Sep 13

ISRAELVALLEY - QUAND UNE OPÉRATION DU CERVEAU CALME LES ESPRITS. Des docteurs israéliens implantent des électrodes dans le cerveau de déprimés cliniques afin de guérir de fortes dépressions.

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Isabelle Stroweis | Économie

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Des docteurs israéliens implantent des électrodes dans le cerveau de déprimés cliniques au cours d’un essai clinique qui pourrait bien s’avérer être l’unique espoir pour ces patients.

Des docteurs du CHU Hadassah Ein Kerem pratiquent une procédure expérimentale totalement radicale sur des patients souffrant de dépression sévère. Elle s’avère être leur unique espoir après des années de traitements infructueux.

Les docteurs implantent un stimulateur cérébral par lequel on insère une électrode dans le cerveau du patient. Hadassah est le premier hôpital en Israël à utiliser cette technique, connue sous le nom de Stimulation Cérébrale Profonde (SCP), dans le cadre d’un essai clinique international conduit en parallèle dans plusieurs pays européens et en Israël. Quatre Israéliens ont été recrutés pour cet essai, et six autres sont en voie de l’être.

L’équipe médicale du CHU Hadassah inclut: le Professeur Benjamin Lehrer, Directeur de l’Unité de Psychiatrie Biologique; le Département de Neurochirurgie; le Dr. Renana Eitan du Département de Psychiatrie; et le Professeur Hagai Bergman, du Département de Neurobiologie Médicale.

Seuls des patients atteints de dépression grave, sur lesquels les médicaments ou la thérapie comportementale n’ont eu aucun effet dans le passé, peuvent recevoir ce traitement couvert en Israël par les caisses de maladies. “Nous posons comme préalable à l’inclusion dans cet essai l’échec d’au moins trois médicaments et de la thérapie électro-convulsive,” précise le Professeur Lehrer. Pour évaluer l’admissibilité de patients potentiels, ceux-ci ont subi une batterie d’examens vérifiant leur condition mentale, état fonctionnel et capacité mémorielle. De plus, un IRM permet d’obtenir une imagerie structurelle de leur cerveau.

La tranche d’âge des participants est de 20 à 30 ans. Leurs psychiatres les ont déclarés prêts à suivre cette thérapie “suite à l’échec des autres traitements ne leur ayant pas permis de trouver la sérénité et après avoir vécu dans une extrême souffrance,” dit le Dr. Tzvi Israël, Directeur du Département de Chirurgie Fonctionnelle et Reconstructrice à Hadassah, également impliqué dans cette expérience.

Lors d’une procédure neurochirurgicale, deux électrodes métalliques sont implantées dans des zones symétriques du cerveau. Ces régions situées dans la partie frontale sont connues pour agir sur l’humeur du patient. “On note un accroissement de l’activité dans ces zones chez les déprimés sévères. Le courant électrique réduit cette activité, ce qui influe progressivement sur l’humeur”, dit Lehrer.

Les électrodes sont reliées à des filaments implantés sous le cuir chevelu en direction de la paroi thoracique, là même où se situe l’unité opérationnelle consistant d’un ordinateur et d’une pile. On peut d’ores et déjà trouver des systèmes munis de piles rechargeables en-dehors du corps, mais le système utilisé dans cet essai clinique nécessite une procédure chirurgicale pour remplacer les piles tous les deux à quatre ans.

L’unité opérationnelle peut être calibrée et ses paramètres modifiés extérieurement. Ainsi, on pourra faire varier la stimulation électrique transmise par les piles au cerveau. Les électrodes et l’unité opérationnelle ne laissent pratiquement aucune cicatrice, hormis une légère marque sur le crâne, là où sont insérées les électrodes.

Bien que les chercheurs ne puissent pas expliquer précisément pourquoi la procédure marche, ils sont heureux des résultats obtenus à ce jour. “Les pulsations électriques ont un effet neuromodulateur. L’électrode enregistre l’activité électrique dans la zone ciblée et répond en conséquence par l’envoi d’un stimulus électrique. Nous ne savons pas exactement comment la stimulation de cette région joue sur l’humeur des patients, mais les premières réponses sont encourageantes,” dit le Dr. Ygal Shoshan, Directeur du Département de Neurochirurgie à Hadassah.

“Jusqu’à ce jour, et selon nos observations, le taux de réussite de la SCP chez des déprimés sévères est de 70%,” dit le Dr. Israël.

La procédure nécessite une hospitalisation (pré et post-opératoire) de quatre jours seulement et les patients retournent à la maison deux jours après l’implantation. Les électrodes restent à vie dans le cerveau du patient. Le suivi médical est programmé initialement toutes les deux ou trois semaines, puis à quelques mois, et enfin à deux fois par an.

Selon le Professeur Lehrer, “La dépression est une maladie courante, qui affecte près de 5% de la population. Un-tiers répond de manière sous-optimale au traitement médicamenteux. Pour la plupart des malades, la dépression passe avec le temps, mais une minorité doit endurer une dépression grave pendant de longues années, et c’est à ce groupe-même que le traitement en cours s’adresse.” En 1997, la SCP a été approuvée par l’Agence Fédérale Américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) initialement à des fins de recherche. Depuis 2002, elle est couramment utilisée pour soigner les patients atteints par la Maladie de Parkinson, lorsque ceux-ci souffrent de convulsions sévères, et depuis 2003, on l’emploie pour traiter la dystonie, maladie neurologique caractérisée par des troubles moteurs.

Il faudra attendre 2009 pour que la FDA autorise une des compagnies fabriquant les électrodes à les utiliser en vue de traiter les malades psychiatriques souffrant de troubles obsessionnels-compulsifs. Les expériences avec la SCP sur des patients dépressifs ont commencé au Canada, suivi par les USA. Au total, 80 patients du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne et d’Italie, ont pris part à ces expériences.

Isabelle Stroweis

Source: Extraits de l'article de Dan Even paru dans le quotidien Haaretz 6 Septembre 2012.

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