Sep 13

ISRAELVALLEY - CE JEUDI SOIR, PLUS DE 150 AUDITEURS SERONT A IDC POUR "MEET THE LEADERS" DE MICHAEL GOLAN ORGANISE PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ISRAEL-FRANCE A TEL-AVIV. GVAHIM EST SPONSOR.

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Dan Assayah (Tel-Aviv) | Culture

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DERNIERES INFOS. Michael Golan sera le keynote speaker ce soir à Herzlya. Plusieurs autres startups (Prime Sense, Waves) dont la jeune société Photoccino qui vient de se faire racheter par le géant américain Shutterfly, sont invitées pour la première partie de la soirée.

C’est un fait que le journal économique israélien The Marker a bien souligné : Michael Golan (ex-Michaël Boukobza, ex-D.G. d’Illiad et Israélien depuis à peine quatre ans) attire le regard de tous. La Chambre de Commerce Israël-France avait prévu d’attirer 150 personnes à L’Université IDC (Hertzlya) pour son deuxième évènement “Meet The Leaders” (Gad Propper de L’Oréal était le premier invité). Les services économiques de l’Ambassade de France seront représentés par Mr Wisselman. Des startups “au goût Français” seront présentées dans la soirée par Jonathan Sullum Rouach (Ingénieur chez Waves Audio et directeur des brevets de cette société, qui a reçu récemment un Grammy Award à Hollywood pour sa technologie)

Actuellement le standard de la CCIIF à Ramat Gan reçoit sans cesse des appels. Cet évènement qui se tiendra ce Jeudi soir a déjà enregistré 150 personnes (dont 80 businessmen). La salle contient 160 places et dès ce soir les inscriptions seront closes (A Savoir : pour des raisons de sécurité il sera impossible aux étudiants de s’asseoir dans les couloirs de l’Amphi).

INTERVIEW DE MICHAEL GOLAN PAR HAMODIA EN MAI 2012.
Laly Derai : "Il a créé la surprise en avançant de plusieurs mois l’entrée de sa compagnie, Golan Telecom, sur le marché israélien de la téléphonie mobile. Michaël Golan a voulu « renverser la pyramide » et « redonner au consommateur israélien son pouvoir d’achat ». Résultat : la facture du consommateur israélien a baissé drastiquement depuis lundi dernier et les P.D.G. des trois grandes compagnies cellulaires dorment beaucoup moins bien la nuit. Hamodia a rencontré cet homme d’affaires dynamique qui est certain que la révolution engendrée par Golan Telecom servira de modèle pour d’autres briseurs de monopoles…

Hamodia : Depuis lundi dernier, on ne parle que de Golan Telecom et de ses deux forfaits à prix cassés. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Michael Golan : Un peu après être monté en Israël il y a quatre ans, je me suis confié à Xavier Niel (le patron de Free, où Golan occupait le poste de Directeur général avant son alya – NDLR) et lui ai raconté que j’avais envie de faire quelque chose de bien pour mon nouveau pays. Je me demandais dans quel domaine je pourrai apporter ma contribution et Xavier m’a immédiatement dit : dans les télécommunications. C’est comme ça que je me suis lancé dans cette aventure. Nous avons répondu à l’appel d’offres du ministère des Télécommunications, dirigé par le ministre Moché Kahlon, et après de nombreuses péripéties, nous sommes devenus le nouvel opérateur mobile israélien.

Hamodia : Les lecteurs français vous connaissent sous le nom de Michaël Boukobza mais ici, vous vous appelez Golan et c’est également le nom de votre société. Pourquoi ce nom ?

Lorsque je suis arrivé en Israël, j’ai d’abord appris l’hébreu à l’oulpan de Raanana. Ensuite, j’ai fait l’acquisition, avec des amis, d’une parcelle de terrain dans le Golan où je cultive jusqu’à aujourd’hui des grenades, du raisin et des olives. C’est comme ça que j’ai choisi mon nouveau patronyme.

Hamodia : Votre mot d’ordre est « Ca suffit d’être des pigeons ! ». Comment comptez-vous y parvenir ?

Le marché de la téléphonie mobile en Israël était détenu, jusqu’au 14 mai dernier, par un oligopole constitué de trois compagnies (Pelephone, Cellcom et Orange) qui, bien qu’elles n’aient pas le droit de se communiquer leurs tarifs, s’alignaient magiquement l’une sur l’autre et se partageaient quasiment à parts égales le marché. Dans ces conditions, aucune concurrence n’était possible et les prix allaient en augmentant. Sans parler du service après-vente abominable. Les consommateurs israéliens n’arrivent pas à comprendre leur facture truffée d’astérisques, de promotions qui se révèlent coûter plus cher et des remises qui ne font pas baisser la facture mais au contraire, l’augmentent. Je compare cela à un couscous où tu reçois de la graine, des boulettes, de la viande, des légumes, du bouillon, pour un prix global. Les tarifs que

Golan Telecom va pratiquer reflètent la véritable valeur du produit : 99 shekels pour l’illimité et 9 shekels pour les « petits consommateurs » qui, pour ce tarif-là, recevront 60 minutes et 60 SMS par mois. Nous offrons un modèle de service simple, sans astérisques et sans surprises pour le consommateur. Le 14 mai 2012 est devenu la journée du consommateur à mon sens, le pouvoir est maintenant entre ses mains. Désormais, « 99 shekels » est devenu le standard des tarifs en Israël !

Hamodia : Mais parviendrez-vous à tenir ce cap des 99 shekels indéfiniment ?
Le modèle que Golan Telecom propose n’a jamais existé en Israël et le seul modèle dont je dispose est celui de Free et de Xavier Niel, qui est actionnaire dans Golan Telecom. Voici dix ans que Free a lancé la Freebox pour un tarif unique de 29.99 euros par mois. Le prix n’a jamais augmenté, au contraire, des services ont été ajoutés.

Hamodia : La majeure partie de l’interaction avec Golan Telecom se déroule via Internet. N’y a-t-il pas de risque que le service après-vente en prenne un coup ?

Tout d’abord, nous avons un service clientèle, le *0058, pour lequel nous employons chaque jour de plus gros effectifs et davantage de télé-conseillers. Mais le plus gros avantage de Golan Telecom, c’est que justement, les clients n’auront plus à attendre des heures pour ajouter un service ou en retirer, pour changer de mot de passe ou même pour résilier leur contrat. Aujourd’hui, les sites Internet des autres compagnies ne servent pratiquement à rien puisqu’ils ne permettent rien et que tout doit passer par un service clientèle dont on connaît le manque d’efficacité. En outre, les clients de Golan Telecom n’ont pas à parlementer ou négocier avec les téléconseillers puisque nous offrons deux forfaits très simples. Nous ne vendons pas d’appareils, mais uniquement des cartes SIM. De ce fait, le service clientèle est d’autant moins sollicité…

Hamodia : Vos concurrents ne doivent pas être très contents…
En effet, nous sommes l’objet de très fortes pressions et les critiques fusent de toutes parts, mais nous tenons bon parce que nous savons que nous contribuons à mettre un terme aux oligopoles, à élargir la concurrence et à créer plus de transparence dans ce marché où tout le monde se perdait jusque-là. Les magnats sont sous pression, ils sentent que le pont en or qu’ils se sont bâti est en train de s’effondrer et ils tentent par tous les moyens de nous déstabiliser.

Certains disent que nous ne sommes pas une vraie société et que nous ne mettons pas en place d’antennes : c’est faux ! Nous allons construire très exactement et dans les délais les infrastructures exigées par l’État dans son appel d’offres. Nous disposons de plusieurs années pour cela et pour le moment, nous avons un accord avec Cellcom et utilisons ses infrastructures et ses antennes dans les endroits où ne nous sommes pas encore présents.

Certains disent que nous ne disposons pas de cartes SIM, que notre site Internet n’est pas sécurisé… Des accusations sans fondement émises par des magnats sous pression.

Hamodia. Vous les avez quand même traités de voleurs…
Parce que selon moi, faire payer 800 shekels quelque chose qui en vaut 100, c’est du vol. Mais attention, le système des oligopoles ne ronge pas seulement le marché des cellulaires, mais bien d’autres domaines de l’économie israélienne. J’espère vraiment que la révolution de Golan Telecom va ouvrir la voie à d’autres révolutions".

ISRAELVALLEY PLUS
Le 13 Septembre 2012. MEET THE LEADERS, “THE FRENCH TOUCH IN ISRAEL”. La Chambre de Commerce et d’Industrie Israël-France et son Président, Daniel Rouach ont le plaisir de vous inviter à l’évènement “Meet the Leaders”. Le jeudi 13 septembre 2012 de 18h à 20h, à l’école IDC (המרכז הבינתחומי הרצליה. Interdisciplinary Center), à Herzliya, 1 Kanfei Nesharim Street.

L’évènement aura pour principal intervenant Michael Golan, Président de Golan Telecom. Le thème de la soirée sera la "French Touch en Israël’ avec la participation de nombreux leaders du monde des affaires.

Merci de confirmer votre participation:
-par téléphone: 03-51 00 288
-par email: cciif@cciif.org.il

PAF
Membres CCIIF: entrée gratuite
Non membres: 100 NIS

CCIIF,3 Ha’yetzira Street.
Ramat Gan 52521, Israel
Tel: +972 37414141
E-mail: cciif@cciif.org.il
http://cciif.com

Photoccino La jeune société Photoccino vient de se faire racheter par le géant américain Shutterfly. L’annonce a été faite Mercredi dernier au NASDAQ. Pour une touche francophone et les coulisses de cette réussite, IsraelValley vous présente l’interview exclusive avec Yohann Sabbah ( « le p’tit Sabbah »), l’un des cinq fondateurs de Photoccino.

Raconte nous l’idée derrière photoccino.

C’est parti de l’idée, il y a 4 ans, de Moshe Bercovich [CEO, NDLR]. Sa femme a pris des milliers de photos, restées au fond du dossier Photos sur leur ordinateur. Malgré toutes leurs bonnes résolutions, ils n’ont jamais pris le temps de créer l’album photo qu’ils voulaient. Moshe, avec dix ans d’expérience dans les start-ups dans la Silicon Valley, voulait créer un algorithme de triage automatique de photos. De retour en Israël, il rencontre Alexandre Kenis, qui finit son doctorat en traitement d’image au Technion, et ensemble ils commencent à développer le cœur de Photoccino, un logiciel en ligne de sélection de photos et création automatique d’albums.

Comment es-tu arrivé à Photoccino ?

Après deux ans de recherche, la technologie prend forme, et Moshe et Sacha (diminutif de Alexandre) veulent développer un produit sous la forme de site web.

Moshe connaissait Eran Cohen et moi-même, parce qu’on a travaillé ensemble sur un autre projet web dans le domaine des réseaux sociaux (Vibehood). Notre rôle sur ce projet sera de développer rapidement un site intuitif autour de la technologie de classement de photos de Sacha.

Qui a financé le site ?

Moshe s’occupe du marketing et de la levée de fonds. Il a de bons contacts avec plusieurs VCs, de par son expérience. Pour l’aider avec le business-plan et à trouver des investisseurs, Moshe recrute Liav Even Chen, qui connaît bien le monde des Angels et VCs en Israël. En fin 2010, notre équipe est prête et commence à travailler d’arrache-pied sur le produit. C’est une super équipe, très technique mais aussi très marketing, avec une bonne confiance entre nous.

En 2011, l’entreprise est créée (Photoccino LTD) avec un investissement de moins d’un million de dollars, par deux angels : Moshe Ilya et l’entreprise Picabook, qui détient l’exclusivité de l’algorithme Photoccino en Israël.

*J’ai essayé votre site sur mes photos de mariage, et il a créé un magnifique album qui raconte vraiment une histoire. Comment ça marche ? *

D’abord on élimine les photos de moins bonne qualité, en prenant en compte des paramètres comme le focus, l’exposition, les couleurs, si la photo est floue etc. A part ça, on essaye de détecter les personnes dominantes dans la série de photos, ou les objets dominants. On sait reconnaître les sourires, quand la personne regarde dans l’objectif, quand au contraire elle a les yeux fermés, etc. On sait sélectionner des séquences mouvement, ou au contraire choisir la meilleure photo dans une série, par exemple une mère qui photographie des centaines de fois son enfant!

Au moment où on développait notre algorithme, les concurrents faisaient de même, et ils fallait être meilleurs en restant simple et intuitif.

Raconte-nous la relation avec Shutterfly. Quand avez-vous commencé à travailler en collaboration ?

On était en contact avec Shutterfly dès le début, ils s’intéressaient de
près à notre progrès. On savait qu’ils essayaient de développer leur propre solution de sélection automatique de photos, et dès lors qu’on a reçu l’investissement premier, le travail s’est intensifié. On a lancé notre site en beta privée en Février, et depuis Septembre on a testé notre produit en collaboration avec Shutterfly, avec leurs utilisateurs et leurs données. On bossait avec une équipe parallèle de chez eux sur des projets communs. Au départ on pensait faire du revenue-share avec eux, ils ont 50% du marché de l’impression d’albums aux Etats-Unis.

Comment s’est fait l’exit ? Dans la presse on parle de 10 à 20 millions de dollars, pas mal pour une société jeune de moins de deux ans !

Je ne peux pas discuter des chiffres, mais c’est vrai que c’est allé très vite ! Il y a 2-3 mois Shutterfly est venue avec une proposition de rachat complet. Notre produit et notre équipe correspondait à ce qu’ils cherchaient. C’était une belle proposition pour nous, elle nous permettait d’offrir notre produit dans le marché américain avec plus de force, et de réaliser un joli exit pour nos investisseurs. Au final nous avons signé la vente de Photoccino, qui devient le centre de R&D de Shutterfly à Haifa. Une des conditions de la vente était que l’équipe continue à travailler dans le centre pour minimum 2-3 ans, et aujourd’hui on se prépare à accepter de nouveaux développeurs d’algorithmes dans notre centre, qui fonctionnera façon mini-start-up !

D’un point de vue personnel, c’est un beau succès. C’était difficile ?

Franchement, oui. L’équipe a bossé pendant deux ans 24h/24, tours les jours (sauf les religieux qui bossaient pile jusqu’à Shabbat et dès sa sortie). On savait que le premier investissement n’allait suffire qu’à un an de développement, et ceci avec des salaires très peu élevés. On commençait notre produit de zéro face à une compétition importante, qu’on surveillait de près. Shutterfly eux-mêmes faisaient des progrès avec leurs propres algorithmes. D’où la pression.

Mais je dois dire que j’ai eu la chance de travailler avec une équipe très soudée, et surtout d’avoir eu un soutien familial important. N’oublie pas de rajouter que je remercie Jennifer ma femme pour sa patience pendant toutes ces années ! :-)

Merci Yohann, et au nom de l’équipe d’IsraelValley (et des Francais du Tech…), félicitations et bonne chance pour le nouveau centre !

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