alyah » tient dans une histoire parfaitement nouée : celle d’Alex, petit dealer de shit parisien sans envergure. A vingt-sept ans ? Il est fatigué de sa vie grise et des magouilles de son frère. Quoique peu pratiquant, il décide de faire son alyah, d’émigrer en Israël pour investir 15.000 euros dans le restaurant d’un cousin. En quelques jours, il lui faut réunir l’argent… et quitter Jeanne, qu’il vient de rencontrer. Sur un canevas de polar, Wajeman tisse un suspense doublé d’un drame. L’histoire d’un déchirement fraternel inévitable, qui entraîne le sacrifice d’un amour naissant.

Sans aucune star, « Alyah » est un grand film de comédiens, Pio Marmaï a le regard d’un jeune Delon, le cinéaste Cédric Kahn devient un acteur plein de charisme. Adèle Haenel harponne la caméra rien qu’en rattachant ses cheveux, donnant corps par sa seule présence à un personnage qui n’a que peu de scènes pour exister.
Enfin, Wajeman filme Paris. En une séquence, nuit de deal orchestrée comme une fugue pour piano, il nous guide à travers toutes les couches de notre société. Il capte à la volée une capitale vacillante dans une lueur bleutée de réverbère à gaz. Paris toujours belle, mais Paris qui ne promet plus rien. Voilà, entre autres, pourquoi « Alyah » représente plus qu’un bon premier film. Dites plutôt qu’il est l’un des meilleurs films de la rentrée.

Adrien Gombeaud

ISRAELVALLEY PLUS

Pour son premier long métrage, Alyah, Elie Wajeman a opté pour le mélange des genres. Choix audacieux qui l’a poussé à brasser et à réunir en un seul film bon nombre de thèmes disparates : c’est à la fois un polar, un film sur la famille, sur un nouveau départ et sur les sentiments. (…) Je voulais ce mélange des genres. Il donne sa force au sujet, explique le cinéaste. Cela dit, le metteur en scène ajoute que le rythme haletant devait s’imposer comme un élément essentiel du film, qui reste avant tout une fiction tournée vers l’action.

Pour mettre en scène le parcours semé d’embûches de son personnage, le réalisateur Elie Wajeman s’est inspiré du film de Spike Lee, La 25ème heure, qui retrace l’errance d’un repris de justice. En ce qui concerne le traitement de la judaïté, question également assez centrale dans le film, le cinéaste déclare avoir pris modèle sur Two lovers de James Gray pour l’aspect plus ou moins décontracté de son approche de la religion.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Pio Marmai, qui incarne un Juif dans le film, est en réalité un acteur d’origine italienne. Lorsque l’on demande à Elie Wajeman les raisons de son choix, il explique : c’est une tradition du cinéma américain que des acteurs italiens jouent des rôles de Juifs. Voyez Pacino, ou De Niro dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, ou dans Le Dernier nabab, d’Elia Kazan. L’idée me séduisait.

Dans le film, il est question d’un Juif de la diaspora qui tente de retourner en Israël pour fuir ses problèmes parisiens. En hébreu, cet acte de retour au pays est appelé l’Alyah, ce qui a donné le titre du film. Le cinéaste confie avoir recueilli de nombreux témoignages montrant la détresse de certaines personnes qui ont fait le choix de regagner Israël après avoir connu une série de déboires dans leur pays d’origine (addictions, problèmes financiers, chagrins d’amour, etc…). Le réalisateur s’est par ailleurs étonné du traitement que l’Agence Juive réserve aux aspirants migrants : pour s’être lui-même fait passer pour un candidat à l’Alyah, Elie Wajeman affirme que les précautions sécuritaires mises en œuvre peuvent en décourager plus d’un.
Elie Wajeman explique avoir été attiré par le paradoxe que soulève son sujet : on peut trouver étrange que ce garçon fuie ses problèmes vers un pays lui-même problématique et qui peut se déliter à tout instant. J’aime cette ambiguïté. Fuir pour se reconstruire dans un pays au bord de l’implosion, tel est le thème que le cinéaste a tenu à mettre en exergue dans son premier film.

Le film, qui se déroule en partie à Paris, a également été tourné en Israël. On y découvre alors un pays étonnamment cosmopolite où se mélangent de nombreuses ethnies : Russes, Palestiniens, Africains d’Afrique noire, ou encore Thaïlandais se retrouvent ainsi dans cette région multiculturelle du monde.
Nourri par ses références des années 90 et très inspiré par la génération d’acteurs qui a émergé grâce à Arnaud Desplechin ou encore Olivier Assayas, le réalisateur s’est montré désireux de reproduire un processus similaire, contextualisé dans notre époque, en donnant leur chance à des acteurs encore peu connus, comme le sont Adèle Haenel et Guillaume Gouix : il me fallait choisir des acteurs contemporains pour donner au film sa modernité, résume-t-il.

Le cinéaste avoue avoir eu du mal à réunir le financement nécessaire à la production de son film dont le mélange des genres et de tons semblait en dérouter plus d’un. Il compare sa détermination à celle de son personnage Alex, qui tente de rejoindre Israël par tous les moyens : au fond, la détermination d’Alex ressemble à celle qu’il faut pour faire un premier long métrage, observe-t-il.
Alyah a reçu le prix du public aux lectures du Festival Premiers Plans d’Angers, et a également été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2012.

http://www.citebd.org/spip.php?page=cinema&id_film=926

Source: Les Echos.fr – Copyright © . Tous droits réservés.

Les touristes ne le savent pas. Les clients qui commandent leur café en ajoutant les mots magiques „s’il vous plaît“ et „merci“ bénéficient d’une remise de 25 pour cent sur le prix de leur gobelet à emporter, ne le payant que 6 shekels au lieu de 8. Ronen Nimni, le président de la chaîne, a expliqué que cette action avait pour but d’inciter les clients à plus de polite...

IsraelValley Desk | Culture

Après les succès des deux précédentes éditions, l’Institut français d’Israël et le Goethe Institut proposent cette année encore une Nuit de la Philosophie à Tel Aviv, en partenariat, avec l’Institut polonais, l’Institut Van Leer, l’Institut Cohn et l’Université de Bar-Ilan. L’événement, coordonné par le philosophe Raphael Zagury-Orly, qui en assure le commissariat, Ti...

IsraelValley Desk | Culture

EXCLUSIF ISRAELVALLEY. L'annonce a été faite très récemment lors du diner de Gala du Technion France organisé par Muriel Touaty à Haïfa. Israël devrait rejoindre Eurimages qui est le Fonds du Conseil de l'Europe pour l'aide à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'œuvres cinématographiques européennes. Créé en 1988 sur la base d'un accord partiel, il réunit à...

Dan Rosh (Tel Aviv) | Culture

Meïr Dizengoff, né le 25 février 1861 à Akimovici en Bessarabie et décédé le 23 septembre 1936, est l'un des pionniers du mouvement des "Amants de Sion". Homme d'affaires reconnu, il fonde de nombreuses institutions financières publiques et devient le premier maire de Tel Aviv. Avant de se tourner vers le sionisme, il a adhéré à des mouvements révolutionnaires russes. C'est ...

Jonathan Hess (Tel Aviv) | Culture

Des milliers de personnes se sont rendues à Meron pour la fête de Lag baomer. Ils ont dormi dans d'immenses dortoirs. Matelas au sol! Meron est un moshav situé en Haute Galilée, dans le nord d'Israël. Il est particulièrement connu pour abriter les tombes de Rabbi Shimon bar Yohaï et de son fils, Rabbi Eléazar bar Rabbi Shimon, lieu d'un pèlerinage important à Lag Ba'omer. À ce...

Eyal Aviv | Culture

Le Concours Eurovision de la chanson 2017 était la 62e édition du Concours et avait lieu à Kiev, en Ukraine. Cette édition est remportée par la chanson Amar pelos dois, interprétée par le chanteur portugais Salvador Sobral avec 758 points. C'est la première victoire portugaise au Concours, qui met fin à une attente de 53 ans, la première participation du pays remontant à 1964. C'...

Dan Rosh (Tel Aviv) | Culture

Plus de 500 000 personnes vont se déplacer en direction de Meron ce dimanche. Résultats qui fait polémique (chez les non religieux) : tous les bus du pays ont été réservés pour cette fête. Aucun bus n'est disponible pour le transport scolaire. (DR) En Israël, des milliers de juifs croyants se rendent tous les ans sur la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï à Méron, pour y célébrer s...

Jacques Bendelac | Culture

Lag Ba'omer est une fête juive d’institution rabbinique. La fête est mentionnée pour la première fois dans la littérature rabbinique médiévale qui la rattache à Rabbi Akiva. Une tradition l’associe fortement à Rabbi Shimon bar Yohaï, légendaire auteur du Zohar, tandis que le sionisme y célèbre la vaillance de Shimon bar Kokhba. Elle a lieu le 18 iyar (généralement en mai d...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

Imri Ziv a réussit sa qualification pour la finale du fameux télé-crochet qui se tient cette année à Kiev. Un groupe affilié au mouvement de boycott anti-israélien BDS (Boycott, Desinvestissment, Sanctions) avait appelé cette semaine à ne donner aucun point à Imri Ziv, le représentant d'Israël à l'Eurovision, qui devait se qualifier hier soir pour la finale du fameux télé-cr...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

Il existe une grande diversité d'oiseaux en Israël, cette vie animale est due à la proximité des trois continents, l'Afrique, l'Asie et l'Europe. C'est grâce à cette proximité que nous pouvons observer des oiseaux rares. De plus, les terres agricoles, les vergers, les vignes, les forêts de pins et de chênes et les oasis sont autant d'habitats pour les oiseaux. Il a été répertorié 5...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | Culture

En 2010, Tel-Aviv comptait 850 établissements cacher; il y en a plus de 1 000 aujourd'hui. Si ce n'est pas encore une lame de fond, c'est en tout cas le signe d'une évolution dans la ville censée être le bastion de la laïcité israélienne. Plus que l'ouverture de nouveaux restaurants, c'est d'abord le passage à la cacherout des chefs les plus célèbres qui attire l'attention. Me...

Pascale Zonszain (AJ) | Culture

IsraelValley (Rishon). C'est finalisé et les autorisations administratives signées : "Bezalel Academy of Arts and Design" aura un nouveau site de 45,000 mètres carrés (aussi large que le Tel Aviv Museum). Plus de $100 millions vont être investis pour ce magnifique building qui sera construit à Jérusalem. L'École Bezalel a été fondée en 1906 par Boris Schatz. Theodor Herzl et les p...

Eyal Aviv (Kikar hamedina) | Culture

Les chinois en Israël forment plusieurs groupes distincts. Les travailleurs temporaires en bâtiment s'imposent au niveau effectif. Il y a aussi quelques petits groupes de juifs venant de Chine suite à une aliyah, et des étudiants étrangers venus étudier dans les universités israéliennes. Sara Imas fut la première immigrante juive venue de Chine. Son père était juif allemand et sa ...

Eyal Aviv (Kikar hamedina) | Culture

SPECIAL ISRAELVALLEY. Il existe des concepts de franchise de restaurants, magasins, qui marchent partout ailleurs... sauf en Israël. IsraelValley a beau sillonner la Startup Nation, nous n'avons toujours pas trouvé d'Anticafe. Au fait, de quoi s'agit-il? Selon (1) : "A quelques pas de la place République, au cœur de Paris, un Anticafé. Le nom, original, sied tout à fait à ce nouveau c...

Dan Rosch (Tel Aviv) | Culture

1. Notre égérie : le Knafeh Loin d’être un simple ersatz du cheesecake, cette pâtisserie d’origine arabe fourrée au fromage est composée de deux fines couches croustillantes de nouilles kadaif (petites vermicelles très populaires dans la pâtisserie orientale, appelées aussi “cheveux d’anges”, pensez baklava), enrobant délicatement un fromage frais, nappées de sirop et saup...

IsraelValley Desk | Culture